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Sur l'herbe verte de l'hippodrome
Villepreux Olivier
ANAMOSA
20,00 €
Épuisé
EAN :9791095772484
Un cheval qui change une vie, des jockeys au corps brisé, des fortunes englouties... Autant de personnages et d'histoires qui jalonnent cette plongée au coeur d'un monde méconnu ou fantasmé : les courses hippiques. Les courses de chevaux en France ont une image contrastée et se vivent différemment selon que l'on fréquente les hippodromes de Paris ou Deauville, Vichy ou Pau, sans parler de tous ceux qui ponctuent le territoire. Elles ne se résument ni à un jeu de hasard ni à une pratique sportive et sont le lieu d'une économie toute particulière, où éleveurs, propriétaires, petits ou grands, entraîneurs, jockeys ou turfistes poursuivent des objectifs différents quoique toujours complémentaires. Depuis longtemps, l'auteur nourrit une fascination pour le cheval, et particulièrement les chevaux de course dont il défend la singularité. Il parcourt ainsi les lieux et rencontre les acteurs d'un monde qui cherche un second souffle. La vision des courses contemporaines qu'il développe dans ce récit personnel illustre assez bien le paradoxe français : un pays toujours déchiré entre la conservation de ses traditions et une quête de modernité, la valorisation de terroirs et de savoir-faire à concilier avec les technologies et la communication que le siècle impose. Un mélange de tradition et de modernité dont, peut-être, le cheval, par sa nature, a toujours été l'emblème.
Dans ce numéro, une séquence est consacrée à la naissance des Trans Musicales de Rennes. Créées en 1979, ces soirées de concerts du premier week-end de décembre vont révéler des artistes qui vont influencer durablement la pop-rock française. Mais à quoi ressemblait le festival dans ces années-là ? Quel était l'état d'esprit des musiciens et des organisateurs de l'époque ? Sommaire : Pop-rock L'enfance terrible des Trans Musicales Des témoignages illustrés par des photographies de Ian Craddock restituent l'ambiance libertaire des années 1980. Marquis de Sade a été le premier groupe d'envergure à donner le ton des Trans Musicales. D'abord scène locale, le festival va s'internationaliser rapidement. Dans ce dossier : L'écrivain Stéphane Grangier : Pourquoi Rennes n'est finalement pas devenu le Manchester français. Pierre Mikaïloff raconte comment le festival a révélé des artistes comme il a stoppé net les ambitions de certains. Patrice Poch, graffeur, utilise l'esthétique des années 1980 et de l'imagerie rock de la musique d'alors. C'est lui qui est parvenu à reformer pour un soir le groupe Marquis de Sade séparé depuis 36 ans. Dominic Sonic, guitariste-chanteur, a travaillé pour le festival à ses débuts avant de faire carrière sur scène lui-même. Danse Juliette Dragon Punkette, Juliette a traversé plusieurs courants musicaux avant de découvrir le cabaret. Elle remonte le temps pour décrire les diverses manières de danser, de Cyndi Lauper à la techno. Elle dirige aujourd'hui à Paris l'Ecole des Filles de Joie qui propose à des femmes de s'initier au cabaret burlesque. Musique post-industrielle Iffriqiyya Electrique Les voyages de François R. Cambuzat l'ont amené à s'intéresser aux musiques chamaniques. De la Chine à l'Afrique, de l'Orient aux pays de l'Est, ses diverses formations d'avant-garde tentent d'intégrer des pratiques musicales ancestrales. Son dernier projet est né en Tunisie où il réside. Classique / pop Christine Ott Ondiste, pianiste, Christine Ott vient du classique mais a été sollicitée pour jouer avec des artistes pop-rock, comme Yann Tiersen, Dominique A ou encore Tindersticks... Elle s'entretient avec le batteur Ludovic Morillon qui, lui, est autodidacte et s'est retrouvé sur scène avec elle. Suite à quoi ils sont devenus des amis très proches. Rock Pascal Bouaziz / Mendelson Le chanteur guitariste s'interroge sur la portée du disque de son groupe (Sciences Politiques) sorti au moment de l'élection présidentielle de 2017. Reprises de protest songs de musiciens anglo-saxons librement traduites, elles font écho aux enjeux sociaux actuellement en discussion en France. Garage Lo Spider Laurent Bruzy est ingénieur du son à Toulouse. Son studio analogique, le Swampland, propose de travailler avec des effets qui empruntent à ceux des années 1970, selon des procédés d'enregistrement très simples. Metal Alcest Groupe de metal mondialement salué pour l'originalité de ses compositions, Alcest a eu du mal à s'imposer en France. Mysticisme et mélodies sont les caractéristiques d'un dernier album inspiré par le Japon et les films de Hayao Myazaki. Electro Anka Formée à la musique classique dans la Pologne communiste, Anna Korbinska développe une musique electro influencée par la musique traditionnelle de son pays, laquelle avait été étouffée par la propagande culturelle d'alors.
Un Allemand qui met les arbres en musique, un DJ finlandais qui ressuscite des reprises kitsch, la pop au musée... Le premier numéro de la revue qui a pour coeur la musique. Pas une seule musique, mais toutes les musiques, tant qu'elles permettent un lien avec les sociétés et les époques dans lesquelles elles s'inscrivent et la découverte d'univers de création. Un Allemand qui met les arbres en musique, un DJ finlandais qui ressuscitent des reprises kitsch, la pop au musée. Delta t : une revue trimestrielle qui a pour cour la musique. Pas une seule musique, mais toutes les musiques, tant qu'elles permettent un lien avec les sociétés et les époques dans lesquelles elles s'inscrivent, et la découverte d'univers de création, de l'intime à l'universel. Sans médiation de la critique, Delta t se veut un espace ouvert à 360° et d'expression vivante pour les musiciens, auteurs, mais aussi pour la découverte des métiers au sens large de la musique et des arts voisins. Au moins 5 sujets originaux par numéro Autant de références musicales (via les playlists, discographies ou autres) à découvrir par soi-même après la lecture Une grande ouverture à l'international Pour chaque sujet, une mise en page et une ambiance graphique et typographique adaptées au climat musical abordé Une revue à collectionner, chaque numéro se distinguant visuellement et graphiquement du précédent Numéro 1 : Jazz. Marc Buronfosse et la Grèce Electro. Les mix finlandais de Mikko Mattlar Pop-musée. Au-delà du concert, par Guillaume Loizillon Installation. Bartholomäus Traubeck, par Lina Simon Rock. Austin par Eric Débris Une revue dirigée par Olivier Villepreux. Journaliste et musicien, il a travaillé à L'Equipe et à Libération avant de devenir indépendant en 2007. Sur la musique, il a notamment écrit Tex Mix (publie. net, 2013).
Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté. Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou " les médias ") est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. A tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite. Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Etre journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ? Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.
Dans cette nouvelle édition augmentée et mise à jour, les auteurs nous font vivre les 15 phases d?un match de rugby en 15 chapitres. Du fait d'une multitude d'anecdotes, de citations, de tableaux statistiques, de fiches, de dates, de palmarès, etc., cet ouvrage exhaustif et original dans son approche est adapté aussi bien aux amateurs qu'aux passionnés de ce sport à la popularité grandissante.
Santolaria Nicolas ; Chiara Matthieu ; Rufo Marcel
Après avoir mis sens dessus dessous le monde du travail de sa plume acérée dans Le Syndrome de la chouquette, Nicolas Santolaria, observateur perplexe de lui-même, s'intéresse dans ces nouvelles chroniques à la parentalité. Et si nos relations aux enfants était une des dernières aventures encore possibles dans la société du XXIe siècle ? Du choix d'un prénom qui en met plein la vue au casse-tête du changement de couche au radar en pleine nuit, des vertus éducatives de l'apéro aux goûters d'anniversaires pharaoniques qui finissent par ravager votre appartement, des résolutions intenables (" non, pas d'écran ! ") aux confinements qui font monter la pression (" qui m'a piqué mon ordi ? ") : la condition de parent est loin d'être un long fleuve tranquille, et chacune pourra se retrouver dans ces instantanés tendres et hystériques de la vie de famille. Observant à la fois ses deux fils en train de grandir et lui-même dans son apprentissage de la parentalité, Nicolas Santolaria, papa hélicoptère parfois au bord de la crise de nerfs, nous livre aussi en filigrane un portrait de nos sociétés, où l'enfant est devenu l'objet d'un culte narcissique sans précédent. Face à la tentation d'une éducation un peu trop " positive ", voire programmatique, qui répondrait préventivement à tous les maux du monde et serait devenue votre nouvelle carte de visite, il est grand temps d'accepter, avec humour, cette fatalité : malgré les chauffe-biberons connectés et les guides pour devenir de " Super Papas ", nous serons toujours des parents imparfaits. Alors relax ! Si vous avez oublié de lui faire réviser sa table de 3 et que votre enfant n'est pas le futur prix Nobel d'économie, ce n'est pas une raison pour le priver de Champomy. " (...) cet ouvrage servira, je suis sûr, à tous les professionnels de l'enfance, car le normal permet d'éclairer le pathologique. Voilà enfin de l'optimisme, de l'humour, une culture non pédante, inscrite dans le quotidien et le génie de l'enfance (...). " Marcel Rufo, extrait de la postface
Le mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.
Si le "dire vrai" et le "faire science" sont vitaux dans nos sociétés traversées par de multiples crises, des controverses sur les innovations technologiques au Covid-19, les mésusages de la science prolifèrent pourtant. Assumant à la fois sa charge polémique et un attachement à la connaissance scientifique pour elle-même, cet essai renoue avec un idéal éthique de la science. La " science " évoque des réalités très contrastées. Le mot est encore doté d'un certain prestige dans les sociétés où sa pratique a été mise en avant à raison. En ce sens, il dénote une recherche de la vérité qui, depuis l'essor des institutions scientifiques modernes tout au long du 19e siècle, n'ont pas cessé d'inspirer des communautés savantes toutes disciplines confondues. Ce sens n'en est pas moins relativisé aujourd'hui, car il sert à tout et n'importe quoi, notamment à faire passer des opinions pour plus vraies qu'elles ne le sont ou à faire prospérer le commerce d'usurpateurs. Sociologue des sciences et techniques, Arnaud Saint-Martin rétablit la pertinence de lieux communs et d'idées fondatrices de la science telle que nous devrions l'entendre. A partir d'exemples choisis, de la pratique de l'astronomie et d'autres sciences, il explique pourquoi il n'a jamais été aussi important de défendre l'établissement de vérités et de connaissances robustes sur le monde qui nous entoure. Cette recherche revêt en plus une grande valeur culturelle et appelle un certain sens du partage, les connaissances scientifiques constituant un patrimoine commun à entretenir quoi qu'il en coûte. On comprendra à la lecture que la défense et illustration de cette recherche sans fin est solidaire d'une politique de la science.
Comment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.