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Grandes controverses en éducation
Vergnioux Alain
P.I.E. P. LANG
67,20 €
Épuisé
EAN :9783034312592
Au cours des dernières décennies, le champ de l'éducation et de la pédagogie a été parcouru de controverses parfois très vives, qui laissaient cependant l'impression de reprendre des débats anciens. Ceux-ci s'étaient déjà rencontrés sous la Renaissance ou au XIXe siècle, quand se mettent en place les conditions modernes de l'école. Un séminaire a réuni pendant 4 ans des chercheurs des Universités de Caen, Nantes et Rouen autour de ces questions. Etudier ce type de controverses présente en effet de nombreux avantages : elles portent sur des notions centrales de l'éducation et constituent un observatoire privilégié pour l'analyse de la " raison éducative ". Il s'agit, en effet, de dégager des continuités, des constantes, de reconstituer des genèses ou des périodes, et d'étudier les enjeux et les arguments mis en oeuvre. Il est alors possible de mettre en contrastes les systèmes d'explication et de légitimation mobilisés et d'éclairer de façon critique des débats qui, aujourd'hui encore, empruntent à leur insu les mêmes voies.
Comment expliquer le retard et les inégalités dans l'instruction et la scolarisation des filles par rapport à celles des garçons ? Cet ouvrage met en évidence les croyances et les préjugés dans lesquels ceux-ci sont enracinés et il interroge le caractère normal et naturel de ces privilèges accordés aux garçons. Par une approche à la fois historique et philosophique, il analyse les "théorisations" philosophiques qui sont censées les légitimer dans une conception différencialiste des sexes qui leur assigne des finalités différentes et inégales. Mais la mise en perspective historique montre aussi que les conceptions de l'éducation des filles ne vont pas sans susciter des paradoxes et des conflits. Chez Molière, Rousseau ou Mgr Dupanloup, chez Cabanis, Camille Sée ou Henri Marion, l'auteure démonte ces conceptions qui organisent l'éducation des filles et dégage les mécanismes normatifs de différenciation et de hiérarchisation qui les conditionnent. Cependant, tout au long de ce parcours historique, des contestations s'opposent à cette idéologie diffuse soutenant la domination masculine (les Précieuses, Comenius, Mary Wollstonecraft et bien d'autres au XIXe siècle). Mais elles n'empêcheront pas qu'à travers leurs transformations et leurs ajustements contextuels, les inégalités perdurent.
L'ouvrage se propose d'analyser les oeuvres de trois réalisateurs, Alain Resnais, Jean-Luc Godard et Federico Fellini, sous l'angle de la mélancolie. Celle-ci imprègne leurs films au niveau de la narration, des situations qui pèsent sur les personnages - de la "fatigue de vivre" qui accable Michel Poiccard dans A bout de souffle au "dégoût de soi" qu'éprouve Marcello dans La Dolce Vita ; errances, vagabondage, vide intérieur, transformation spectrale du monde, évanouissement progressif des choses et des êtres dans Roma ou Muriel. Mais il s'agit aussi de montrer que dans ces films, la blessure et la douleur "mélancoliques" travaillent leurs modes d'écriture : travellings interminables, jeux de miroirs, fragmentation du récit, répétitions en boucle des situations, désespérées ou grotesques, dont l'univers du cirque et son folklore absurde offrent la métaphore. La fracture serait alors au coeur des images ; elle gagne leurs agencements, leur fabrique, leurs entrecroisements contradictoires, labyrinthiques. La mélancolie d'un Godard, d'un Resnais, d'un Fellini serait celle d'un cinéma en exil à l'intérieur de lui-même, dans un espace où il se perd et tente sans cesse de se ressaisir.
Expliquer en quoi consiste la pédagogie, essayer de rendre compte de son mode d'existence et de ses mécanismes, examiner en quoi et à quelles conditions elle peut se présenter sous la forme de textes théoriques, tel serait le propos de cet ouvrage. Dans une première partie, il resitue les questions que la pédagogie soulève à l'intérieur de la philosophie de l'éducation et rappelle les travaux menés sur la question (O Reboul, N Charbonnel, D Hameline) puis il définit les cadres conceptuel et méthodologique à partir desquels la question des théories pédagogiques sera envisagée. L'hypothèse est d'aborder la pédagogie dans l'immanence des "ensembles discursifs" auxquels elle n'a cessé de donner lieu au cours de son histoire; c'est en effet dans la forme de ses discours (plus que dans ses actions) qu'elle laisse apparaître ses caractères propres: statut et articulation entre ses énoncés; organisation et fonctionnalité de ses niveaux de rationalisation: spécificité de ses constructions théoriques. Dans une seconde partie, procédant par étude de cas, empruntés à l'histoire de la pédagogie entre le XVIIe et le XXe siècle, l'auteur étudie les modes de théorisation rencontrés chez Coménius, Diderot, Compayré, Durkheim, Dewey, Freinet. La conclusion propose un cadre théorique susceptible de clarifier la question des théorisations pédagogiques.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Présenter la politique étrangère de la France dans tous ses aspects notables, tel est l'objet des volumes des Documents diplomatiques français : pénétrer dans le secret des chancelleries, suivre le regard des diplomates français aux quatre coins du monde et leurs négociations politiques ou commerciales, leur rôle culturel, voir comment s'élabore la décision de politique étrangère à Paris, assister grâce aux procès-verbaux aux entretiens entre les principaux responsables, voilà quelques-unes des possibilités offertes aux lecteurs avides d'une histoire fondée sur des sources irréfutables. Puisés dans les fonds d'archives du ministère des Affaires étrangères, ces documents, qui concernent les différentes périodes du XXe siècle, des plus récemment ouvertes à la consultation sur les années 1960, aux plus anciennes sur la Grande Guerre, sont sélectionnés avec objectivité et annotés avec soin par des équipes d'archivistes et d'historiens.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.