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Cahiers genre et développement N° 8/2012 : Genre, changements agraires et alimentation
Verschuur Christine
L'HARMATTAN
51,00 €
Épuisé
EAN :9782296993037
Cet ouvrage propose de donner matière à réfléchir sur les processus d'appauvrissement des paysannes et paysans. Près d'un milliard de personnes ont faim dans le monde et paradoxalement, 70 % d'entre elles font partie de familles paysannes. Les ressources naturelles et techniques sont pourtant suffisantes pour assurer une alimentation correcte de l'humanité. Le fait que les femmes contribuent de manière centrale à la production agricole est maintenant indiscutable, leur accès inégal à la terre ou d'autres ressources comme les outils, l'eau, le crédit, le travail, est mieux reconnu. Mais les études critiques du développement agraire ne s'intéressent encore que trop faiblement aux savoirs et stratégies des paysannes, aux systèmes de production paysans et la place que les paysannes y occupent, aux rapports de pouvoir entre producteurs et productrices agricoles, la multiplicité des activités agricoles et rurales — y compris le travail des paysannes dans le commerce rural ou celui des ouvrières agricoles dans les grandes exploitations. Cet ouvrage aborde ces divers champs de réflexion les silences dans l'économie politique des changements agraires en raison de l'absence de prise en compte du genre, entendu comme un outil d'analyse ; la libéralisation agricole et les questions que pose l'articulation du travail reproductif et productif au sein des systèmes de production agricoles ; les logiques d'action des paysannes et les rapports de pouvoir entre hommes et femmes dans les systèmes de production vivrière, ainsi que les transformations du travail en milieu rural ; le champ de recherche autour de la question de l'accès des femmes la terre ; les luttes des paysannes et les enjeux liés au droit à l'alimentation. Cet éclairage nouveau prétend contribuer expliquer les inégalités d'accès à l'alimentation et dans le développement rural.
Les études féministes ont souligné l'importance d'étudier le travail auparavant invisible des femmes, productif et reproductif, et la nouvelle division du travail productif et reproductif dans la mondialisation du capitalisme. L'analyse du capitalisme mondialisé dans une perspective décoloniale permet de comprendre qu'il n'est pas seulement un système économique ni uniquement un système culturel mais un réseau global de pouvoir intégré par des processus économiques, politiques et culturels qui constituent un ensemble. Partout on observe un système, social, économique, culturel, moral d'organisation de la reproduction sociale, y compris le care, entendu comme échange économico-affectif, qui implique des biens et des services liés à l'économie capitaliste. Dans le nouvel ordre économique global, que l'on pourrait toujours qualifier de colonial, caractérisé par la nouvelle division internationale du travail, l'articulation entre rapports sociaux dans l'économie domestique et capitaliste prend de nouvelles formes. Mais le système repose toujours sur l'organisation de l'ensemble des activités et des rapports indispensables à la reproduction sociale, par-delà les frontières, dans des réseaux et foyers transnationaux, en s'appuyant sur des discours de genre et de race, voire de classe. Dans ce système, les femmes migrantes sont particulièrement présentes. Elles constituent un maillon essentiel du système de protection sociale aux Nords, y contribuent à la production de richesses, tout en assurant l'organisation de la reproduction sociale aux Suds, dans les foyers de leurs pays d'origine.
Cantines populaires, crèches communautaires, jardins de quartier, monnaies locales, groupes de production artisanale, de consommation directe, d'entraide, réseaux d'échange de savoirs, les initiatives fondées sur des solidarités fourmillent de par le monde. Les travailleurs précaires, les populations de classe populaire, noires, indigènes, et parmi elles en particulier les femmes, y sont surreprésentés. Expression des rapports sociaux de sexe et de production, ces collectifs sont aussi des espaces où, sous certaines conditions, le pouvoir peut être renégocié et où des alternatives, parfois ambivalentes, s'amorcent. Comment saisir le potentiel de ces initiatives sans perdre de vue les rapports sociaux dans lesquels elles se situent ? Quels sont les apports mutuels des études féministes et de l'économie solidaire ? A quelles conditions, finalement, l'économie solidaire peut-elle être transformatrice et féministe ?
Un premier éclairage de l'ensemble des situations dans lesquelles les femmes sont insérées économiquement mais également les principales notions qui informent structurellement ces situations comme celles de la division sexuelle du travail, de l'articulation entre les rapports de production domestique et les rapports de production capitaliste. Malgré la diversité culturelle et politique dans des contextes géographiques variés, on constate l'invariabilité de l'exploitation du travail des femmes.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.