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Des charités bien ordonnées. Les confréries normandes de la fin du XIIIe siècle au début du XVIe siè
Vincent Catherine ; Vauchez André
ULM
37,20 €
Épuisé
EAN :9782859290320
Les pénitents aux longues cagoules qui participent aux processions de la Semaine Sainte en Italie ou en Espagne ne sont pas seuls à maintenir vivante la tradition médiévale des confréries. Moins célèbres, les "charitons" normands se réunissent encore régulièrement chaque année pour la Pentecôte, revêtus de chasubles aux armes de l'association et portant haut la bannière à l'effigie du saint patron. Certaines charités s'enorgueillissent d'origines médiévales, et à juste titre ! Le lecteur pourra découvrir qu'elles furent très nombreuses dans les paroisses des diocèses normands aux XIVe et XVe siècles. Placées sous la protection d'un saint patron dont la fête annuelle est l'occasion d'un plantureux banquet, elles créent pour leurs membres un réseau de solidarités ici-bas et dans l'au-delà. Sociétés de secours mutuel, elles s'emploient également à rassembler pour les leurs, vivants et morts, un trésor de bienfaits spirituels dont ils pourront se prévaloir à l'heure du Jugement. Aux côtés des institutions traditionnelles, paroisses et établissements religieux, elles prennent une part originale dans l'encadrement et la piété des fidèles. A la toute fin du Moyen Age, elles apparaissent parfaitement intégrées dans la société civile et ecclésiastique, où, qui plus est, elles constituent, en retour, un facteur d'intégration pour leurs membres. Au-delà de ses particularités, l'exemple normand met en relief des aspects propres à l' "Automne du Moyen Age", signes avant-coureurs, pour beaucoup, des Temps Modernes et de la Réforme catholique.
Résumé : Un médecin co-fondateur des soins palliatifs en France ; une philosophe, belge, dont la mère a été euthanasiée à domicile ; un psychanalyste spécialisé dans le soutien aux mourants ; un généraliste français qui aide dans l'illégalité certains de ses patients à mourir ; une infirmière-cadre dans un EHPAD dont les résidents ont pris de plein fouet la première vague de la pandémie au printemps 2020 ; une femme médecin, suisse, qui a pour métier le suicide assisté ; et des hommes, des femmes, qui ont tout simplement accompagné le départ d'un de leurs proches, grand-parent, parent ou conjoint. Soit quatorze récits écrits à la première personne, au plus près du ressenti, qui racontent la mort avec les mots de ceux qui sont restés pour la dire. Pour lever un peu le voile sur cette confrontation ultime qui nous effraie tant. Pour contribuer, aussi, au débat sur la fin de vie, avec l'espoir que cette parole libérée contribue, à sa mesure, à ce qu'on meure moins mal en France. Ancienne journaliste au Monde, Catherine Vincent travaille désormais en indépendante. Elle se consacre notamment aux sujets relatifs à l'éthique clinique médicale, au vieillissement et au grand âge. Elle fait partie des membres fondateurs du CNaV (Conseil national autoproclamé de la vieillesse). Préface de Didier Sicard
Résumé : Entre le XII e et le XV e siècle, la société occidentale puise dans le christianisme ses représentations de l'homme et du monde. Histoire de la vie religieuse, de ses réalités institutionnelles et sociales comme de la spiritualité et des pratiques de dévotion, cet ouvrage présente l'évolution de l'Eglise et de son insertion dans la société. La période voit naître un appareil de gouvernement centralisé d'une ampleur sans précédent qui culmine sous la papauté d'Avignon, avant de devoir composer avec l'émergence des Eglises nationales. Revers de ce mouvement unitaire, l'exclusion des dissidents, juifs et musulmans s'accentue. Loin d'être figées, les formes de la vie religieuse se transforment au gré de l'appropriation du message chrétien par les fidèles, clercs et laïcs : vitalité des pratiques et des cultes ; diversité des mouvements réguliers ; aspirations largement partagées aux expériences spirituelles, voire mystiques, notamment chez les femmes. Malgré un profond mouvement de réforme qui se révèle, au XV e siècle, dans l'administration des diocèses ou le renouveau des réguliers, l'Eglise qu'ébranle la Réforme protestante reste solide.
Je suis la lumière du monde " proclame le Christ dans l'Évangile selon saint Jean. Entre cette affirmation, longuement commentée par les théologiens et les mystiques, et les humbles gestes accomplis par les clercs et les pèlerins existe une relation fondamentale qui n'avait jamais retenu l'attention des historiens. Catherine Vincent l'étudie en s'appuyant sur les témoignages de la vie religieuse à la fin du Moyen Âge. Récusé par la Réforme, l'usage des signes et des symboles lumineux (torches, bougies, cierges, lustres, vitraux...) joue un rôle important dans la pratique catholique (processions, liturgie, sacrements, cultes des saints) et révèle une passionnante anthropologie religieuse.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Chacun a pu voir dans la presse ou à la télévision des images impressionnantes de Pékin asphyxié par la pollution. La croissance économique spectaculaire de la Chine s'est appuyée sur une industrie très énergivore. Placé face à une crise écologique inédite, l'Etat chinois a dû réagir, adoptant début 2018 une nouvelle loi fiscale sur la protection de l'environnement et annonçant son ambition de devenir un champion de l'écologie. Lors des accords de Paris, il s'est aussi engagé à réduire considérablement son intensité carbone d'ici 2030. Cette inflexion est toute récente. Pour évaluer la capacité de la Chine à réussir ce virage écologique, il faut tenter de comprendre tous les problèmes auxquels elle est confrontée. Les auteures passent en revue les évolutions politiques et sociétales qui donnent de l'espoir, tout en soulignant l'ampleur des résistances et des difficultés pratiques. L'empire du Milieu s'est-il réellement engagé dans une transition écologique exemplaire ou n'est-ce qu'un mirage ?