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Médiévalismes et Orientalismes. Deux exoticismes ?
Victorin Patricia
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753596825
L'Orient et le Moyen Age constituent pour l'Europe du XIXe siècle un réservoir de merveilles encore enfouies, à redécouvrir, à restaurer, alliant goût du collectionneur qui confine parfois au bric-à-brac kitsch et recherches érudites et philologiques. Le goût pour les études orientales va de pair avec celui pour les études médiévales qui se développent en parallèle. Au même titre que ce Moyen Age lointain, cet autrefois, image d'une altérité désormais inaccessible, l'Orient, autre miroir tendu à l'Occident, serait capable de réveiller "ce siècle d'eau sucrée" , selon la formule de Flaubert. L'Orient et le Moyen Age incarnent des formes d'exotisme. Si l'adjectif "exotique" , emprunté au latin exoticus apparaît pour la première fois en français sous la plume de Rabelais lorsqu'il évoque "diverses tapisseries, divers animaux, poissons, oiseaux et autres marchandises exoticques et pérégrines qui estoyent en l'allée du môle et par des halles du port" , il faut attendre le XIXe siècle pour qu'il devienne usuel, renvoyant alors à ce qui n'appartient pas à la civilisation de la personne qui parle. On l'emploie particulièrement pour désigner une plante. C'est au e siècle que le substantif fait son apparition dans la langue française désignant le goût pour les cultures très différentes de celles de l'Europe, souvent avec une idée de pittoresque superficiel. C'est donc bien la fabrique conjointe des Médiévismes, Médiévalismes et des Orientalismes comme "exoticismes" que ce livre analyse. Avec le soutien de l'Université Bretagne Sud
Connu sous différents noms - psittacus en latin, papegau en ancien français ou papegay en occitan médiéval - et finalement dénommé "perroquet" , l'oiseau multicolore porte de riches et nombreuses significations ambiguës. Du côté du sacré, il trône en compagnie de la Vierge ou du Christ. Du côté du profane, il figure auprès d'une jeune femme dénudée ou non, avec une large palette de tonalités, sérieuses, burlesques, parodiques, satiriques. Des contes indiens aux fables sud-américaines, en passant par La Fontaine, Flaubert ou Tintin, l'oiseau qui parle est une invitation au voyage : dans le temps, l'espace, la littérature et la peinture ; dans la réalité comme dans l'imaginaire. L'ouvrage raconte ainsi son histoire culturelle de l'Antiquité à nos jours, de l'Orient à l'Occident, du Nouveau Monde à l'Europe où il se perche désormais sur l'épaule des pirates.
Dans cet ouvrage, l'auteur retrace la sociogenèse du dispositif de défense et de sécurité du Cameroun. Il décrit le contexte géopolitique et international, de l'avènement du Cameroun à la souveraineté internationale. Il repère les racines historiques et politiques des forces de défense et de sécurité du Cameroun. L'auteur rappelle également les fondamentaux d'une véritable politique de défense et de sécurité dans une démocratie, à savoir la primauté du politique sur le militaire et l'indispensable soumission de l'autorité militaire au pouvoir politique, le contrôle parlementaire effectif des activités de défense et de sécurité, l'élaboration rigoureuse et le vote parlementaire régulier de la loi de programmation militaire, le formatage d'une armée républicaine, entre autres exigences. En effet, l'auteur met en dialogue et à contribution, simultanément, son expérience de chercheur enseignant des problématiques de défense et de sécurité et ses postures d'homme politique. Il s'agit d'instituer un dialogue fécond entre les stratèges et les stratégistes, les militaires et les civils, l'armée et la nation. Par ailleurs, l'auteur passe en revue, par une approche biographique brève, différentes personnalités et leurs trajectoires humaines et professionnelles au travers de l'exercice de leurs fonctions respectives, soit dans le dispositif de défense, soit dans le dispositif de sécurité. En cela, cet ouvrage est d'un grand apport pour ces repères humains, institutionnels, historiques et politiques. Cette étude présente avec clarté les différentes structures de l'armée, de la gendarmerie et de la police camerounaises face aux défis constants d'un pays, d'une région et d'un continent en plein essor de modernisation nécessaire. Cet ouvrage suscitera à coup sûr un débat salutaire pour la grande muette qui a besoin de véritables patriotes démocrates, disciplinés et jaloux de la liberté et de la souveraineté nationale.
Résumé : Cette édition rassemble pour la première fois Lettres biologiques du frère Marie-Victorin et les réponses de Marcelle Gauvreau publiées sous le titre Lettres au frère Marie-Victorin, en un seul volume, nous invitant à partager, au fur et à mesure qu'elle se déroule, cette étonnante aventure humaine. La publication, en 2018, des Lettres biologiques du frère Marie-Victorin a fait figure de révélation. Dans ces missives qu'il a adressées de 1933 à 1944 à son assistante d'alors, Marcelle Gauvreau, nous avons vu le grand scientifique aborder un champ d'études nouveau, la sexualité, en un temps où la morale dominante rendait impensable toute discussion publique sur le sujet. Nous avons alors découvert en Marie-Victorin un homme passionné, habité par le désir de briser les entraves que l'époque imposait à la fois au savant et à l'homme. Les réponses de Marcelle Gauvreau, publiées l'année suivante sous le titre Lettres au frère Marie-Victorin, nous ont révélé, par leur hauteur spirituelle, leur acuité intellectuelle et leur force d'expression, une épistolière qui n'a rien à envier à son illustre correspondant. Cette nouvelle édition rassemble pour la première fois leurs lettres en un seul volume, nous invitant à partager, au fur et à mesure qu'elle se déroule, cette étonnante aventure humaine. La correspondance qui a inspiré le film Dis-moi pourquoi ces choses sont si belles de Lyne Charlebois
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.