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Formes brèves. Au croisement des pratiques et des savoirs
Meynard Cécile ; Vernadakis Emmanuel
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753579101
Les formes brèves sont aujourd'hui un mode de communication et d'expression artistique incontournable, omniprésent dans notre culture mais en même temps méconnu. Mouvant et polymorphe, ce format relève aussi bien de l'art que de la littérature, des sciences de la communication, du cinéma, de l'audiovisuel et de nombreux autres domaines. Il n'a pour autant fait l'objet que d'un petit nombre de publications interdisciplinaires. En confrontant les approches et les objets et en observant points communs et différences, il est toutefois possible d'en cerner les contours et d'en identifier les grandes lignes, qui ont à voir avec les notions de court, d'éphémère, de simple, de concis, de dense, voire d'inachevé, sans se confondre avec elles. Les textes rassemblés ici selon une perspective interdisciplinaire et internationale envisagent donc les formes brèves dans leur diversité, d'un point de vue diachronique tout autant que synchronique. Ils permettent de nourrir non seulement des analyses ciblées sur ces différents types de formes brèves (au cinéma, en littérature, dans l'art, dans la communication, etc.), mais aussi une réflexion théorique sur les questions de définitions, les enjeux, la modernité, ou encore sur la transgénéricité et la transmédialité qui caractérisent souvent ces formes brèves.
Les garçons et filles Sourds se trouvent inscrits "en langage" grâce à leur famille: ils sont ainsi spontanément poussés à parler avec les mains et à entendre avec les yeux. Très précocement, grâce à la langue des signes française (LSF), ils peuvent accéder aux langues écrites et vocales. Or paradoxalement, les dispositifs d'accueil de notre pays font barrage à une telle modalité de dire. Pourquoi donc persiste-t-on, contrairement à certains pays voisins, à entraver cette prise de parole gestuelle? Pourquoi les dispositifs éducatifs d'accueil des enfants Sourds relèvent-ils le plus généralement d'une telle logique rééducative et renoncent-ils par là même à être de véritables espaces d'accès au savoir et à la culture? Comment pourrions-nous, par l'instauration d'un accueil précoce et d'une scolarisation bilingues, expérimentés dans d'autres pays, faire réellement place à ces "signes pour le dire"? Sous forme d'une "lettre à une amie", l'auteur propose un parcours et une analyse des préjugés existant à l'encontre des Sourds encore trop souvent considérés comme des "malades à soigner", des "handicapés du langage et de la parole", et non des sujets désirants. Il montre combien nous demeurons sourds à ce que ceux-ci pourraient nous enseigner, et en quoi l'accueil que notre société réserve aux Sourds est emblématique de notre rapport à l'altérité et de notre difficulté à vivre ensemble.
On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans", comme l'écrivait Rimbaud. Dix-sept ans, c'est l'âge du narrateur de "L'inavouée". Poète amoureux de la nature, des oiseaux et de la plume, il se lie d'amitié avec Sylvain, un jeune romancier. Mai 68 déboule dans leur vie. Sylvain est appelé sous les drapeaux, le narrateur cherche la plage sous les pavés. Ce printemps, et l'Histoire, les séparent. La fêlure ira s'élargissant lorsque le narrateur rencontrera celle que Sylvain ne lui a jamais avouée.
La vie élégante n'est-elle qu'affaire de comportement, voire de naissance ?? Se résume-t-elle au savoir-vivre ?? Nombreuses sont les oeuvres littéraires du xixe ? siècle qui traitent de cette question, explicitement ou au détour d'un personnage d'élégante ou de dandy. C'est au début de ce siècle que s'invente le concept de vie élégante, magistralement illustré en 1830 par Balzac avec son célèbre traité. La notion parcourra tout le siècle, jusqu'à la Belle Epoque. Au-delà en effet des redingotes serrées à la taille ou des chapeaux surchargés, l'élitisme de l'élégance interroge l'avenir d'une société traversée d'aspirations égalitaires. Jonglant entre naturel et affectation, entre ostentation un peu vulgaire et discrétion tout aristocratique, entre originalité et respect des conventions ou bienséances de la vie mondaine dont elle est proche sans se confondre avec elle, la vie élégante impose ses codes et modèles grâce à la presse. Elle nourrit le goût du siècle pour les descriptions réalistes, picturales et raffinées mais elle interroge surtout la différence ontologique entre l'être et le paraître, d'où le tropisme naturel de la littérature à s'y consacrer. Qualité aristocratique à l'origine, l'élégance interroge la sociabilité mondaine, le parisianisme, l'art de vivre, autant que l'écriture même et son style. Les présentes contributions, réunies en hommage à Anne-Simone Dufief, témoignent de la fécondité du concept de vie élégante pour approcher l'éthique et la sociologie de la France du xixe ? siècle.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.