Avec ce magnifique nouveau roman, auréolé du Prix Strega, Sandro Veronesi démontre brillamment que la psyché humaine constitue le plus fertile des terreaux romanesques, le plus touchant et le plus vibrant. A travers le parcours de Marco Carrera, "Le colibri" donne à voir ce qui détermine une existence et en fonde le sens, parfois dans la douleur. Une souffrance n'empêchant pas les moments de bonheur, les fulgurances heureuses et souvent indissociable de ceux-ci. A la fois histoire d'un amour aussi profond qu'inabouti , d'une famille marquée au fer rouge par la tragédie, et d'une filiation salvatrice, "Le colibri" est avant tout le récit d'un homme mû par une extraordinaire capacité de résilience, qui avance malgré lui sous les coups de boutoir de la vie. Poignant, bouleversant et lumineux !
Tu es un colibri parce que, comme le colibri, tu mets toute ton énergie à rester immobile. Tu réussis à t'arrêter dans le monde et dans le temps, tu réussis à arrêter le monde et le temps autour de toi, et même parfois tu réussis à le remonter, à retrouver le temps perdu, tout comme le colibri est capable de voler à reculons. Et c'est pour cette raison qu'il fait si bon vivre près de toi". C'est ainsi que Luisa, la femme qu'il aime et qui ne cesse de lui échapper, s'adresse à Marco Carrera. Mais qu'advient-il d'un homme lorsque la passion et la tragédie s'invitent ensemble au coeur d'une nuit d'été ? Une virtuosité narrative époustouflante. Le Figaro littéraire. Une épopée pleine de surprises. Les Inrockuptibles. Un final qui nous essore le coeur. Elle. Un monument de beauté. Le Journal du dimanche. Prix Strega. Prix du livre étranger France Inter / Le Point 2021. Traduit de l'italien par Dominique Vittoz.
Acclamé comme véritable chef-d??uvre, Prophétie, qui ouvre ce recueil, traite des difficultés d?un fils qui accompagne son père tout le long d?une maladie aussi éprouvante qu?incurable. Veronesi nous conduit dans son monde où règnent l?obsession du mal, l?amour, la mort.On saisit les personnages au tournant de leur vie, ou à l?époque de leur maturité tourmentée, hantés par des questions irrésolues aux conséquences parfois dramatiques.Un briquet atterrit dans le moteur d?une voiture, une vieille voix au téléphone veut parler à une inconnue, une simple promenade à Paris se termine par l?inquiétante traversée à pied des Champs-Élysées... Il faut le lire pour le croire.Ce que vivent les protagonistes de ces nouvelles est banal et extraordinaire à la fois, si bien que l?on a envie d?accompagner ces gens ordinaires pour donner un sens à ce qu?ils font. Magistral.
Résumé : Acclamé comme véritable chef-d'oeuvre, Prophétie, qui ouvre ce recueil, traite des difficultés d'un fils qui accompagne son père tout le long d'une maladie aussi éprouvante qu'incurable. Veronesi nous conduit dans son monde où règnent l'obsession du mal, l'amour, la mort. On saisit les personnages au tournant de leur vie, ou à l'époque de leur maturité tourmentée, hantés par des questions irrésolues aux conséquences parfois dramatiques. Un briquet atterrit dans le moteur d'une voiture, une vieille voix au téléphone veut parler à une inconnue, une simple promenade à Paris se termine par l'inquiétante traversée à pied des Champs-Elysées... Il faut le lire pour le croire. Ce que vivent les protagonistes de ces nouvelles est banal et extraordinaire à la fois, si bien que l'on a envie d'accompagner ces gens ordinaires pour donner un sens à ce qu'ils font. Magistral.
Avec ce magnifique nouveau roman, auréolé du Prix Strega, Sandro Veronesi démontre brillamment que la psyché humaine constitue le plus fertile des terreaux romanesques, le plus touchant et le plus vibrant. A travers le parcours de Marco Carrera, "Le colibri" donne à voir ce qui détermine une existence et en fonde le sens, parfois dans la douleur. Une souffrance n'empêchant pas les moments de bonheur, les fulgurances heureuses et souvent indissociable de ceux-ci. A la fois histoire d'un amour aussi profond qu'inabouti , d'une famille marquée au fer rouge par la tragédie, et d'une filiation salvatrice, "Le colibri" est avant tout le récit d'un homme mû par une extraordinaire capacité de résilience, qui avance malgré lui sous les coups de boutoir de la vie. Poignant, bouleversant et lumineux !
Résumé : En l'espace de vingt-quatre heures, Pietro Paladini perd le contrôle de sa vie : il commet une faute professionnelle, se fait retirer son permis de conduire et égare son téléphone portable. De retour à son bureau, il découvre sa secrétaire en pleurs ; la police a tout emporté et son associé a pris la fuite. Et, alors que son monde s'écroule, sa compagne le quitte et sa fille part s'installer chez sa tante. Pour sortir de ce tourbillon infernal, Pietro décide de disparaître à son tour. Peut-être retrouvera-t-il la vie normale qu'il a perdue ou, du moins, qu'il croyait être la sienne...
Résumé : Comment tirer parti de chaque instant ? Accepter la fin d'un amour ? Fuir l'habitude ? En deux mots : comment vivre ? Toutes ces questions, que chacun se pose aujourd'hui, Montaigne y a réfléchi et y a apporté des réponses dans ses Essais. D'où l'extrême modernité de la pensée de cet auteur qui, en écrivant sur sa vie, nous fournit les clés pour un art de vivre. Véritable phénomène d'édition en Angleterre et aux Etats-Unis, ce livre de Sarah Bakewell, abondamment nourri de citations des Essais, aborde de manière chronologique et thématique la vie de Montaigne, les événements qui ont marqué son temps, et nous tend un miroir où chacun peut se reconnaître.
Résumé : Il y a cinq ans, Timmy a été témoin du meurtre de son père. Avant de s'enfuir, l'assassin, aux yeux très bleus, ce dont le garçon se souvient précisément, lui a lancé : "Dis à ta mère qu'elle est la prochaine". Depuis, l'enfant et sa mère, Laurie, vivent sous cette menace. La jeune femme, célèbre productrice télé, démarre une série choc sur les affaires non résolues. Le premier épisode revient sur l'affaire du "Gala des lauréates" : il y a vingt ans, Betsy Powell et son mari organisaient une grande soirée en l'honneur du diplôme de leur fille. La nuit même, Betsy mourait étouffée. Alors qu'on s'apprête à reconstituer la scène du crime dans la splendide demeure des Powell, quelqu'un épie Laurie dans l'ombre, quelqu'un qui a les yeux d'un bleu éclatant. Commence alors un huis clos haletant.
Jean Giono est né en Provence, à Manosque, où il a passé presque toute sa vie. Si son imaginaire prend sa source et s'inscrit dans les paysages arides de cette région, Giono n'est pas pour autant un auteur "provençal". C'est le romancier de la vie, de la terre, des sensations, du bonheur et de l'ennui, des passions humaines les plus pures, et les plus sombres aussi. Henri Godard retrace la vie d'un conteur-né, charmeur et plein d'humour, et évoque l'extraordinaire puissance d'invention d'une oeuvre tout entière dédiée au romanesque. Sous des allures de classique, Jean Giono est un auteur résolument moderne qui a su renouveler la fiction et faire du roman un divertissement de roi.
Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame: une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus - la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... - se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations: le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère. Biographie: Erri De Luca est né à Naples en 1950 et vit aujourd'hui près de Rome. Venu à la littérature "par accident" avec Pas ici, pas maintenant, son premier roman mûri à la fin des années quatre-vingt, il est depuis considéré comme un des écrivains les plus importants de sa génération, et ses livres sont traduits dans de nombreux pays. En 2002, il a reçu le prix Femina étranger pour Montedidio.
Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.4e de couverture : "Pereira prétend qu'il y avait trois hommes habillés en civil, et qu'ils étaient armés de pistolets. Le premier qui entra était un petit maigrichon avec de fines moustaches et une barbiche couleur châtain. Police politique, dit le petit maigrichon avec l'air de celui qui commandait, nous devons perquisitionner l'appartement, nous recherchons une personne. Faites-moi voir votre carte d'identification, s'opposa Pereira. L'un des deux autres pointa son pistolet vers la bouche de Pereira et susurra : ça te suffit comme identification, gros lard ?" Lisbonne 1938. Sur fond de salazarisme portugais, de fascisme italien et de guerre civile espagnole, un journaliste portugais solitaire voit sa vie bouleversée. Devenue une oeuvre emblématique de la résistance au totalitarisme et à la censure, Pereira prétend raconte la prise de conscience d'un homme confronté à la dictature.Notes Biographiques : Né à Pise en 1943, Antonio Tabucchi est l'auteur d'une vingtaine de livres (romans et récits) traduits dans le monde entier et qui ont reçu plusieurs récompenses internationales. Philologue et traducteur italien de Pessoa, auquel il a consacré plusieurs essais, il a été professeur à l'université de Sienne, et professeur invité au Bard College de New York et au Collège de France. Il a collaboré au Monde, au Corriere della Sera et à El País, et a publié de nombreux textes dans La Nouvelle Revue française. Certains de ses livres ont été adaptés au théâtre et au cinéma (Nocturne indien par Alain Corneau, Le Fil de l'horizon par Fernando Lopes, Pereira prétend par Roberto Faenza, Requiem par Alain Tanner). Antonio Tabucchi est décédé en 2012.
«L'infirmière lui prit le menton dans sa main, exactement comme on fait avec les enfants, quand on les interroge sur ce qu'ils désirent, et demanda : "Ainsi, si je venais cette nuit... cela te ferait plaisir ?"Luca leva les yeux vers elle et : "Bien sûr, répondit-il avec simplicité, bien sûr que cela me ferait plaisir."Droite et immobile, elle le couvait de ses yeux brillants, de ses yeux si jeunes et si différents des vieilles et froides paupières brûlées par le collyre, à travers lesquelles ils scintillaient. Puis, d'un ton prometteur, magnanime et maternel, elle annonça : "Eh bien... si vraiment ça te fait plaisir... Je viendrai."»