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Gilles Deleuze. La guêpe et l'orchidée
Villani Arnaud
ULM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782728806812
Deleuze. La guêpe et l'orchidée est parue en 1999 aux éditions Belin dans la collection "L'extrême contemporain". Cet ouvrage était prêt pour l'essentiel des années auparavant et avait été lu en manuscrit par Gilles Deleuze, qui en évoque la lecture dans une lettre privée, publié pour la première fois dans ce livre. Epuisé depuis longtemps, l'ouvrage est réédité par les éditions Rue d'Ulm avec l'adjonction d'un chapitre introductif, insistant sur l'apparition, à côté de Deleuze et de Guattari, d'une sorte de tiers que l'on peut nommer D&G. Les progrès considérables de la littérature secondaire sur l'oeuvre majeure de Gilles Deleuze n'ont pas paru devoir inciter à renoncer à cette réédition, qui permet entre autres d'accéder à une lettre essentielle de Deleuze sur les raisons qui légitiment une publication en philosophie, et à ses réponses à un questionnaire où il affirme notamment qu'il "se sent pur métaphysicien".
Cette " brève histoire de la philosophie " est l'occasion d'exercer sa pensée à la philosophie, en parcourant un champ assez étendu de thèmes de réflexion. Kant disait qu'une chose est de faire de la philosophie, une autre de philosopher. Or ce que nous enseigne l'analyse des textes philosophiques, c'est qu'on ne peut certes pas faire d'histoire de la philosophie sans philosopher, mais aussi, et c'est peut-être moins évident pour bon nombre de " philosophes " ou de penseurs qui se disent " philosophes ", qu'il est difficile de philosopher sans passer " sous les fourches caudines " de l'histoire de la philosophie. Bien prétentieux serait celui qui s'imaginerait philosopher tout seul, dans la généralité, sans se nourrir de la réflexion des grands philosophes qui ont pensé avant lui, sans faire l'épreuve d'une confrontation de sa pensée avec les grands textes de la philosophie.
Nous nous disons philosophes, "amis de la sagesse" ou sages en amour. Mais la réalité, de plus en plus évidente, est que nous avons tué cette sagesse à petit feu. Depuis la physique des flux d'un Archimède, il s'est passé plus de deux millénaires où nous n'avons cessé, fiers comme des petits coqs, de scléroser toute chose, les tentatives d'inverser le processus étant toujours jugulées. Parvenus au faîte de notre technique et de notre science, nous ne cessons d'amplifier la dichotomie manichéenne (proposons "dichomanie" , pour faire allusion à une manie autant qu'à Manès). Et pendant que notre science confirme tous les jours l'ampleur du monde des flux, notre pensée reste tragiquement bloquée sur des formes fixes, hargneusement dressées les unes contre les autres. D'où l'impossibilité des politiques pratiquant la coexistence et la symbiose. C'est un long et profond égarement qui nous fait préférer le mâle à la femelle, la lumière à l'ombre, le bien au mal, un ordre à une diversité, un Dieu unique à des dieux multiples. Ce qui prouve que l'intelligence que nous nous accordons volontiers est moindre chez nous que dans les premiers peuples de l'humanité, toujours soucieux de préserver les fortes ambivalences et tout ce qui va par couples emboîtés, y compris dans la lutte. Hegel avait pris soin de ménager dans sa dialectique ce principe de renversement, où les inverses ont même valeur. Mais nous avons étouffé cette ébauche de vraie "rationalité" , imposé les principes d'identité et de noncontradiction, renforcé l'unilatéralité du langage, du politique et du social. Le malheur pour les hommes, ces milliards d'individus dont chacun est un miracle, ne cessera que lorsque, guéris de cette maladie infantile de la pensée, ils comprendront que seules la bienveillance et l'intelligence du coeur comme ouverture sur le réel pourront nous reconduire à cette lutte amoureuse de contraires, laissant naître et se développer dans un entredeux la plus grande puissance des flux.
Le Vide des Anciens, c'était tout sauf rien. Notre vide ne laisse aucune place au Tout, leur vide ne laissait nulle place au rien. Tout avait son rôle et sa place dans le grand banquet des choses mêmes. Parce que, derrière chaque chose se tenait le néant fondateur, capable dans sa façon bien à lui de détourer les formes et de se faire le père de toutes choses". Ce livre propose un parcours à travers les cultures, les philosophies et les anecdotes qui portent sur le rien, et débouche sur la défense d'une philosophie vitaliste dont l'objet est de redonner à la pensée toute sa vigueur, son mouvement et sa vivacité : "Fluidifier la philosophie, voilà désormais la tâche" .
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si la vie sociale est orientée par une diversité de valeurs, parfois conflictuelles, celles-ci deviennent visibles dans les choses que fabriquent, échangent et collectent les individus. Comment la diversité des valeurs s'insère-t-elle dans l'hétérogénéité de la matière pour lui donner une consistance sociale ? En quoi la matérialité d'un objet donne-t-elle prise à plusieurs formes de valorisation ? Ces questions ouvrent un champ d'étude au croisement de l'anthropologie des arts et de la culture matérielle. A partir d'enquêtes de terrain menées sur tous les continents, ce livre collectif élabore une réflexion commune dans le cadre du musée du quai Branly, en l'ouvrant à d'autres espaces dans lesquels les choses sont conservées et exposées avec des valeurs différentes. Les matérialités analysées dans ces études peuvent servir à la fabrication d'objets d'apparat (maisons, parures, statues) ou résulter de dégradations organiques (restes d'humains ou d'oiseaux) ou apparaître dans des infrastructures technologiques (séance de cinéma). En les inscrivant dans des biographies culturelles au cours desquelles les valeurs se transforment, l'étude de ces matérialités permet de suivre la genèse de valeurs que leur exposition dans un musée peut faire voir comme contradictoires. En revenant sur leur provenance, elle en dessine des futurs possibles.
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.