Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bird
Villard Marc
JOELLE LOSFELD
13,10 €
Épuisé
EAN :9782070787593
Cécile est secouriste au Samu social. Elle vit à Paris et travaille la nuit auprès des sans-abri. Elle a quatorze ans lorsque son père, un musicien de jazz sur le déclin, disparaît. Cécile grandit dans le manque et le souvenir de cet absent. Elle le croit mort jusqu'à ce que sa grand-mère lui révèle qu'il erre depuis dix ans dans les rues de Paris. Cécile pense alors que son activité lui permettra de le retrouver, et va ainsi, au fil des nuits, à sa recherche, avec l'espoir de le découvrir au milieu des SDF. Un soir, un drame se produira, qui les impliquera tous les deux... Dans la tradition des romans de Marc Villard, Bird emmène le lecteur sur un fond jazzy dans les rues d'un Paris où se côtoie toute une population nocturne parfois violente et souvent désespérée. Biographie de l'auteur Marc Villard, né en 1947, vit et travaille à Paris. Il écrit des chroniques autobiographiques, des nouvelles noires, des scénarios de BD, notamment Le coup du sombrero (L'Atalante), Entrée du diable à Barbèsville (Rivages) et Quand j'étais star en collaboration avec Jean-Philippe Peyraud (Casterman).
- Papa, j'ai regardé ta boîte, lebourreau@hotmail.com. Deux Japonaises veulent que tu partes au Japon, ce sont des dingues du sombrero. Si tu n'y vas pas, l'une des deux se coupe le sein droit. - Et l'autre? - Elle dit que seul De Rossi a sorti un double sombrero. - C'est faux. Réponds à ces salopes nippones que ton père est l'auteur d'un double sombrero en seconde mi-temps de Lamberville/Neauphle-le-Château, mars 1996. Je ne vais pas me laisser emmerder par des bridés qui passent leurs week-ends à lorgner des sumos. - Je lui écris ça, alors? - Of course. Il y a des jours comme celui-ci qui me dépriment. Je me fais tellement chier que je vais écrire un livre. Un gros de quarante-cinq pages. Dans ce recueil dédié à Diego Maradona, le "Bourreau de Bagatelle" jubile à entrecroiser ses vrais-faux exploits, passés et futurs, et ceux de ses héros. Lecteurs, à vos crampons!
Dur sur l'homme, sobre au sol, royal dans les airs", tel était Robert Jonquet, demi centre de la grande équipe de Reims. Telle est aussi l'écriture de Marc Villard, poète, nouvelliste et romancier qui aborde ici un genre rare et périlleux : la nouvelle à caractère autobiographique, à travers une succession de clichés pris sur le vif - le vif du sujet bien entendu. Il en naît un personnage, l'auteur, un peu à la manière dont Woody Allen se met en scène. Car ces nouvelles sont souvent drôles, voire burlesques - l'homme n'est pas de ceux qui ménagent leur personnage -, parfois discrètement pathétiques. Avec cette vivacité, cette acidité qui caractérisent celui dont on a dit qu'il manie la plus belle plume du roman noir français.
Résumé : Educateur de rue n'est pas un job de tout repos. Surtout à Barbès. Parmi les ados dont il est responsable, Tramson a la charge d'un jeune homosexuel qu'on assassine sous ses yeux. Il oublie rapidement ses bonnes manières pour retrouver l'assassin et rendra coup pour coup dans l'espoir de faire triompher sa justice. Une enquête dans un quartier parisien cosmopolite, secret et brutal. Un lieu aux néons rutilants mais aussi aux lumières étouffées des caves où les hommes souffrent et luttent pour survivre.
Résumé : Cécile, la fille de Bird (voir le dernier opus de Marc Villard publié chez Joëlle Losfeld), continue après la mort de ce dernier à travailler pour le Samu social. Elle s'occupe, souvent à leur corps défendant, d'une population de SDF, de drogués, de gens qui ne vivent que la nuit. Elle s'aventure dans les quartiers de Paris les plus dangereux que l'auteur décrit merveilleusement. Cette vie entièrement dédiée aux déshérités lui pèse, pas de temps pour se consacrer à ses passions, pas de temps pour vivre une histoire d'amour. Alors elle décide de changer d'association et de s'occuper des biffins, les vendeurs en tout genre qui occupent les marges des puces de Saint-Ouen. Mais un meurtre bouscule son quotidien jusqu'à semer le doute sur ses engagements sociaux.
Ce texte de La Belgique a été établi d'après les films des spectacles qu'a réalisés Bernard Dartigues en 1994, lors de leurs dernières représentations au Théâtre de l'Athénée. Comme celui de L'âge d'or, première partie du Roman d'un acteur, il est très différent de ce qu'il était aux premières. Il n'a cessé d'évoluer au cours des multiples représentations. Ce que je livre aujourd'hui est le produit et le résultat de cette espèce d'expérimentation littéraire, cet atelier d'écriture naturel que ces dernières ont constitué, en dehors de leur aspect purement théâtral, éphémère et ludique. Je me suis appliqué à rester au plus près du texte filmé, c'est-à-dire "oral", en le nettoyant parfois, mais le moins possible. La seule liberté d'écriture que je me suis donnée est celle des didascalies ; je voulais vraiment que le lecteur "voie" ce que je voyais quand je jouais. Ce que je vois quand je joue. On dit souvent du théâtre que c'est un "art vivant" ; jamais peut-être cette définition n'aura été plus appropriée qu'ici. Philippe Caubère
La célèbre collection d'objets et peintures érotiques de Pompéï, Herculanum et Stabia ensevelie sous les cendres volcaniques du Vésuve fut déposée dans un cabinet particulier du Musée Royal Degli Studi à Naples au XIXe siècle. C'est à l'intérieur des maisons particulières que l'on a retrouvé les peintures érotiques : chez les gens aisés, on trouvait une pièce consacrée uniquement au culte de Vénus, une sorte de "chapelle d'amour" (venerea) étroitement surveillée par l'esclave attitré. Des fresque qui décoraient les murs de la plupart des maisons de Pompéï et de Herculanum furent aussi sauvées de l'ensevelissement. De la même manière, des sujets érotiques en sculpture, bronze, marbre, cristal de roche, terre cuite, des phallus, des amulettes bacchiques et autres objets non moins intéressants furent découverts dans des lieux appelés lupanaria et dans de nombreux domiciles particuliers. Ils sont, entre autres, les témoignages d'un culte "théophallique" datant de l'époque d'Osiris. Cet ouvrage reproduit la quasi-totalité de cette collection considérée comme la plus riche en son genre.
4e de couverture : John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman.
Résumé : "Il était tard sur la terre." Ainsi commence, et s'achève, Le pays de l'horizon lointain. Edimbourg, 1768 : Walter Grassie naît au sein d'une famille d'aristocrates écossais. Il reçoit une éducation complète, raffinée et surtout protestante, et se destine à devenir avocat, comme son grand-père. Il va à l'université, s'intéresse à la science et au savoir ainsi qu'au dessin de monnaies anciennes, au sujet desquelles il se questionne : en quoi leur découverte prouve-t-elle quoi que ce soit au sujet de l'Histoire ? Lors de son Grand Tour, Walter assiste à la Révolution Française ? qu'il ne voit pas d'un très bon oeil ? puis fuit pour l'Italie, Venise, l'absinthe et les visites au bordello, l'opium et l'initiation à la franc-maçonnerie. Lorsqu'il rentre finalement en Ecosse, il réfléchit, médite, s'exprime peu, rencontre l'amour : Fiona, qu'il épouse et promet de toujours aimer. Il est écrasé par le chagrin lorsqu'il la perd des années plus tard des suites d'une maladie. Alors que, assis à son bureau en 1818, il prend conscience de la vanité de faire une fiction de sa propre histoire, il est pris d'une crise cardiaque. A travers le récit de la vie d'un aristocrate de la fin du XVIIIe siècle, ce roman aborde les thèmes de la religion et de la politique européenne. Il questionne surtout l'inscription de l'histoire individuelle dans l'Histoire : Eadem, sed aliter, le même, mais différent : voilà ce que sont les grands événements de l'Histoire, voilà ce que sont les petits événements des vies de chacun. Le pays de l'horizon lointain souligne la coïncidence des deux, la rencontre de l'ordinaire et de l'historique, avec une écriture d'une précision implacable où chaque détail, chaque parfum, chaque couleur compte. Dans l'histoire de Walter Grassie et dans l'écriture d'Alain Gnaedig s'instillent également une mélancolie, un aspect mystique où se mêlent extase et noirceur, où "tout est symbole" ? où sont questionnées la nature du monde et du réel, et la place de l'homme en leur sein.