Au travers d'une sélection exceptionnelle de peintures et de gravures des XVe et XVIIe siècles venues d'Europe et des Etats-Unis, l'exposition porte un regard neuf sur la représentation de la mer dans l'art flamand. Car si les marines sont une spécialité de la peinture hollandaise, ce sont les artistes flamands qui en sont les véritables inventeurs. On doit à Pieter Bruegel l'Ancien les premières scènes en pleine mer comme en témoigne la Bataille navale dans le golfe de Naples, l'un de ses chefs-d'oeuvre, exceptionnellement prêté pour cette exposition par la Galleria Doria Painphilj à Rome. Le développement économique et maritime de la Flandre aux XVIe et XVIIe siècles ainsi que les batailles navales ont largement contribué au succès du genre. Cependant, au-delà d'une vision historique et sociale du sujet, les peintres n'échappent pas au pouvoir fascinant de la mer, inonde peuplé de monstres et de divinités, source inépuisable d'inspiration...
Gaspar de Crayer né à Anvers en 1584 et mort à Gand en 1669 fut considéré comme un artiste éminent... avant d'être oublié par le XIXe siècle. Son style pourtant fut comparé par Cornelis de Bie à la splendeur picturale de Rubens et à l'extrême distinction de Van Dyck. L'exposition témoignera de son talent en présentant des oeuvres issues de collections prestigieuses. Pour la première fois, on pourra admirer le Portrait de Philippe IV d'Espagne du Metropolitan Museum de New York aux côtés de celui du Palacio de Viana à Madrid.
De la fin du XVIe siècle jusqu'au milieu du XVIIe siècle, le nom Francken est associé au dynamisme de la création anversoise. Pas moins de cinq générations de peintres vont se succéder, établissant une véritable dynastie. Aujourd'hui ressort un nom, celui de Frans II Francken (1581-1642), artiste singulier et érudit à qui l'on doit de nouvelles représentations peintes, comme les fameuses galeries d'art. Loin des envolées lyriques et baroques de Rubens, son contemporain, il impose un style raffiné encore empreint d'une teinte maniériste aux couleurs chatoyantes. Un ravissement pour l'oeil, capable de séduire une clientèle nombreuse et diverse. Cette délicatesse, il l'hérite de son père, Frans I, et de ses deux oncles Hieronymus I et Ambrosius I qui surprennent à l'époque par leurs retables monumentaux aux accents italianisants. Les liens artistiques très étroits au sein du clan familial puis les collaborations impulsées par Frans II permettent une production abondante dont les modèles inondent le marché. Une réelle entreprise quia su au fil des décennies affirmer sa marque, celle des Francken.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
Résumé : Cette exposition inaugurale du musée départemental de Flandre, qui développe une thématique inédite et audacieuse, rassemble des chefs-d'oeuvre de la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles. Non seulement des grands musées internationaux, à l'instar du Kunsthistorisches Museum de Vienne avec ce prodigieux tableau de Bartholomeus Spranger (1546-1611), Mars et Vénus mis en garde par Mercure, mais aussi des collectionneurs privés ont consenti à des prêts exceptionnels. Des oeuvres inédites, conservées à l'abri des regards chez des passionnés d'art flamand, sont, pour la première fois, révélées au grand public. Ainsi cette "Allégorie de la Musique" de Jan Sanders Van Hemessen (ca. 1500-1556) est surprenante par la représentation innovante de cette femme nue assise sur son lit. Par le prisme de trois thématiques, le musée départemental de Flandre propose de découvrir la diversité des représentations du corps féminin dans la peinture flamande des XVIe et XVIIe siècles avec cette constance : révéler la sensualité de la femme.
L'exposition La Fête et la kermesse dans la peinture flamande du XVIe et XVIIe siècles se déroulera du 16 mars au 14 juillet 2019. Cette exposition s'inscrit dans le cadre des festivités liées à l'anniversaire de la mort de Pieter Brueghel l'Ancien (mort en 1569), dont le nom est indiscutablement lié à la fête villageoise. Un comité scientifique composé d'historiens de l'art, de spécialistes de la littérature et de musicologues des XVIe et XVIIe siècles rédigeront les articles du catalogue et permettront de mieux souligner les interactions entre ces domaines artistiques et de replacer les oeuvres dans leur contexte de création afin d'apporter un nouvel éclairage. Dans l'imaginaire collectif, les réunions villageoises sont principalement associées au nom de Brueghel mais ce genre ne se limite pas à cet artiste. Il prend en outre une autre coloration avec la représentation des scènes galantes, souvent légitimées par l'histoire du Fils prodigue. L'exposition rassemblera plus d'une centaine d'oeuvres provenant de musées nationaux et internationaux, parmi lesquels une majorité de tableaux mais aussi des gravures, des dessins et des enluminures. En outre, les instruments de musique, qui figurent souvent dans les compositions peintes, seront mis en relation avec ces dernières.
Gillemon Danièle ; Draguet Michel ; Sojcher Jacque
Cet ouvrage propose de revisiter l'univers surréel du maître belge au gré de la collection particulière Pierre et Nicole Ghêne, articulée autour de six thèmes clefs abordés tout au long de sa carrière : la féminité - le mystère - le rêve - la théâtralité - l'évasion - le recueillement et la solitude. Huit auteurs - historiens d'art, philosophe, conservateur, professeurs d'université, critique - livrent leur interprétation personnelle des thèmes ciblés et offrent un cheminement libre et sensible à travers les sentiers insatiablement riches et étonnants de l'oeuvre de Paul Delvaux. Non-conformiste et original, ce livre vous invite à une redécouverte des voies oniriques et énigmatiques de l'art de Paul Delvaux et à apprécier la densité et la force poétique d'une oeuvre résolument magistrale.