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Comment Israël expulsa les palestiniens. ( 1947-1949 )
Vidal Dominique ; Lancry Yehuda
ATELIER
21,00 €
Épuisé
EAN :9782708240599
Il y a vingt ans, en 1987, paraissait La Naissance du problème des réfugiés palestiniens, le premier livre de ce qu'on allait bientôt appeler la "nouvelle histoire" israélienne. Son auteur, Benny Morris, mais aussi Ilan Pappé, Avi Shlaïm, Tom Segev et d'autres ont, en quelques années, réécrit les conditions dans lesquelles l'Etat d'Israël a vu le jour, battant en brèche les mythes et les tabous chers à leurs prédécesseurs. II est désormais impossible de nier la réalité de l'expulsion de quelque 800 000 Palestiniens dans les mois qui précèdent et suivent la création de l'Etat juif en mai 1948. Que nous apprennent les travaux de ces chercheurs sur des événements fondateurs du conflit israélo-palestinien? Quels débats ont-ils suscités parmi leurs pairs? Quelle influence ont-ils exercée sur une société israélienne confrontée, entre deux Intifadas, aux accords de paix d'Oslo? Autant de questions auxquelles répond ce livre de synthèse. En portant à la connaissance d'un grand public les apports d'ouvrages dont la plupart n'ont pas été traduits en français, ce livre - complété par une enquête originale sur les polémiques actuelles autour de la nouvelle histoire en Israël - révèle l'importance du passé pour la résolution, au présent, d'un conflit vieux de soixante ans.
Les nationalistes connaissent un grand essor en Europe. Enracinée dans les réalités nationales, cette évolution présente des points communs : il s'agit d'abord d'une réaction à la mondialisation et à ses ravages, dans un contexte d'absence d'alternative. D'où une opposition à la supranationalité, à laquelle on répond par un repli sur l'Etat-nation, synonyme de protectionnisme, xénophobie et même racisme. La critique des élites rime avec l'apologie d'un peuple abstrait. Le mépris de la démocratie débouche sur le culte du chef. A répéter que "nous ne sommes pas dans les années 1930", on risque de sous-estimer le danger. Il y va de l'avenir de chaque Etat concerné : niveau de vie, libertés et hostilité à l'immigration. Mais l'avenir de l'Union européenne est aussi en cause : si elle mérite d'être transformée en profondeur pour répondre aux besoins des citoyens, sa destruction constituerait une menace pour un continent si longtemps en guerre.
Le 16 juillet 2017, Emmanuel Macron s'apprête à terminer son discours lors de la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'hiv'. Et soudain, se tournant vers Benyamin Netanyahou, qu'il a appelé "cher Bibi", il lance : "Nous ne céderons rien à l'antisionisme, car il est la forme réinventée de l'antisémitisme." Jamais un chef de l'Etat n'avait commis une telle erreur historique doublée d'une telle faute politique. Voilà ce que ce livre entend démontrer, sur un mode non polémique et pédagogique en traitant successivement de l'histoire du sionisme, de la diversité de l'antisionisme, de l'antisémitisme hier et aujourd'hui, enfin de la politique proche-orientale de la France.
De nombreux français d'origine, de religion ou de culture juive éprouvent un malaise qui renforce repli identitaire et radicalisation. Cette dépression se nourrit de l'impasse au Proche-Orient (symbolisée par les terribles attentats-kamikazes) et de la multiplication d'actes antijuifs en France - même si les listes qui en recensent des " centaines " mélangent incendies de synagogues et... graffitis ; et si, selon les enquêtes d'opinion, l'antisémitisme est devenu marginal, y compris parmi les jeunes Maghrébins. Ces facteurs conjoncturels n'auraient pas un tel impact s'ils n'intervenaient sur fond de crise d'identité, structurelle celle-là. Qu'est-ce qu'être juif aujourd'hui ? Si la religion, la mémoire de la Shoah, le lien avec Israël, la langue et la culture restent les piliers de la judéité, ils ne suffisent plus à la définir. Sur ce désarroi mise une campagne de manipulation des esprits, conçue pour rattraper le terrain perdu par le gouvernement israélien dans l'opinion française : il s'agit d'aligner la " communauté " pour mieux peser sur les médias. Hélas, des intellectuels issus de la gauche jouent leur partition dans cette campagne inspirée par les " anti-terroristes " d'extrême droite... Cette dérive, qui ne sert ni le combat contre l'antisémitisme ni la paix au Proche-Orient, beaucoup de juifs la rejettent. Parce qu'ils refusent de laisser les ultras - nationalistes comme orthodoxes - confisquer le judaïsme. Ce petit livre leur est dédié.
Dominique Vidal, collaborateur du Monde diplomatique et codirecteur de L'Etat du monde (La Découverte), a publié de nombreux livres sur le conflit israélo palestinien (notamment Les 100 clés du Proche-Orient, avec Alain Gresh et Emmanuelle Pauly, Pluriel), mais aussi sur le génocide nazi (Les Historiens allemands relisent la Shoah, Complexe) et sur le racisme (Le Mal-Etre arabe, avec Karim Bourtel, Agone).
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Résumé : Le "pognon de dingue" mis dans les minimas sociaux, le travail que l'on trouve dès que l'on "traverse la rue", les "centaines de milliers d'offres d'emploi vacantes"... L'actualité montre que les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté sont toujours aussi répandues à tous les niveaux de la société. A l'heure où le contrôle des chômeurs se renforce et où l'on veut imposer du bénévolat forcé aux allocataires du REA, les personnes en précarité sont encore trop souvent convoquées au tribunal de l'opinion publique : "On peut gagner plus en alternant chômage et travail qu'en travaillant à plein-temps", "Il y a des chômeurs qui ne cherchent pas de travail", "On doit avant tout sa réussite à soi-même". Ce livre défait la chape de plomb du fatalisme en répondant point par point à plus de 130 préjugés sur la pauvreté. Il montre que l'action pour la transition écologique et l'éradication de la misère sont un même combat. Fort de ses 80 000 exemplaires diffusés lors des trois premières éditions, ce livre entièrement remis à jour démontre, chiffres, documents officiels et travaux de chercheurs à l'appui, que la stigmatisation des pauvres repose non sur des faits, mais sur des discours qui masquent les véritables causes de la misère. Enrichi de questions inédites, cet antidote à la mise à l'écart des pauvres propose des idées neuves pour construire une société reposant sur l'égale dignité de chacun.