Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Cahiers genre et développement N° 6, 2007 : Genre, mouvements populaires urbains et environnement.
Verschuur Christine
L'HARMATTAN
34,50 €
Épuisé
EAN :9782296041912
Le désordre urbain et les défis environnementaux que nous connaissons ne sont pas perçus ni vécus pareillement aux Suds et aux Nords, par les femmes et les hommes, par les puissants et les exclus. Un formidable essor est en cours, pour prendre conscience de ces enjeux, des injustices et des droits. Les mouvements populaires urbains et de lutte pour l'environnement participent de la réflexion sur les changements de paradigmes de développement qui sont urgents et nécessaires. Pour des raisons qui tiennent à la constitution des identités et des rapports de genre, les femmes, selon leur classe et groupe ethnique, sont particulièrement affectées par la dégradation de l'environnement et de l'habitat urbain. Dans l'urgence, et devant le manque de services publics, des femmes interviennent activement, de manière plus ou moins organisée, dans les mouvements de base pour réclamer, résister, proposer des solutions. Cependant, la forte présence des femmes dans les organisations urbaines et de lutte pour l'environnement est généralement peu ou pas reconnue. Nous assistons, dans des mouvements de base, parmi les sujets - hommes et femmes - qui y sont engagés, à la prise de conscience et à l'affirmation de nouvelles valeurs, à un engagement qui s'articule autour de la prise de conscience de droits. Il s'agit non seulement du droit à avoir de l'eau ou de l'électricité à un tarif abordable, à avoir un environnement non nuisible à la santé, à avoir un travail dignement rémunéré, mais aussi du droit à ne pas être battue, à ne pas être expulsée de sa maison, à sortir librement de chez soi, à participer aux choix politiques. Dans certains mouvements populaires urbains, qui participent de ce travail de prise de conscience et de revendication des droits, il nous semble que des brèches s'ouvrent pour envisager des alternatives, sur ces territoires de vie, sans plus attendre.
Le regard colonial sur la construction de la "femme du Tiers-monde" a été dénoncé depuis longtemps par des chercheures féministes du Sud et leur contribution au renouvellement de la pensée critique sur la mondialisation est maintenant reconnue. Cependant, l'économie globale de la connaissance, y compris dans les études féministes, continue de privilégier des concepts et des théories développées au Nord, sans reconnaître justement les contributions théoriques du Sud. Cet ouvrage présente des regards critiques sur la production et la circulation de connaissances dans le domaine des études féministes et de genre à partir des perspectives du Sud global. Il expose des analyses critiques de l'économie globale de la connaissance, discute de la colonialité du pouvoir et des savoirs, des épistémologies féministes et des méthodologies que la recherche féministe privilégie. Il explore le champ social des expertes en genre à partir d'analyses dans différents contextes. Il aborde enfin des savoirs locaux des femmes et des féministes et comment ceux-ci renouvellent l'analyse critique de programmes de "développement". Les textes ici réunis témoignent de la richesse des apports du Sud global au champ des savoirs féministes dans son ensemble, tant au niveau des théories qu'au niveau des pratiques. Ils remettent en question l'hégémonie des savoirs occidentaux. Cet effort de reconnaissance des savoirs "des autres" féministes proposé par cette collection demande à être amplifié, pour transformer les rapports de genre, de classe, de race et géopolitiques inégaux et construire un monde soucieux de justice sociale et de genre.
Le présent ouvrage s'attache à souligner la diversité et la richesse des mouvements de femmes de par le monde, qui se sont organisés autour d'enjeux variés, que ce soit autour du droit de vote des femmes, du droit des filles à l'éducation, des luttes anticoloniales, des discriminations racistes envers des femmes, ou divers autres droits. II explore aussi les débats sur l'articulation des différentes appartenances de classe, race, caste, genre et la façon dont ces catégories se croisent, se renforcent. Ce débat est déjà ancien, puisqu'il a été abordé dès le XIX e siècle, par exemple avec les textes de Flora Tristan, en Chine dans les années 1920, ou dans les années 1960 aux Etats-Unis avec les femmes du mouvement Black Feminism. A partir des années 1980, se développe une démarche critique de l'hégémonie d'une certaine pensée féministe, blanche, occidentale, qui n'avait pas suffisamment reconnu les tensions dans les débats et luttes féministes, pourtant âpres, autour des questions de classe, de race ou de nation. Cette démarche de décolonisation du féminisme est inspirée par des militantes et théoriciennes issues de la migration, des minorités, et surtout par des militantes et théoriciennes dans les pays du Sud. La réflexion sur l'intersectionnalité des catégories de genre, classe, race, caste, a permis de construire de nouveaux champs théoriques, qui ont souvent précédé l'institutionnalisation du champ d'études postcoloniales Cet ouvrage permet aussi que s'expriment et soient rapportés les expériences concrètes des femmes et des mouvements de femmes, dans toute leur diversité, et les savoirs qui sont élaborés par et avec elles. Ce travail correspond à une reconnaissance, non seulement des capacités d'agir mais aussi des capacités de penser, de manière critique, des femmes de différentes appartenances et de divers horizons culturels, et auxquelles les théories féministes sont redevables. Les cahiers sont un recueil de documents de référence et d'articles originaux sur la notion de genre et l'analyse des problèmes de développement qu'elle permet. Ils ne constituent pas un " manuel " mais proposent un choix, accessible et en langue française, de documents sur la thématique " genre et développement ".
Dans un contexte de crise de la reproduction sociale, d'appauvrissement et d'inégalités croissantes, des myriades d'initiatives menées par des femmes émergent, se connectent et se transforment en force politique. Souvent en marge des circuits officiels, elles agissent à bas bruit mais elles fourmillent, essaiment, bouillonnent. Elles réorganisent et politisent la reproduction sociale ; elles redéfinissent le sens du travail et de la valeur ; elles explorent de nouvelles façons de faire de l'économie et de la politique ; elles construisent des rapports sociaux solidaires et luttent contre leur subordination et pour leurs droits. Ce faisant, elles expriment des pratiques de résistance et agissent pour un changement social féministe et durable. Ce livre explore des pratiques menées par des groupes de femmes dans six régions d'Amérique latine et d'Inde, en éclairant leurs luttes multiples, leurs fragilités mais aussi leurs forces et leurs réalisations. Il innove en proposant une analyse féministe qui renouvelle en profondeur les perspectives sur l'économie solidaire. Il revisite les débats empiriques et théoriques, mais aussi politiques, sur la reproduction sociale. Repenser la valeur et réorganiser la reproduction sociale dans une perspective solidaire se révèle en effet incontournable pour lutter contre les effets destructeurs et déshumanisants du système capitaliste global patriarcal. En ces temps de profonds bouleversements et d'incertitudes, ce livre offre une lueur d'espoir face aux crises écologique, économique, sociale et démocratique qui secouent l'ensemble de la planète.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.