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Indochine SOS
Viollis Andrée
BONS CARACTERES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782915727159
En 1931, quand Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arriva en Indochine, la conquête militaire était depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les protectorats et colonies du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Des monarques, sans aucun pouvoir, furent maintenus mais c'est un gouverneur général français qui dirigeait l'Indochine, appelée la "perle de l'Empire colonial français". En 1931, la situation était devenue explosive du fait de la crise économique mondiale. De véritables émeutes éclatèrent et furent rapidement réprimées. Le ministre des Colonies de l'époque, Paul Reynaud décida de visiter le pays. Andrée Viollis fit partie de la délégation officielle, en tant que journaliste accréditée. Elle rencontra des officiels, mais aussi des opposants et, à travers eux, elle découvrit la réalité de l'exploitation et de la répression coloniale : les famines, les conditions de travail épouvantables dans les plantations, les humiliations quotidiennes, la brutalité des autorités militaires et policières, les prisons et les bagnes où s'entassaient les militants anticolonialistes, les interrogatoires musclés et la torture à l'électricité, le mépris dans lequel les colons tenaient toute la population colonisée. En 1935, Andrée Viollis publia le recueil de ses notes sous le titre Indochine S.O.S. La simple relation des faits devint une dénonciation sans concession de ce pouvoir colonial. Elle y ajouta, en annexe, des documents accablants pour le pouvoir colonial : comptes rendus du procès dans lesquels le pouvoir colonial acquitta des légionnaires qui avaient massacré des villageois (procès de Hanoï - juin 1933) et de celui qui condamna à mort des militants anticolonialistes (procès de Saigon - mai 1933), documents officiels sur les "événements d'Indochine"... A sa parution, Indochine S.O.S. fit scandale, et son auteure fut accusée de mentir et de salir le pays. Après une dernière réédition en 1949, cet ouvrage était devenu introuvable. Aujourd'hui, alors que certains parlent " de l'oeuvre civilisatrice de la France " dans son empire, sa réédition a le mérite de rappeler ce qu'était réellement le colonialisme français.
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité de la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le "joyau" de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...
Résumé : " Tourmente sur l'Afghanistan ". Andrée Viollis, la première femme " grand reporter ", prend l'audacieuse initiative, en 1929, de survoler en pleine tempête l'Hindou-Kouch glacé pour être, à Kaboul, la seule journaliste témoin d'une révolte sanglante de tribus contre un usurpateur fanatique, puis de l'intronisation de Nadir Sha, père de l'actuel roi Zaher Shah. En câblant au " Petit Parisien " le récit animé et frémissant de la bataille, de l'assaut de la Citadelle, de l'attaque de la Légation, de péripéties tumultueuses, de pendaisons et d'atrocités, elle révèle au monde entier la Tourmente qui secoue l'Afghanistan. Andrée Viollis nous rappelle l'histoire tragique de ce pays, puis fait un exposé lucide et prémonitoire des problèmes qui le menacent... et qui sont toujours d'actualité : l'Histoire se répète !
L'enfant du Danube est un grand roman dickensien qui, entre tragédie et humour, relate l'histoire, dans la Hongrie des années 20 et 30, d'un enfant de la province, Bela, livré à lui-même.
Andrée Viollis voulait être marin, en fait elle a navigué plus loin et parfois plus dangereusement. Cette fémimiste chic fut une des premières femmes reporters de guerre souvent seule sur le terrain comme en Afghanistan en 1929 quand elle s'embarque sur un petit avion russe pour gagner Kaboul en sautant les montagnes de l'Hindou-Kouch pour enfin atterrir en pleine révolution. Ce ne sont pas encore les moudjahidin ni les talibans qui partent à l'assaut de la capitale afghane mais Batscha Sakao une sorte de faux robin des bois opportuniste et ambitieux, fils d'un porteur d'eau, qui a profité des idées un peu trop modernistes du roi Amanoullah pour soulever les mécontents les plus traditionnels particulièrement furieux du remplacement de la charia par un simple code de conduite et de l'ouverture d'écoles pour filles ! Sakao devenu émir à la place du roi instaure un strict régime religieux. A presque soixante ans, notre petite "reportrice" au "Petit Parisien" parle peu mais écoute beaucoup. Elle saisit avec finesse les divergences ethniques des tribus, leurs rapports de force et leurs aptitudes aux jeux de la guerre. L'envoyée spéciale, férue de littérature, s'exprime librement sans leçons de morale, dans un style direct et fluide à la Hemingway. Ses reportages sont à la fois vifs, colorés mais aussi construits tout en se dévorant comme un roman à suspense...
Rosmer Alfred ; Martinet Marcel ; Chambelland Cole
Résumé : Alfred Rosmer (1877-1964) fut militant syndicaliste dès sa jeunesse, opposant à l'Union sacrée dès 1914, communiste dès 1917, oppositionnel dès la montée de la bureaucratie en URSS. L'ouvrage que nous rééditons est l'oeuvre d'un historien, rigoureuse, appuyée sur des textes et des témoignages. C'est l'oeuvre d'un militant, engagé lui-même dans la lutte contre la guerre, l'Union sacrée, la trahison des dirigeants social-démocrates et syndicalistes. Il retrace les étapes de la faillite brutale, mais explicable, de la social-démocratie européenne, et les efforts courageux de la poignée de militants socialistes, en France et dans le reste de l'Europe qui, sur ses ruines, s'attelèrent aussitôt à reconstruire le mouvement ouvrier internationaliste. A un siècle de distance il reste indispensable pour ceux qui veulent comprendre ces événements et en tirer les leçons.
Résumé : La proclamation triomphale du Comité Militaire Révolutionnaire anticipait les événements de quelques heures : le gouvernement ne devait être formellement renversé que dans la nuit du 25 au 26 octobre après la reddition du Palais d'Hiver. C'est là que les ministres s'étaient retirés au matin du 25 octobre, tandis que Kérensky partait à la recherche de renforts dans une voiture diplomatique battant pavillon américain. Le gouvernement n'avait trouvé que quelque 1 500 hommes pour assurer la défense du palais, dernier périmètre où s'exerçât encore son autorité. Prévoyant à tort une vive résistance, le C.M.R. investissait méthodiquement la place du palais durant la journée du 25 octobre. Le Soviet de Pétrograd s'impatientait : on tenait à obtenir la reddition du palais avant l'ouverture du II' Congrès des soviets. Mais le siège s'éternisait ; des retards dans l'arrivée des matelots de la Baltique, un manque de coordination entre les unités assaillantes, la surestimation d'un adversaire démoralisé retardaient l'assaut bolchévique. Seule était tombée vers 17 heures l'aile du ministère de la Guerre. Il fallait à 20 h 40 ouvrir le Congrès des soviets qui commençait à siéger dans l'ébranlement de la canonnade : le croiseur Aurore venait de tirer ses premiers coups de semonce. Une brève fusillade nocturne, 36 coups de canon dont seulement 2 impacts qui endommagèrent légèrement les corniches du palais eurent raison de la défense. Le 26 octobre, à 2 h 30 du matin, le palais était emporté et les membres du gouvernement arrêtés rejoignaient au bastion Troubetskoï les derniers ministres tsaristes emprisonnés en février. Un début de pillage fut rapidement maîtrisé grâce à la discipline des assaillants. Le Palais des Tsars était devenu " propriété du peuple ". Ce siège n'avait coûté que quelques dizaines de victimes. Désarmés, les cadets furent remis en liberté sous promesse de ne pas reprendre les armes contre le nouveau pouvoir. Ainsi s'achevait au petit matin du 26 octobre la phase insurrectionnelle de la révolution. (...) En ce 26 octobre pourtant, Trotsky avait raison de souligner l'apparence de conspiration où s'enveloppait encore la révolution. La ratification par les masses du fait accompli devait constituer l'étape suivante : l'insurrection venait de s'achever, la révolution commençait. François-Xavier Coquin La Révolution russe - Chapitre V.
Scheuer Georg ; Scheuer-Weyl Christa ; Hess Genevi
Né en Autriche en 1915, Georg Scheuer milite d'abord aux Jeunesses socialistes puis aux Jeunesses communistes. Sa rupture avec le stalinisme l'amène à se tourner vers Trotsky. Emprisonné pour "haute trahison" en 1936, il est amnistié à la veille de l'Anschluss et doit s'exiler. Comme tant d'autres antifascistes réfugiés en France, il est interné comme "ressortissant ennemi" à la tuilerie des Milles avant d'entrer dans la clandestinité pour combattre les nazis. Après la fin de la guerre, son voyage en Autriche lui apporte l'atroce certitude que les siens ont été exterminés. Un récit fort où l'histoire - de Sarajevo à Yalta - se mêle aux passions de la vie. Décédé en 1996 à Vienne, Georg Scheuer a été correspondant à Paris de journaux étrangers et rédacteur à l'AFP. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages historiques.
Résumé : L'Etat et la révolution a été rédigé par Lénine en août et septembre 1917, alors qu'il se cachait en Finlande, quelques semaines avant la Révolution d'octobre. Dans cet ouvrage, Lénine démontre la nécessité du renversement révolutionnaire de l'Etat bourgeois. A partir des travaux historiques de Marx et d'Engels sur le rôle de l'Etat, Lénine énonce les tâches de la classe ouvrière : accomplir la révolution, mettre sur pied un Etat ouvrier dont la tâche fondamentale sera d'oeuvrer à la construction d'une société communiste, sans classes, dans laquelle il disparaîtra.