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Genre et éducation des filles. Des clartés de tout
Mosconi Nicole ; Vergnioux Alain
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343111094
Comment expliquer le retard et les inégalités dans l'instruction et la scolarisation des filles par rapport à celles des garçons ? Cet ouvrage met en évidence les croyances et les préjugés dans lesquels ceux-ci sont enracinés et il interroge le caractère normal et naturel de ces privilèges accordés aux garçons. Par une approche à la fois historique et philosophique, il analyse les "théorisations" philosophiques qui sont censées les légitimer dans une conception différencialiste des sexes qui leur assigne des finalités différentes et inégales. Mais la mise en perspective historique montre aussi que les conceptions de l'éducation des filles ne vont pas sans susciter des paradoxes et des conflits. Chez Molière, Rousseau ou Mgr Dupanloup, chez Cabanis, Camille Sée ou Henri Marion, l'auteure démonte ces conceptions qui organisent l'éducation des filles et dégage les mécanismes normatifs de différenciation et de hiérarchisation qui les conditionnent. Cependant, tout au long de ce parcours historique, des contestations s'opposent à cette idéologie diffuse soutenant la domination masculine (les Précieuses, Comenius, Mary Wollstonecraft et bien d'autres au XIXe siècle). Mais elles n'empêcheront pas qu'à travers leurs transformations et leurs ajustements contextuels, les inégalités perdurent.
L'ouvrage interroge la mixité scolaire, dans le contexte des grandes écoles d'ingénieurs, en particulier de l'Ecole Arts et Métiers ParisTech. C'est dans le contexte socio-économique de la Révolution industrielle que sont nées les grandes écoles d'ingénieurs masculines du XIXe siècle. Au début du XXIe siècle, ces mêmes écoles courtisent les filles. Cependant, celles-ci restent très minoritaires, elles hésitent à franchir le Rubicon du concours d'entrée, après les classes préparatoires scientifiques et techniques. C'est à partir du croisement entre l'histoire de la scolarisation des filles, l'histoire des écoles d'ingénieurs, d'une part, et les stratégies des filles, d'autre part, que seront exposés les facteurs qui ralentissent la progression de la mixité dans le domaine des sciences de l'ingénieur. Le concept de genre servira de point d'appui à l'interrogation qui sera le fil rouge de cette recherche : " Femme ingénieure ", est-ce encore un oxymore en ce début de XXI` siècle ? L'histoire complexe et mouvementée de l'école qui porte aujourd'hui le nom d'Ecole Arts et Métiers ParisTech sera présentée en préalable des résultats de l'enquête réalisée en 2011 et intitulée : " Lorsque ingénieure Arts et Métiers ParisTech se conjugue au féminin ". Cette école ne peut pas se laisser distancer dans les progrès vers l'égalité des sexes, car elle a toujours démontré que " l'improbable est possible ".
Au Mali, l'un des pays les plus pauvres du monde, le système scolaire est préoccupant. Il en est de même de la situation des filles et des femmes dans la société. A partir d'entretiens et de vidéos de classe réalisés à N'Kourala, village rural, et Bamako, la capitale, cet ouvrage tente de décrire les représentations sociales des enseignants et des filles ainsi que les phénomènes langagiers et interactionnels qui se produisent dans la classe afin de déterminer si le fonctionnement reflète celui de la société.
Nous croyons savoir que les sexes sont différents. En réalité nous ne le savons pas, nous le croyons. La croyance à la Différence des sexes représente ce "nid de croyances" (Wittgenstein) qui affirme une différence essentielle entre les sexes et leur complémentarité sous laquelle se dissimule tout un ensemble d'inégalités entre les femmes et les hommes. Dieu, la Nature, la Science ont été invoqués par les sociétés pour donner un fondement transcendant et une légitimité absolue à cette croyance. Une pensée critique, appuyée sur les évolutions scientifiques actuelles, est nécessaire pour distinguer ce qui dans le sexe relève de déterminismes biologiques, et qui ne concerne guère que les mécanismes de la procréation et quelques caractères sexuels secondaires, et ce qui ressortit au champ du psychisme humain, de la culture et de l'histoire. La croyance à la Différence et à la dichotomie des sexes apparaîtra alors comme une "mythologie" qui se transforme selon les sociétés et les époques. Elle doit être questionnée et remise en question si l'on veut jeter les bases d'un mouvement vers l'avènement d'une égalité réelle, et non seulement formelle, entre tous les êtres humains.
Depuis de nombreuses années, les études ont montré que filles et garçons s'engagent dans des filières puis des carrières professionnelles très différentes. Quels sont les facteurs qui permettent de comprendre pourquoi elles et ils font des projets professionnels aussi différenciés ? En quoi ceux-ci sont-ils liés aux représentations qu'elles et ils se font des professions ? Comment ces représentations se construisent-elles tout au long de la scolarité ? S'appuyant sur la littérature francophone et anglophone publiée dans la période de 1984 à 2004, ce livre, suite à un rapport rendu à la DARES, fait une synthèse des travaux sur les représentations des métiers chez des adolescentes et adolescents scolarisé-e-s dans l'enseignement secondaire. L'analyse a permis de constater que les représentations des adolescent-e-s concernant les métiers et le monde professionnel sont toujours dominées par les stéréotypes de sexe. Des études anglophones portent sur les facteurs qui contribuent au développement des choix professionnels (mixité ou non-mixité des écoles, sentiment de compétence, soutien familial). La littérature anglophone montre aussi que les filles commencent à manifester plus d'intérêt pour les métiers traditionnellement masculins, en particulier des carrières scientifiques et techniques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.