Le jardin est un lieu-concept partagé par des civilisations distinctes, souvent éloignées dans le temps et dans l'espace. Même si, en tant que tel, il relève de la culture universelle, cet ouvrage explore la manière dont le jardin s'implante dans la tradition et l'actualité anglo-saxonnes. L'architecture, la politique, la littérature, les sciences et la philosophie rattachent ce jardin à un héritage mythologique qui nourrit son espace à mi-chemin entre l'individu et la société, la nature et la culture, l'élan idéaliste de l'art et l'ancrage raisonné de la science. Les dix-sept articles de ce volume tentent de répondre à une question qui s'impose : nourri par le mythe, le jardin anglo-saxon produit-il ses propres mythes en retour ? C'est sa structure, réelle ou représentée, qui s'offre alors comme fil conducteur pour retracer les interactions entre architectes et ordonnateurs, jardiniers et usagers, écrivains et lecteurs et pour montrer que dans le cadre de logique sociétale qui accueille l'action idéologue de ces mythes, anciens et nouveaux, le jardin se révèle être toujours, depuis des millénaires, au coeur d'un débat culturel.
Les formes brèves sont aujourd'hui un mode de communication et d'expression artistique incontournable, omniprésent dans notre culture mais en même temps méconnu. Mouvant et polymorphe, ce format relève aussi bien de l'art que de la littérature, des sciences de la communication, du cinéma, de l'audiovisuel et de nombreux autres domaines. Il n'a pour autant fait l'objet que d'un petit nombre de publications interdisciplinaires. En confrontant les approches et les objets et en observant points communs et différences, il est toutefois possible d'en cerner les contours et d'en identifier les grandes lignes, qui ont à voir avec les notions de court, d'éphémère, de simple, de concis, de dense, voire d'inachevé, sans se confondre avec elles. Les textes rassemblés ici selon une perspective interdisciplinaire et internationale envisagent donc les formes brèves dans leur diversité, d'un point de vue diachronique tout autant que synchronique. Ils permettent de nourrir non seulement des analyses ciblées sur ces différents types de formes brèves (au cinéma, en littérature, dans l'art, dans la communication, etc.), mais aussi une réflexion théorique sur les questions de définitions, les enjeux, la modernité, ou encore sur la transgénéricité et la transmédialité qui caractérisent souvent ces formes brèves.
Clefs concours : S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Clefs concours Anglais - Littérature : Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères : un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes thématiques, indipensables à la compréhension des enjeux de la question ; des ouvertures pour des pistes de réflexion ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation pratique entre les fiches et les références.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?