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Expertes en genre et connaissances féministes sur le développement. Qui sait ?
Verschuur Christine
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782343131047
Depuis la quatrième Conférence mondiale sur les femmes à Beijing, on observe une forte augmentation du nombre de personnes expertes en genre. Celles-ci circulent, tout comme les pratiques, les idées, les théories et les textes féministes qui voyagent sont interprétés, resignifiés. Des inégalités existent dans les processus d'élaboration, la circulation et la traduction des savoirs. Le champ social constitué par les expertes en genre est ainsi traversé par des rapports de pouvoir. La notion de colonialité du pouvoir et des savoirs permet d'interroger l'hégémonie et l'autorité universelle des discours et des savoirs occidentaux. Les contributions des études féministes pour revisiter le développement sont soulignées dans cet ouvrage. Ces apports, énoncés depuis diverses perspectives, s'inscrivent dans des espaces de contestation de l'ordre mondial, sont nourris de la prise de conscience des multiples rapports de domination et de l'émergence de nouveaux mouvements sociaux. Ils participent d'un processus de décolonisation de la pensée féministe. Avec la collection "Genre et développement. Rencontres", nous poursuivons le dialogue de savoirs sur les questions féministes et de genre, la construction d'alliances et de ponts entre chercheur-es, organisations féministes et de recherche, ONG, organisations de coopération, expertes, aux Nords et aux Suds. Les textes, écrits par des chercheur-es ou personnes actives dans ces initiatives sont publiés dans leur langue originale.
Comment expliquer le faible intérêt, dans la littérature sur l'économie sociale et solidaire, pour le genre et les théories féministes, alors que ces initiatives sont fortement genrées et que les femmes y sont surreprésentées ? A quelles conditions ces initiatives sont-elles une opportunité de réinvention de l'économie, réencastrée dans le social et le politique et au service de la justice sociale et de genre ? L'économie solidaire peut-elle constituer une source d'émancipation pour les femmes ou non ? (Articles en français, anglais, espagnol).
Cet ouvrage propose de donner matière à réfléchir sur les processus d'appauvrissement des paysannes et paysans. Près d'un milliard de personnes ont faim dans le monde et paradoxalement, 70 % d'entre elles font partie de familles paysannes. Les ressources naturelles et techniques sont pourtant suffisantes pour assurer une alimentation correcte de l'humanité. Le fait que les femmes contribuent de manière centrale à la production agricole est maintenant indiscutable, leur accès inégal à la terre ou d'autres ressources comme les outils, l'eau, le crédit, le travail, est mieux reconnu. Mais les études critiques du développement agraire ne s'intéressent encore que trop faiblement aux savoirs et stratégies des paysannes, aux systèmes de production paysans et la place que les paysannes y occupent, aux rapports de pouvoir entre producteurs et productrices agricoles, la multiplicité des activités agricoles et rurales — y compris le travail des paysannes dans le commerce rural ou celui des ouvrières agricoles dans les grandes exploitations. Cet ouvrage aborde ces divers champs de réflexion les silences dans l'économie politique des changements agraires en raison de l'absence de prise en compte du genre, entendu comme un outil d'analyse ; la libéralisation agricole et les questions que pose l'articulation du travail reproductif et productif au sein des systèmes de production agricoles ; les logiques d'action des paysannes et les rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans les systèmes de production vivrière, ainsi que les transformations du travail en milieu rural ; le champ de recherche autour de la question de l'accès des femmes la terre ; les luttes des paysannes et les enjeux liés au droit à l'alimentation. Cet éclairage nouveau prétend contribuer expliquer les inégalités d'accès à l'alimentation et dans le développement rural.
Le désordre urbain et les défis environnementaux que nous connaissons ne sont pas perçus ni vécus pareillement aux Suds et aux Nords, par les femmes et les hommes, par les puissants et les exclus. Un formidable essor est en cours, pour prendre conscience de ces enjeux, des injustices et des droits. Les mouvements populaires urbains et de lutte pour l'environnement participent de la réflexion sur les changements de paradigmes de développement qui sont urgents et nécessaires. Pour des raisons qui tiennent à la constitution des identités et des rapports de genre, les femmes, selon leur classe et groupe ethnique, sont particulièrement affectées par la dégradation de l'environnement et de l'habitat urbain. Dans l'urgence, et devant le manque de services publics, des femmes interviennent activement, de manière plus ou moins organisée, dans les mouvements de base pour réclamer, résister, proposer des solutions. Cependant, la forte présence des femmes dans les organisations urbaines et de lutte pour l'environnement est généralement peu ou pas reconnue. Nous assistons, dans des mouvements de base, parmi les sujets - hommes et femmes - qui y sont engagés, à la prise de conscience et à l'affirmation de nouvelles valeurs, à un engagement qui s'articule autour de la prise de conscience de droits. Il s'agit non seulement du droit à avoir de l'eau ou de l'électricité à un tarif abordable, à avoir un environnement non nuisible à la santé, à avoir un travail dignement rémunéré, mais aussi du droit à ne pas être battue, à ne pas être expulsée de sa maison, à sortir librement de chez soi, à participer aux choix politiques. Dans certains mouvements populaires urbains, qui participent de ce travail de prise de conscience et de revendication des droits, il nous semble que des brèches s'ouvrent pour envisager des alternatives, sur ces territoires de vie, sans plus attendre.
Le regard colonial sur la construction de la "femme du Tiers-monde" a été dénoncé depuis longtemps par des chercheures féministes du Sud et leur contribution au renouvellement de la pensée critique sur la mondialisation est maintenant reconnue. Cependant, l'économie globale de la connaissance, y compris dans les études féministes, continue de privilégier des concepts et des théories développées au Nord, sans reconnaître justement les contributions théoriques du Sud. Cet ouvrage présente des regards critiques sur la production et la circulation de connaissances dans le domaine des études féministes et de genre à partir des perspectives du Sud global. Il expose des analyses critiques de l'économie globale de la connaissance, discute de la colonialité du pouvoir et des savoirs, des épistémologies féministes et des méthodologies que la recherche féministe privilégie. Il explore le champ social des expertes en genre à partir d'analyses dans différents contextes. Il aborde enfin des savoirs locaux des femmes et des féministes et comment ceux-ci renouvellent l'analyse critique de programmes de "développement". Les textes ici réunis témoignent de la richesse des apports du Sud global au champ des savoirs féministes dans son ensemble, tant au niveau des théories qu'au niveau des pratiques. Ils remettent en question l'hégémonie des savoirs occidentaux. Cet effort de reconnaissance des savoirs "des autres" féministes proposé par cette collection demande à être amplifié, pour transformer les rapports de genre, de classe, de race et géopolitiques inégaux et construire un monde soucieux de justice sociale et de genre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.