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Le Brésil. Terre de possibles
Vidal Dominique
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753549142
Fort de ses deux cent millions d'habitants, le Brésil suscite un intérêt croissant maintenant que, depuis une dizaine d'années, il s'est imposé comme une des puissances émergentes d'un monde globalisé. Si les faits à l'origine de ce nouveau statut international sont incontestables, le simple constat de l'émergence occulte pourtant nombre des dynamiques qui font l'originalité profonde du pays. Sa trajectoire au cours du vingtième siècle enseigne en effet qu'il a surtout été une terre de possibles, non seulement pour ses habitants, mais aussi en ce qui concerne les formes d'existence collective. Ce livre se donne pour objectif de le montrer sous différents angles, en insistant sur ce qui a fait du Brésil une société ouverte et fluide comme sur ce qui y rend difficile la vie en commun. On verra de la sorte ce que le pays doit à sa formation historique, les bouleversements qui l'ont transformé avec son urbanisation massive et l'inflexion majeure qu'ont représentées les institutions démocratiques mises en place au sortir du régime militaire en 1985. Cette perspective replace un ensemble de faits et de processus très divers dans une synthèse originale qui propose une lecture sociologique du Brésil contemporain. Elle aborde successivement la question des inégalités et ce qui les a longtemps rendues acceptables, l'idéal du métissage et ses significations, différents types de sociabilité et les tensions qui les accompagnent, avant de s'intéresser au fonctionnement politique. Elle présente ensuite les principaux défis auxquels la démocratie fait aujourd'hui face au Brésil, en faisant la part entre les transformations qu'il a connues depuis la fin de l'autoritarisme et les questions qui restent en suspens.
C'est, depuis toujours, le talon d'Achille de l'analyse de la question de Palestine : la sous-estimation des réalités propres aux deux sociétés en présence, de leur évolution et donc de leurs contradictions. Cet angle mort l'est d'autant plus qu'en France, notamment, on écrit rarement sur Israël, mais le plus souvent pour ou contre lui. L'approche géopolitique peine à rendre compte de la globalité du conflit. Après son récent numéro sur la Palestine, Confluences Méditerranée consacre cette nouvelle livraison sur Israël, sous un titre volontairement provocateur.
Résumé : Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
De nombreux français d'origine, de religion ou de culture juive éprouvent un malaise qui renforce repli identitaire et radicalisation. Cette dépression se nourrit de l'impasse au Proche-Orient (symbolisée par les terribles attentats-kamikazes) et de la multiplication d'actes antijuifs en France - même si les listes qui en recensent des " centaines " mélangent incendies de synagogues et... graffitis ; et si, selon les enquêtes d'opinion, l'antisémitisme est devenu marginal, y compris parmi les jeunes Maghrébins. Ces facteurs conjoncturels n'auraient pas un tel impact s'ils n'intervenaient sur fond de crise d'identité, structurelle celle-là. Qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui ? Si la religion, la mémoire de la Shoah, le lien avec Israël, la langue et la culture restent les piliers de la judéité, ils ne suffisent plus à la définir. Sur ce désarroi mise une campagne de manipulation des esprits, conçue pour rattraper le terrain perdu par le gouvernement israélien dans l'opinion française : il s'agit d'aligner la " communauté " pour mieux peser sur les médias. Hélas, des intellectuels issus de la gauche jouent leur partition dans cette campagne inspirée par les " anti-terroristes " d'extrême droite... Cette dérive, qui ne sert ni le combat contre l'antisémitisme ni la paix au Proche-Orient, beaucoup de juifs la rejettent. Parce qu'ils refusent de laisser les ultras - nationalistes comme orthodoxes - confisquer le judaïsme. Ce petit livre leur est dédié.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?