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Indochine SOS
Viollis Andrée
KAILASH
18,00 €
Épuisé
EAN :9782842682477
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
Résumé : "A ce moment même, quelque chose de bleu, de rond et de poudreux déboule du haut de la dune dans un flot de sable et vient rouler aux pieds de tante Eléonore interloquée. Ce quelque chose se ramasse, se déploie, et l'on voit Criquet, le béret de travers sur une tignasse saupoudrée de sable et de bruyère, le tricot remonté jusqu'aux épaules en bourrelets et en bosses, le carquois ballant sur les reins, une jambe de la culotte tombant jusqu'à la cheville, l'autre relevée au-dessus du genou bandé d'un mouchoir noirâtre, - Criquet rouge, les yeux flambants, Criquet suppliante, indignée, qui, se désignant d'un index éperdu, clame en hoquetant : - Regardez-moi bien, tante Eléonore, est-ce que j'ai l'air d'une jeune fille ? Je ne suis pas une jeune fille et je ne serai jamais une jeune fille, jamais. Vous entendez bien ? Jamais ! jamais ! jamais ! " Premier roman d'Andrée Viollis, Criquet est un texte avant-gardiste et profondément féministe qui surprend par sa clairvoyance. On y suit Camille Dayrolles, un "criquet" résolument déterminé à être un garçon. A travers le point de vue d'une héroïne de quatorze ans, l'autrice établit une critique habile de la société du début du XX ? siècle, dénonce l'inégalité des sexes et adopte une réflexion visionnaire sur le genre.
Résumé : En 1931, quand Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arriva en Indochine, la conquête militaire était depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les protectorats et colonies du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Des monarques, sans aucun pouvoir, furent maintenus mais c'est un gouverneur général français qui dirigeait l'Indochine, appelée la "perle de l'Empire colonial français". En 1931, la situation était devenue explosive du fait de la crise économique mondiale. De véritables émeutes éclatèrent et furent rapidement réprimées. Le ministre des Colonies de l'époque, Paul Reynaud décida de visiter le pays. Andrée Viollis fit partie de la délégation officielle, en tant que journaliste accréditée. Elle rencontra des officiels, mais aussi des opposants et, à travers eux, elle découvrit la réalité de l'exploitation et de la répression coloniale : les famines, les conditions de travail épouvantables dans les plantations, les humiliations quotidiennes, la brutalité des autorités militaires et policières, les prisons et les bagnes où s'entassaient les militants anticolonialistes, les interrogatoires musclés et la torture à l'électricité, le mépris dans lequel les colons tenaient toute la population colonisée. En 1935, Andrée Viollis publia le recueil de ses notes sous le titre Indochine S.O.S. La simple relation des faits devint une dénonciation sans concession de ce pouvoir colonial. Elle y ajouta, en annexe, des documents accablants pour le pouvoir colonial : comptes rendus du procès dans lesquels le pouvoir colonial acquitta des légionnaires qui avaient massacré des villageois (procès de Hanoï - juin 1933) et de celui qui condamna à mort des militants anticolonialistes (procès de Saigon - mai 1933), documents officiels sur les "événements d'Indochine"... A sa parution, Indochine S.O.S. fit scandale, et son auteure fut accusée de mentir et de salir le pays. Après une dernière réédition en 1949, cet ouvrage était devenu introuvable. Aujourd'hui, alors que certains parlent " de l'oeuvre civilisatrice de la France " dans son empire, sa réédition a le mérite de rappeler ce qu'était réellement le colonialisme français.
4e de couverture : Hongrie, début du XXE siècle. Abandonné à la naissance, Béla est élevé par une vieille prostituée antipathique. À quatorze ans, dans l'espoir de retrouver sa mère et las de cette vie tourmentée par la pauvreté, il quitte son village pour Budapest, ville de toutes les promesses. Employé comme garçon d'hôtel, il ne tarde pas à être exposé aux lumières et aux ignominies de la capitale. À travers Béla, János Székely raconte son adolescence douloureuse dans cette Hongrie pittoresque de l'entre-deux-guerres, au temps du chômage et du fascisme, au rythme des csardas, dans un déchaînement de sensualité, de misère, de luxe et d'étrange veulerie.
Résumé : " Tourmente sur l'Afghanistan ". Andrée Viollis, la première femme " grand reporter ", prend l'audacieuse initiative, en 1929, de survoler en pleine tempête l'Hindou-Kouch glacé pour être, à Kaboul, la seule journaliste témoin d'une révolte sanglante de tribus contre un usurpateur fanatique, puis de l'intronisation de Nadir Sha, père de l'actuel roi Zaher Shah. En câblant au " Petit Parisien " le récit animé et frémissant de la bataille, de l'assaut de la Citadelle, de l'attaque de la Légation, de péripéties tumultueuses, de pendaisons et d'atrocités, elle révèle au monde entier la Tourmente qui secoue l'Afghanistan. Andrée Viollis nous rappelle l'histoire tragique de ce pays, puis fait un exposé lucide et prémonitoire des problèmes qui le menacent... et qui sont toujours d'actualité : l'Histoire se répète !
Résumé : Marco Pallis: Né en 1895, à Liverpool, des parents grecs, fut dès sa plus tendre enfance, bercé de récits sur la vie en Inde et vécut entouré d'objets d'art indien. En compagnie des quelques-uns de ses amis, il entreprend alors sa première expédition dans l'Himalaya en 1936. Il fut avant tout un savant, un alpiniste, un botaniste et un musicien. Ce premier voyage le mit en contact avec les Tibétains et la civilisation tibétaine. Il en entreprit alors un second, plus pour rétablir ce contact plus pour les joies des ascensions. Marco Pallis adopta alors le costume et les façons de vivre des Tibétains. Cet ouvrage décrit le fascinant voyage de l'Est à l'Ouest aux confins de la chaîne himalayenne du Sikkim en passant par le Gange, le Sutlej, du Cachemire au Petit Tibet "Le Ladakh".
Résumé : Le Vietnam d'aujourd'hui porte encore le nom symbolique de "dragon", dont la tête est au nord et la queue au sud. Dans "Les replis du dragon", les aventures ont lieu dans l'extrême nord de la péninsule indochinoise où le Tonkin prend fin et où commence l'immense Chine par la province du Yunnan (les nuages du sud). Haute région habitée par des génies féroces et les fièvres, couverte de hautes montagnes traversées de rivières claires et bouillonnantes entrecoupées de rapides imprévisibles. Régions maudites pour les Indochinois de la plaine et des rizières qui y suivent malgré eux leurs chefs blancs. Histoires drôles ou dramatiques, en tout cas souvent cocasses, dans lesquelles s'expriment toutes les humeurs, bravoures ou fourberies dont sont capables les hommes. "L'homme prudent et sage se fait comprendre à demi-mots. Le fou seul livre sa pensée. La parole a été donnée à l'homme pour déguiser la vérité".
Songez, quand vous découvrirez ou retrouverez le Cambodge des temples, Angkor-Vat, le Bayon, le Bapuon, Banteay Srei, Prah Khan... que l'immense cité des rois khmers fut reconstruite pierre à pierre par les hommes de l'Ecole française d'Extrême-Orient à partir des années 1900. En 1901, Pierre Loti s'assoupit à l'ombre des géants du Râmâyana, pendant que Charles Carpeaux, le fils du sculpteur, se débat avec les tentacules des banians qui emprisonnent les tours à visage du Bayon. Paul Claudel, lui, croit rencontrer à Angkor-Vat Satan personnifié. Quant à André Malraux, il vient à Angkor en 1923 pour dérober, à Banteay Srei, plusieurs déesses sculptées en bas-relief. De nouveaux documents, retracent l'équipée de l'écrivain au Cambodge.