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Il y a malêtre. Essai sur le temps et la constitution du soi contemporain
Viennet Denis
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782296077355
Stress, surmenage, asthénie, tension nerveuse... Ces mots, qui se multiplient désormais dans les discours et les écrits, sont les signes d'un problème majeur de notre civilisation, que la psychiatrie, la psychopathologie, la sociologie, pointent de manière alarmante: l'homme contemporain est le sujet d'un malêtre qui se généralise sous les noms de fatigue d'être soi et de dépression. Au centre de cette souffrance apparaît la question du rapport du temps à soi. Assailli par les impératifs entrepreneuriaux d'optimisation de la performance, sur lesquels repose l'essor de la technoscience et de son industrie, le soi est empressé à gagner du temps. Que veulent donc dire ces pathologies du temps, qui s'accroissent dans le développement des sociétés postmodernes? Qu'en est-il, dans l'ordre d'un tel monde, de tous ceux qui "perdent leur temps': artistes, penseurs, chercheurs..., et, quels que soient nos domaines d'activité, chacun de nous? Face à ce malêtre la question d'une thérapeutique: un travail de soi sur soi, selon son tempo, dont le modèle existential-ontologique est le souci de soi. Ce travail que la psychanalyse a pu nommer perlaboration implique une temporalité irréductible à la diachronie de l'accélération, qui rappelle que le soi est constitutivement ouvert à une altérité improgrammable, laquelle ne saurait se résoudre à l'équation d'un gain. Confronté à sa propre indétermination, le soi est le lieu d'une certaine dépressivité, qui est en même temps, à la condition - éthique - d'un accueil inconditionnel de l'autre étranger au-dedans, la capacité par laquelle le soi se constitue, et se déploie une recherche, selon son imprévisibilité, sa liberté et son temps perdu. Biographie de l'auteur Denis Viennet est ingénieur, docteur en philosophie de l'Université Paris VIII, Vincennes à Saint-Denis, et enseignant en lycée (Bruyères). Ses travaux portent sur l'art (Ayme, Bacon, Duchamp) et la littérature, sur l'éthique de la formation, sur les souffrances psychiques et sur les enjeux technoscientifiques contemporains."
Résumé : L'option caravane est l'histoire d'un fragment de vie hors norme. Un long séjour en caravane - douze années - dans un petit camping ouvrier de l'agglomération nantaise avec sa diversité de personnages parfois pittoresques, souvent atypiques et inattendus. Dans une écriture fluide, à la fois drôle et dure, le récit invite le lecteur à découvrir ce mode de vie alternatif, qui donne lieu à des réflexions plus générales sur notre société, nos choix de vie, de consommation, et montre l'attrait et la beauté qu'il y a à revenir à l'essentiel.
Viennet Hélène ; Fiat Eric ; Rohan-Chabot Henri de
Résumé : L'entrée de la maladie, du handicap ou de la démence dans une famille perturbe toujours son équilibre. Ce livre montre ce que vivent alors les proches devenus des aidants et propose la mise en oeuvre d'une écoute spécifique pour aider les aidants. L'entrée de la maladie, du handicap ou de la démence dans une famille peut être brutale ou lente. L'équilibre familial entre, lui, toujours en turbulence ; il y aura désormais un avant et un après. Que vivent alors les membres de l'entourage devenus des "aidants" ? Qui sont ceux que l'on nomme les "proches aidants" ? Comment, dans ce contexte, aider les aidants, mettre en oeuvre une écoute spécifique ? Ces questions sont abordées dans cet ouvrage par Hélène Viennet. Elle apporte un éclairage psychanalytique issu de son expérience clinique auprès des proches aidants et développe une approche psychique des émotions vécues. De nombreuses situations, des paroles d'aidants et de soignants, qui peuvent être démunis face aux difficultés psychiques de l'entourage des patients, émaillent ce livre. Grandes douleurs et petites joies, angoisses et soulagement, éloignements et retrouvailles, les ressentis sont intenses. Parmi les affects éprouvés par les proches, revient souvent la sensation d'épuisement, de ne pas avoir de temps pour soi, de ne pas pouvoir sortir de l'atmosphère de la maladie, de la dépendance. Se reconnaître aidant puis se laisser aider relève d'un cheminement en soi, tant les accompagnants focalisent leur attention sur leur proche. Le besoin d'aide une fois admis, un séjour de répit peut ne pas suffire. Si un "droit au répit" est reconnu, celui-ci correspond avant tout à un temps de pause et un lieu pour se reposer. Cependant, au-delà, pour accueillir au mieux les états de détresse vécus par les proches, souvent isolés, il est essentiel de leur offrir un répit psychique, soit un espace et un temps de rêverie. Si chaque histoire est singulière, nombre de personnes aidées, de proches aidants et de soignants qui les côtoient au quotidien à domicile et dans les divers lieux de pratiques pourront se reconnaître dans les situations présentées dans ce livre. C'est un modèle d'accueil de la parole, de possibilité d'une rêverie ouvrant au répit psychique qui leur est proposé en vue de favoriser l'allégement des contraintes et de la solitude.
Si l'?uvre littéraire abondante de l'académicien Jean-Pons-Guillaume Viennet (1777-1868), dramaturge, fabuliste, poète, auteur d'épîtres satiriques et d'épopées, n'a guère laissé de traces, en revanche ses mémoires et son journal, en grande partie inédits, conservent tout leur intérêt. Ses mémoires, entrepris en 1854, couvrent la période qui va de sa naissance, un an avant la mort de Voltaire, aux débuts de la Restauration. Son journal, commencé en 1417, s'interrompt cinquante ans plus tard. Soldat de la Révolution et de l'Empire, ensuite député et pair de France, il a fréquenté tous les milieux et ses pages abondent en souvenirs sur les auteurs, les acteurs - de Talma à Rachel -, les écrivains - de Hugo à Vigny, de Stendhal à Dumas, mais aussi nombre de personnages de moindre envergure -, sans oublier les hommes politiques - Guizot, Thiers, Molé. Royer-Collard ou Benjamin Constant et bien d'autres - ou les souverains - Napoléon, Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe et Napoléon III. Grâce à son journal, tenu méticuleusement, onassiste à tous les grands débats politiques d'un demi-siècle particulièrement fertile en événements. Sans oublier la politique extérieure: l'indépendance de la Grèce, l'intervention militaire en Espagne ou la conquête de l'Algérie. Familier des derniers survivants de l'Ancien Régime et de l'Empire, Viennet recueille enfin auprès d'eux souvenirs, anecdotes et portraits, tient à jour son obituaire et prend soin de retracer la carrière et le portrait des disparus. Il en résulte un témoignage du plus grandintérêt, utile à l'historien comme à l'historien littéraire.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.