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Etude de trois cauchemars d un homme a? la tête de chat
Vindas Villarreal bryan ; Ferré David
ACTUALITES EDIT
15,00 €
Épuisé
EAN :9791094225837
Etude de trois cauchemars d'un homme à la tête de chat reprend les faits réels de trois féminicides survenus entre 1986 et 2006 au Costa Rica, dont celui du massacre de la Croix d'Alajuelita où sept femmes - dont six étaient des adolescentes et des enfants - ont été violées avant d'être assassinées. Ce texte propose des stratégies drama- turgiques radicales par le biais d'une mise en abîme du récit où sont intégrées des marionnettes elles-mêmes masquées. Etayé par des répliques dramatiques qui font honneur au dialogisme littéraire du roman, à des locutions sans corps, ce texte est structuré par des relations rhizomiques pour aborder l'impunité et l'enchevêtrement juridique de l'une des plus grandes affaires du système judiciaire costaricien. Un univers esthétique saturé de mythes, de rituels et de cauchemars s'y déploie à partir des éléments du film noir et d'êtres thériomorphes donnant voix à un choeur de témoignages qui aujourd'hui encore, restent sans réponse. La chasse à l'homme qui en découle s'inspire du Projet eDihS : "équipe D'investigation sur les homicides en Série" , qui ne fait qu'attester de notre impuissance à désamorcer des images ancestrales toujours fuyantes.
Champy-Vinas Cécilie ; Pingeot Anne ; Leribault Ch
A la fin du XIXe siècle, la sculpture est partout : dans les musées, mais aussi dans les rues, sur les façades, sur les places et dans les jardins. la "statuomanie" triomphe. Par ses commandes, la ville de paris a largement contribué à faire de la capitale un vaste musée de sculptures à ciel ouvert. Fait exceptionnel, elle a conservé les modèles en plâtre des statues qu'elle a alors fait exécuter pour orner la ville. A l'occasion du réaménagement de la galerie nord du petit palais, cet ouvrage présente les sculptures monumentales du musée, témoins de l'âge d'or de la statuaire publique à Paris.
Mettant ses pas dans ceux des anciens maîtres, Madeleine Ribot-Vinas nous fait parcourir les sentiers de la Kabbale dont Lunel et Posquières (Vauvert-Gard), nées de Narbonne, furent les berceaux au XIIe siècle, avant de connaître un grand rayonnement en Espagne. A la convergence de savoirs multiséculaires, Lunel, cité de la lune et du sel, fut en ces temps un des fleurons de la Sagesse antique où alchimistes, physiciens (médecins), philosophes, traducteurs, poètes et grammairiens étudiaient au côté des Sages kabbalistes. De cette noble cité naquit l'université de Montpellier où étaient enseignées les sciences médicales et l'école talmudique et kabbaliste de Posquières. David Abraham ben David de Posquières, Isaac l'Aveugle et Yaakov Hanazir de Lunel furent de grands noms de la Kabbale, léguant à la postérité les premiers commentaires de cette Sagesse née aux origines du monde, venue s'épanouir sur la terre des troubadours de langue d'Oc.
Résumé : Au sein d'un univers aquatique, les Nageurs de la nuit forment un Ordre secret, constitués d'hommes et de femmes écorchés, délaissés et souffrants. Tous cohabitent autour d'un lien qui les rassemble, celui de la solitude, de la violence, mais aussi celui de la joie. Ils forment une communauté unie mais secouée par l'effondrement de ses représentations habituelles. Damnés de l'amour, ils apparaissent telles des voix fragmentées, résonnants en un chour contemporain. Les personnages deviennent le portrait d'un monde malade et morcelé, dans lequel l'innocence ne trouve plus sa place. Le sujet intime défie le politique tandis que le corps politique s'insinue dans l'intime. Dans la relation littéraire que l'auteur entretient avec le plateau, la littérature se situe dans le sillon des auteurs sud-américains, placée entre un langage métaphorique et une parole exclue de la réalité. La scène devient un lieu d'expérience poétique, dans lequel le temps et l'espace semblent flottants, à l'image de la déstructuration formelle du texte. L'écriture de Mora met en tension le spectacle incessant que chacun des personnages donne de soi au monde, mais aussi le moi déchiré des individus modernes.
Ushuaia. Située aux confins du monde, la ville d'Ushuaia abrite en son sein Mateo, reclus et isolé au coeur de ce paysage de glace. Il convoque une jeune femme pour s'occuper des tâches quotidiennes. Introduite dans l'univers de cet homme étrange et mystérieux, Nina tente de retrouver les traces du passé nazi de Mateo, afin de venger l'histoire. Mais sous un voile de vérité, toute certitude n'est pas inaliénable, et l'Histoire cache plus qu'elle ne dévoile. La véritable identité de Mateo se dessine au fil des scènes au sein des décombres d'un triangle amoureux, tissé par des voix réelles et fantasmagoriques, fantômes du passé. La recherche historique devient un palimpseste où la mémoire, à travers les limbes du temps, fait ressurgir l'horreur mêlé à l'universalité du sentiment amoureux. Entre mensonge et vérité, le texte devient le porte-parole de voix disparues, notamment celle de Róza Eskenázi, chanteuse juive séraphade et figure active de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais l'amour n'est-il pas rédempteur comme dans La vie est un songe, le texte phare du grand Siècle d'or espagnol, dans lequel réel et fiction font de la langue le moteur central de la vie ?
L'enfance et la violence faite aux jeunes femmes sont ici présentées avec une tristesse infinie, à travers un enchaînement de récits dramatiques qui forment une mystérieuse mosaïque. Ainsi, plusieurs formes d'agression ont lieu simultanément à différents endroits de la planète. A Pattaya, des milliers de visiteurs, surtout des hommes solitaires, marchent égarés au milieu de la foule. Alex est l'un d'eux. Il ne cherche aucune compagnie hormis celle de Roly, son chien. A quelques kilomètres, une petite fille vêtue d'une robe bleue est assise à côté d'un touriste, sur un quai. Loin de Bangkok, un groupe d'amis célèbre un enterrement de jeune fille où le vrai jeu est celui des attouchements. A la même heure, en Inde, une mère jette le foetus de son enfant dans un fleuve. Pendant ce temps, à Madrid, un policier enquête sur le suicide d'une adolescente. Enigmes qui restent à résoudre dans ce clair-obscur, et que la prouesse dramatique nous présente sous la forme d'un carrousel. Ce qui est certain, c'est qu'un chien méchant est à l'affût, toujours. Et que cette image mouvante tient dans un cadre fixe.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.