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Le mal-être juif. Entre repli, assimilation & manipulations
Vidal Dominique
AGONE
9,20 €
Épuisé
EAN :9782748900170
De nombreux français d'origine, de religion ou de culture juive éprouvent un malaise qui renforce repli identitaire et radicalisation. Cette dépression se nourrit de l'impasse au Proche-Orient (symbolisée par les terribles attentats-kamikazes) et de la multiplication d'actes antijuifs en France - même si les listes qui en recensent des " centaines " mélangent incendies de synagogues et... graffitis ; et si, selon les enquêtes d'opinion, l'antisémitisme est devenu marginal, y compris parmi les jeunes Maghrébins. Ces facteurs conjoncturels n'auraient pas un tel impact s'ils n'intervenaient sur fond de crise d'identité, structurelle celle-là. Qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui ? Si la religion, la mémoire de la Shoah, le lien avec Israël, la langue et la culture restent les piliers de la judéité, ils ne suffisent plus à la définir. Sur ce désarroi mise une campagne de manipulation des esprits, conçue pour rattraper le terrain perdu par le gouvernement israélien dans l'opinion française : il s'agit d'aligner la " communauté " pour mieux peser sur les médias. Hélas, des intellectuels issus de la gauche jouent leur partition dans cette campagne inspirée par les " anti-terroristes " d'extrême droite... Cette dérive, qui ne sert ni le combat contre l'antisémitisme ni la paix au Proche-Orient, beaucoup de juifs la rejettent. Parce qu'ils refusent de laisser les ultras - nationalistes comme orthodoxes - confisquer le judaïsme. Ce petit livre leur est dédié.
Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et codirecteur de L'Etat du monde (La Découverte), a publié de nombreux livres sur le conflit israélo palestinien (notamment Les 100 clés du Proche-Orient, avec Alain Gresh et Emmanuelle Pauly, Pluriel), mais aussi sur le génocide nazi (Les Historiens allemands relisent la Shoah, Complexe) et sur le racisme (Le Mal-Etre arabe, avec Karim Bourtel, Agone).
Résumé : Fort de ses deux cent millions d'habitants, le Brésil suscite un intérêt croissant maintenant que, depuis une dizaine d'années, il s'est imposé comme une des puissances émergentes d'un monde globalisé. Si les faits à l'origine de ce nouveau statut international sont incontestables, le simple constat de l'émergence occulte pourtant nombre des dynamiques qui font l'originalité profonde du pays. Sa trajectoire au cours du vingtième siècle enseigne en effet qu'il a surtout été une terre de possibles, non seulement pour ses habitants, mais aussi en ce qui concerne les formes d'existence collective. Ce livre se donne pour objectif de le montrer sous différents angles, en insistant sur ce qui a fait du Brésil une société ouverte et fluide comme sur ce qui y rend difficile la vie en commun. On verra de la sorte ce que le pays doit à sa formation historique, les bouleversements qui l'ont transformé avec son urbanisation massive et l'inflexion majeure qu'ont représentées les institutions démocratiques mises en place au sortir du régime militaire en 1985. Cette perspective replace un ensemble de faits et de processus très divers dans une synthèse originale qui propose une lecture sociologique du Brésil contemporain. Elle aborde successivement la question des inégalités et ce qui les a longtemps rendues acceptables, l'idéal du métissage et ses significations, différents types de sociabilité et les tensions qui les accompagnent, avant de s'intéresser au fonctionnement politique. Elle présente ensuite les principaux défis auxquels la démocratie fait aujourd'hui face au Brésil, en faisant la part entre les transformations qu'il a connues depuis la fin de l'autoritarisme et les questions qui restent en suspens.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?
Kraus Karl ; Deshusses Pierre ; Bouveresse Jacques
ET SI SURTOUT la perte de la culture n'était pasachetée au prix de vies humaines ! La moindre d'entre elles, ne serait-ce même qu'une heure arrachée à la plus misérable des existences, vaut bien une bibliothèque brûlée. L'industrie intellectuelle bourgeoise se berce d'ivresse jusque dans l'effondrement lorsqu'elle accorde plus de place dans les journaux à ses pertes spécifiques qu'au martyre des anonymes, aux souffrances du monde ouvrier, dont la valeur d'existence se prouve de façon indestructible dans la lutte et l'entraide, à côté d'une industrie qui remplace la solidarité par la sensation et qui, aussi vrai que la propagande sur les horreurs est une propagande de la vérité, est encore capable de mentir avec elle. Le journalisme ne se doute pas que l'existence privée, comme victime de la violence, est plus près de l'esprit que tous les déboires du négoce intellectuel. Et surtout cet univers calamiteux qui occupe désormais tout l'horizon de notre journalisme culturel.
Fields Barbara J. ; Fields Karen E. ; Crépin Xavie
Les deux brillantes chercheures que sont Barbara et Karen Fields traitent ici de ce qu'elles appellent le «racecraft» et de son importance dans la société états-unienne. Lorsqu'une personne noire est tuée par un policier, les états-uniens s'accordent spontanément pour dire qu'il a été tué «à cause de sa couleur de peau». «Etrange causalité», constantent les deux auteures, qui s’attellent ici à l'âpre tâche de démêler les fils de ce raisonnement confus aux airs d'évidence. Cette causalité illusoire, c'est celle du «racecraft». Ce mot forgé à partir de «race» et de «witchcraft» (sorcellerie) désigne ici la croyance en une forme de performativité de la «race», semblable à la croyance en l'efficacité réelle de la «sorcellerie». Invoquant l’histoire et l’anthropologie, les sœurs Fields analysent avec sérieux l’idée sociale de « race », de sa genèse à sa reproduction, en passant par ses effets. Robin
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).