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Tourmente sur l'Afghanistan
Viollis Andrée
KAILASH
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842682446
Andrée Viollis voulait être marin, en fait elle a navigué plus loin et parfois plus dangereusement. Cette fémimiste chic fut une des premières femmes reporters de guerre souvent seule sur le terrain comme en Afghanistan en 1929 quand elle s'embarque sur un petit avion russe pour gagner Kaboul en sautant les montagnes de l'Hindou-Kouch pour enfin atterrir en pleine révolution. Ce ne sont pas encore les moudjahidin ni les talibans qui partent à l'assaut de la capitale afghane mais Batscha Sakao une sorte de faux robin des bois opportuniste et ambitieux, fils d'un porteur d'eau, qui a profité des idées un peu trop modernistes du roi Amanoullah pour soulever les mécontents les plus traditionnels particulièrement furieux du remplacement de la charia par un simple code de conduite et de l'ouverture d'écoles pour filles ! Sakao devenu émir à la place du roi instaure un strict régime religieux. A presque soixante ans, notre petite "reportrice" au "Petit Parisien" parle peu mais écoute beaucoup. Elle saisit avec finesse les divergences ethniques des tribus, leurs rapports de force et leurs aptitudes aux jeux de la guerre. L'envoyée spéciale, férue de littérature, s'exprime librement sans leçons de morale, dans un style direct et fluide à la Hemingway. Ses reportages sont à la fois vifs, colorés mais aussi construits tout en se dévorant comme un roman à suspense...
Résumé : "A ce moment même, quelque chose de bleu, de rond et de poudreux déboule du haut de la dune dans un flot de sable et vient rouler aux pieds de tante Eléonore interloquée. Ce quelque chose se ramasse, se déploie, et l'on voit Criquet, le béret de travers sur une tignasse saupoudrée de sable et de bruyère, le tricot remonté jusqu'aux épaules en bourrelets et en bosses, le carquois ballant sur les reins, une jambe de la culotte tombant jusqu'à la cheville, l'autre relevée au-dessus du genou bandé d'un mouchoir noirâtre, - Criquet rouge, les yeux flambants, Criquet suppliante, indignée, qui, se désignant d'un index éperdu, clame en hoquetant : - Regardez-moi bien, tante Eléonore, est-ce que j'ai l'air d'une jeune fille ? Je ne suis pas une jeune fille et je ne serai jamais une jeune fille, jamais. Vous entendez bien ? Jamais ! jamais ! jamais ! " Premier roman d'Andrée Viollis, Criquet est un texte avant-gardiste et profondément féministe qui surprend par sa clairvoyance. On y suit Camille Dayrolles, un "criquet" résolument déterminé à être un garçon. A travers le point de vue d'une héroïne de quatorze ans, l'autrice établit une critique habile de la société du début du XX ? siècle, dénonce l'inégalité des sexes et adopte une réflexion visionnaire sur le genre.
Résumé : " Tourmente sur l'Afghanistan ". Andrée Viollis, la première femme " grand reporter ", prend l'audacieuse initiative, en 1929, de survoler en pleine tempête l'Hindou-Kouch glacé pour être, à Kaboul, la seule journaliste témoin d'une révolte sanglante de tribus contre un usurpateur fanatique, puis de l'intronisation de Nadir Sha, père de l'actuel roi Zaher Shah. En câblant au " Petit Parisien " le récit animé et frémissant de la bataille, de l'assaut de la Citadelle, de l'attaque de la Légation, de péripéties tumultueuses, de pendaisons et d'atrocités, elle révèle au monde entier la Tourmente qui secoue l'Afghanistan. Andrée Viollis nous rappelle l'histoire tragique de ce pays, puis fait un exposé lucide et prémonitoire des problèmes qui le menacent... et qui sont toujours d'actualité : l'Histoire se répète !
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
L'Inde contre les Anglais" est un reportage vivant, sur les lieux et au moment où l'Inde prépare son Indépendance. Les mouvements de résistance passive à la colonisation britannique, l'organisation des femmes, des jeunes, des individus de toutes castes, religions, pauvres et riches, éduqués et analphabètes, tous aspirent à une république laïque dans le respect des traditions de ses différentes communautés. Avec Andrée Viollis, nous assistons à des rencontres avec le Mahatma Gandhi, figure tutélaire de la non-violence, de la tolérance et de la justice pour tous, soutenu par les fameux Jawaharlal Nehru et le musulman Muhammad Ali Jinnah, fondateur du futur Pakistan. Il semble important de republier ce texte à l'heure où le gouvernement actuel est en train de réécrire l'histoire de l'Inde au profit des seuls hindous.
Résumé : " Que me chantez-vous là, Feluda ", s'écria lalmohan Babu à la fois choqué et furieux, " ... finis, vous voulez dire que nous sommes bons pour la retraite ? mais c'est insensé ! " Il faudra cette aventure qui se termine à Madras dans le sud de l'Inde pour que les lecteurs de Tapesh redonnent leur confiance à notre trio. Et quelles aventures ! un petit garçon visionnaire, des joueurs sans scrupules, un monstre inhumain, un meurtrier que personne ne soupçonne...
Raphaël, le dompteur de Singapour, déteste les animaux. De son zoo, il a fait un étrange jardin des supplices. Cependant Raphaël un jour vacille. Caressant du regard ses cages et ses bêtes torturées, le beau dompteur réalise qu'il ne contemple rien d'autre que la bestialité de son âme. Abandonnant Singapour, il part à Java pour un stupéfiant et secret travail. Dans la sublime forêt indonésienne, Raphaël se livre aux délires d'une métamorphose aussi insolite que celle imaginée par Kafka : il se met à gratter le sol de sa main comme avec une patte : sur son visage lui vient une grimace qui le fait ressembler à un gibbon, jusqu'au moment où...
Saviez-vous qu'aux environs des belles années 1900, on pouvait déguster à la terrasse des cafés de Bénarès (Inde) "une rafraîchissante boisson" , faite entre autres de "tisane de champagne, de glace pilée, de fraises et de suc d'ananas" ? Que, dans les forêts de l'Assam, les troncs des "baobabs" pouvaient atteindre trente mètres de circonférence, et les cyprès, "cachant leur tête chevelue dans les derniers nuages" , plus de deux cents mètres de hauteur ? Au coeur de Paris, dans son appartement des Batignolles, Gustave Le Rouge rêve et travaille à l'émerveillement de ses lecteurs, en leur fabriquant une Inde de féerie et de poésie, où les rizières s'étendent "comme des plaques d'or" , où "l'air est parfumé et comme substantiel" et où les éléphants en remontrent aux humains. Les héros sont un éléphant et sa jeune maîtresse, fille d'un officier anglais. Bons et méchants s'affrontent et rien ne manque : poignards, poisons et félons, d'un côté, flegme, bravoure et amour de l'autre...