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Delta t N° 5
Villepreux Olivier
ANAMOSA
16,00 €
Épuisé
EAN :9791095772323
Dans ce numéro, une séquence est consacrée à la naissance des Trans Musicales de Rennes. Créées en 1979, ces soirées de concerts du premier week-end de décembre vont révéler des artistes qui vont influencer durablement la pop-rock française. Mais à quoi ressemblait le festival dans ces années-là ? Quel était l'état d'esprit des musiciens et des organisateurs de l'époque ? Sommaire : Pop-rock L'enfance terrible des Trans Musicales Des témoignages illustrés par des photographies de Ian Craddock restituent l'ambiance libertaire des années 1980. Marquis de Sade a été le premier groupe d'envergure à donner le ton des Trans Musicales. D'abord scène locale, le festival va s'internationaliser rapidement. Dans ce dossier : L'écrivain Stéphane Grangier : Pourquoi Rennes n'est finalement pas devenu le Manchester français. Pierre Mikaïloff raconte comment le festival a révélé des artistes comme il a stoppé net les ambitions de certains. Patrice Poch, graffeur, utilise l'esthétique des années 1980 et de l'imagerie rock de la musique d'alors. C'est lui qui est parvenu à reformer pour un soir le groupe Marquis de Sade séparé depuis 36 ans. Dominic Sonic, guitariste-chanteur, a travaillé pour le festival à ses débuts avant de faire carrière sur scène lui-même. Danse Juliette Dragon Punkette, Juliette a traversé plusieurs courants musicaux avant de découvrir le cabaret. Elle remonte le temps pour décrire les diverses manières de danser, de Cyndi Lauper à la techno. Elle dirige aujourd'hui à Paris l'Ecole des Filles de Joie qui propose à des femmes de s'initier au cabaret burlesque. Musique post-industrielle Iffriqiyya Electrique Les voyages de François R. Cambuzat l'ont amené à s'intéresser aux musiques chamaniques. De la Chine à l'Afrique, de l'Orient aux pays de l'Est, ses diverses formations d'avant-garde tentent d'intégrer des pratiques musicales ancestrales. Son dernier projet est né en Tunisie où il réside. Classique / pop Christine Ott Ondiste, pianiste, Christine Ott vient du classique mais a été sollicitée pour jouer avec des artistes pop-rock, comme Yann Tiersen, Dominique A ou encore Tindersticks... Elle s'entretient avec le batteur Ludovic Morillon qui, lui, est autodidacte et s'est retrouvé sur scène avec elle. Suite à quoi ils sont devenus des amis très proches. Rock Pascal Bouaziz / Mendelson Le chanteur guitariste s'interroge sur la portée du disque de son groupe (Sciences Politiques) sorti au moment de l'élection présidentielle de 2017. Reprises de protest songs de musiciens anglo-saxons librement traduites, elles font écho aux enjeux sociaux actuellement en discussion en France. Garage Lo Spider Laurent Bruzy est ingénieur du son à Toulouse. Son studio analogique, le Swampland, propose de travailler avec des effets qui empruntent à ceux des années 1970, selon des procédés d'enregistrement très simples. Metal Alcest Groupe de metal mondialement salué pour l'originalité de ses compositions, Alcest a eu du mal à s'imposer en France. Mysticisme et mélodies sont les caractéristiques d'un dernier album inspiré par le Japon et les films de Hayao Myazaki. Electro Anka Formée à la musique classique dans la Pologne communiste, Anna Korbinska développe une musique electro influencée par la musique traditionnelle de son pays, laquelle avait été étouffée par la propagande culturelle d'alors.
Qui est journaliste ? Qu'est-ce que le journalisme ? Ces questions traversent la société française qui s'interroge sur la légitimité des médias à bien rendre compte de la réalité du monde. Répondre à cette interrogation, c'est aussi s'intéresser au système de financement de la presse et aux lois qui menacent l'exercice de sa liberté. Quatrième pouvoir, voix de son maître ou contestataire, support de publicité ou de propagande, la presse (ou " les médias ") est, au même titre que le monde politique, soumise à la musique sournoise des soupçons, des critiques désordonnées. A tel point que les journalistes enquêtent sur les pratiques de leurs confrères. Ce qui en démocratie n'est pas pour rassurer le lecteur dans la mesure où, par ailleurs, il doute du politique. Cela induit aussi le risque d'un désintérêt pour l'information dûment produite. Dès lors, dans une profession qui est peu ou pas réglementée, il s'avère de plus en plus difficile pour les lecteurs d'identifier le vrai journalisme du faux, alors qu'ils subissent des torrents de messages numériques livrés sur menu déroulant. Etre journaliste, est-ce un statut ? Une position ? Un métier ? Une carrière ? Un laissez-passer ? Juste le résultat d'une technique de formation professionnelle ? Ou la mise en commun de compétences et savoirs personnels exogènes à cette profession et ponctuellement mises au service de la pluralité de l'information ? Le journalisme concerne chacun. Il relèverait plutôt à l'évidence de la capacité d'un individu à se montrer imperméable à un certain nombre de pressions, d'hésitations, ou à se sentir libre d'approcher autant que se peut une vérité ou une opinion sans crainte.
Résumé : Des bateaux qui volent ? Avec les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils leur permettant de s'élever au-dessus de l'eau, ce rêve insensé devient possible ou presque. Pour la première fois, un ouvrage leur est consacré, sans oublier les hommes, architectes et marins, qui se sont lancés dans cette épopée. "Il faut être monté un jour à bord pour comprendre l'équilibre ténu qui fait craindre la catastrophe à chaque manoeuvre. Il y en a sous le capot, on sent la fureur, l'animal sauvage qui pourrait se cabrer, mais fait tout pour se contenir. Et nous, nous tenir, à tout ce qui ne bouge pas, comme ces barres autour du cockpit. Dans l'attente d'un rodéo inopiné, se planquer derrière le boss à la barre, dont on s'étonne des imperceptibles mouvements. Très vite, une accélération inattendue, latérale, déstabilisante, même pour qui connaît le comportement habituel de ces bateaux volants. Toute cette énergie à dompter pour ne pas la subir... Regarder vers le bas, entre les filets, cet Atlantique qui défile à Mach 2, tranché par des foils qui le fendent et soulèvent les coques. Retenir son souffle à chaque virement de bord. Une heure et demie pour faire 90 km. Sur un voilier classique, il faut une demi-journée pour parcourir une telle distance... Ce n'est pas pour rien que lorsqu'on est sur un Ultim, les autres bateaux, on les appelle "les piétons"." Patricia Oudit. La longue histoire de l'architecture navale n'avait pas projeté qu'un jour des voiliers immenses s'élèveraient au-dessus des vagues de l'Atlantique ou du Pacifique. Désormais, la chose est constatée. Véritables Formule 1 des mers, les Ultims, ces trimarans géants dotés de foils, vont écrire un chapitre inédit de l'aventure maritime qui ne sera pas sans conséquence sur la façon dont nous concevrons et pratiquerons la voile à l'avenir. Autant se mettre à la page. Ce livre invite donc à mieux comprendre ce que cachent les exploits des marins qui se sont lancés dans cette odyssée, tel François Gabart capable de faire le tour du monde en 42 jours. Il s'agit aussi de mettre en évidence l'exceptionnel travail d'architectes, d'ingénieurs, de techniciens, d'équipes entières vouées à s'affronter dans la course au large et rivalisant aussi de secrets invisibles à l'oeil nu. La voile au point ultime. Un ouvrage dirigé par Olivier Villepreux. Avec des textes de Frédéric Augendre, Dino Di Meo, Antoine Grenapin, Jean-Louis Le Touzet, Patricia Oudit, Pierrick Pourchasse, et les paroles de Franck Cammas, Charles Caudrelier, Thomas Coville, François Gabart, Yves Le Blevec et Armel Le Cléac'h.
Résumé : Un numéro 2 qui nous voyager, entre l'Auvergne et la Berlgique, entre la France et les Etats-Unis, toujours porté par des voix impliquées, passionnées. Avec Arno (blues), Julien Desprez (free jazz), José Dubreuil (country), Catherine Watine (chanson) et Sylvain Daniel (multimédia). Un Allemand qui met les arbres en musique, un DJ finlandais qui ressuscitent des reprises kitsch, la pop au musée. Delta t : une revue trimestrielle qui a pour cour la musique. Pas une seule musique, mais toutes les musiques, tant qu'elles permettent un lien avec les sociétés et les époques dans lesquelles elles s'inscrivent, et la découverte d'univers de création, de l'intime à l'universel. Sans médiation de la critique, Delta t se veut un espace ouvert à 360° et d'expression vivante pour les musiciens, auteurs, mais aussi pour la découverte des métiers au sens large de la musique et des arts voisins. Au moins 5 sujets originaux par numéro Autant de références musicales (via les playlists, discographies ou autres) à découvrir après la lecture Une grande ouverture à l'international Pour chaque sujet, une mise en page et une ambiance graphique et typographique adaptées au climat musical abordé Une revue à collectionner, chaque numéro se distinguant visuellement et graphiquement du précédent Numéro 2 : Belgique. Blues/Rock. Arno France. Jazz expérimental. Julien Desprez Auvergne. La country de grand-mère, par Patrick Foulhoux France. Chanson. Catherine Watine Etats-Unis/France. Soul, hip-hop, électro. Palimpseste Une revue dirigée par Olivier Villepreux. Journaliste et musicien, il a travaillé à L'Equipe et à Libération avant de devenir indépendant en 2007. Sur la musique, il a notamment écrit Tex Mix (publie. net, 2013).
Le mot " peuple " sert aujourd'hui à tout mais n'est plus nulle part. Nombreux sont ceux qui s'en réclament ou bien qui prétendent le défendre contre les populismes. Incisif et décapant, ce livre change la perspective ; il montre la nécessité de réinventer des mobilisations qui se passent à présent du mot et se méfient du mythe. " Je fais partie du peuple ", " je veux défendre le peuple ", " les gens ", " c'est le peuple " : les dernières élections présidentielles ont vu plusieurs candidats, retrouvant des accents déjà anciens, prendre possession du mot. Certains, dénonçant la montée du populisme, opposent désormais la nécessité de ne pas abandonner le peuple à tous ces détournements. Mais le mot, fétichisé, est sans doute plus trompeur que jamais. S'agit-il de parler d'une entité nationale douée de souveraineté, de décrire une catégorie de femmes et d'hommes formant la " classe populaire " ou de mobiliser, toujours avec un brin de nostalgie, le symbole un peu vite unifié des révoltes venues d'en bas ? Avec force, Déborah Cohen, en historienne convaincue que les mots ne font pas que désigner le monde mais qu'ils le construisent, pose ici le problème tout autrement. Il n'est plus temps, selon elle, de s'en tenir à reconquérir le mot peuple. Ce qu'il faut c'est se demander ce qui nous manquerait vraiment à l'abandonner. En montrant que les luttes d'aujourd'hui se livrent sans recourir aux mots hérités du passé, elle invite à saisir le peuple, ni mythe ni entité en soi, là où il est, dans les mobilisations qui le font vivre à présent.
Comment lutter dans un monde — le nôtre — qui n'aime rien tant que décréter le bouleversement de tout ? Même les mots paraissent devoir perdre leur sens. La "révolution" est devenue l'étendard des conservateurs, la régression se présente sous les atours du "progrès", les progressistes sont les nouveaux "réactionnaires", le salaire est un coût, le salariat une entrave, la justice une négociation et le marché une morale. Tout ce détournement n'est pas le travail secret d'une propagande. Il appartient à la dérégulation générale qui fait l'ordre d'aujourd'hui, vidant les mots de leur sens, les euphémisant et prenant appui sur l'ombre creuse qu'il met à leur place. Pour aller contre ce monde, il n'est alors peut-être pas de meilleur moyen que de le prendre aux mots, que de refuser, comme disait Orwell, de capituler devant eux. C'est toute l'ambition de cette série d'ouvrages courts et incisifs, animés d'un souffle décapant : chaque fois, il s'agit de s'emparer d'un mot dévoyé par la langue au pouvoir, de l'arracher à l'idéologie qu'il sert et à la soumission qu'il commande pour le rendre à ce qu'il veut dire.
Les seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé. Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle "tournant génital du féminisme", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement. Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette "expérience vécue des seins".
Alors que le mot " révolution " sert à vendre à peu près n'importe quoi et n'importe qui, ce livre fort et joyeux montre comment il a été domestiqué par tous les pouvoirs depuis le xixe siècle et comment, en le prenant de nouveau au sérieux là où il veut dire quelque chose, il est possible de renouer avec la puissance et la promesse imaginatives des processus révolutionnaires. Le mot " révolution " se prête désormais à tout. Il sert à vendre des yaourts ou des chaussures aussi bien que les idées de campagne, pourtant très libérales, du président Macron. Il est temps de lutter contre ces détournements. Ludivine Bantigny, spécialiste renommée et engagée de l'histoire des luttes contemporaines, et notamment de Mai 68, montre ici combien les révolutions ont été l'objet d'un intense travail de domestication. Les élites du XIXe siècle se sont montrées obsédées d'en finir avec elles, d'en dompter les élans et d'en effacer les traces. Celles du XXe siècle, en les célébrant, en les commémorant avec faste, n'ont pas cessé de les apprivoiser au point qu'elles n'inquiètent plus personne. Mais arracher le mot à la langue feutrée du pouvoir, qu'il soit économique ou politique, ne suffit pas. Il faut en retrouver le sens en acte. En prenant pour appui les mouvements de lutte contre le capitalisme, comme ceux du Chiapas, ce livre vigoureux libère avec bonheur la force des espérances, des rencontres et des potentialités que font naître les révolutions.