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De la violence coloniale dans l'espace public. Visite du triangle de la Porte Dorée à Paris
Vergès Françoise ; Vrainom Seumboy
SHED PUBLISHING
15,00 €
Épuisé
EAN :9782957749805
Ce guide décolonial nous emmène à l'est de Paris visiter un véritable "triangle colonial" , composé de trois monuments qui offrent un condensé de l'histoire culturelle, économique, raciale et politique de la France. On y croisera une colossale fresque mettant en scène le travail forcé dans les colonies, un monument qui fait régulièrement l'objet d'actions anti-colonialistes, et une statue d'Athéna représentant "La France apportant la paix et la prospérité aux colonies" . Posant les bases d'une pédagogie critique explorée par le collectif Décoloniser Les Arts (DLA), cet ouvrage revient sur les débats et les luttes menées à travers le monde autour de statues, célébrant esclavagistes et colonialistes, "au pied desquelles le pouvoir dépose des gerbes de fleurs". Accompagné d'une riche sélection d'images d'archives et ponctué par les interventions visuelles de l'artiste Seumboy Vrainom : ? , Françoise Vergès nous livre ici un texte incisif qui propose une nouvelle manière d'aborder la
Résumé : Les héritages de l'esclavage sont complexes et multiples : les sociétés et cultures créoles en sont des témoins. La muséographie de la traite négrière, de l'esclavage et de leur abolition soulève de nombreuses questions que cet ouvrage examine. Comment l'esclave "entre-t-il au musée" ? Comment montrer la torture, les punitions, l'exil, la perte, la résistance, la complicité, la création et leurs traces contemporaines ?
Résumé : Dans les années 1960-1970, l'état français encourage l'avortement et la contraception dans les départements d'outre-mer alors même qu'il les interdit et les criminalise en France métropolitaine. Comment expliquer de telles disparités ? Partant du cas emblématique de La Réunion où, en juin 1970, des milliers d'avortements et de stérilisations sans consentement pratiqués par des médecins blancs sont rendus publics, Françoise Vergès retrace la politique de gestion du ventre des femmes, stigmatisées en raison de la couleur de leur peau. Dès 1945, invoquant la " surpopulation " de ses anciennes colonies, l'état français prône le contrôle des naissances et l'organisation de l'émigration ; une politique qui le conduit à reconfigurer à plusieurs reprises l'espace de la République, provoquant un repli progressif sur l'Hexagone au détriment des outre-mer, où les abus se multiplient. Françoise Vergès s'interroge sur les causes et les conséquences de ces reconfigurations et sur la marginalisation de la question raciale et coloniale par les mouvements féministes actifs en métropole, en particulier le MLF. En s'appuyant sur les notions de genre, de race, de classe dans une ère postcoloniale, l'auteure entend faire la lumière sur l'histoire mutilée de ces femmes, héritée d'un système esclavagiste, colonialiste et capitaliste encore largement ignoré aujourd'hui.
Pour la troisième édition des colloques organisés à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition, le département de la recherche et des études au musée du quai Branly avec Françoise Vergés ont choisi d'explorer les pratiques dites " immatérielles " héritées des mondes de l'esclavage dans le domaine colonial français. Ces pratiques toujours renouvelées, toujours vivantes témoignent de la pluralité culturelle à l'oeuvre en France. Le titre du colloque Les armes miraculeuses est un hommage à l'ouvrage d'Aimé Césaire à l'occasion du centenaire de sa naissance. Cette magnifique expression rend compte des créations de femmes et d'hommes réduits en esclavage mais qui échappent aux normes esclavagistes en inventant et en créant. Langues, mots, paroles, chants, textes poétiques et littéraires, rites, jeux de mots, discours, nombreuses furent les pratiques créatives des personnes réduites en esclavage. Forgées dans la rencontre et le contact, elles ont enrichi le monde culturel, artistique et littéraire ; elles sont aujourd'hui des héritages vivants, des sources de créativité, de réinvention, d'inspiration. Elles disent l'exil, la mélancolie, le deuil, la joie et l'espoir. Elles parlent du désir inextinguible de liberté et d'égalité. Ce colloque a eu pour objectif de présenter ces créations, leurs évolutions, et la dynamique de leurs transformations sur des terres de l'ancien monde colonial français. Il a croisé les regards de chercheurs et d'artistes.
Résumé : Lorsqu'en 1962 l'Algérie accède à son indépendance, la population hérite d'un espace façonné pendant 132 ans par l'architecture de l'Etat colonial français. De façon inédite dans l'histoire, un peuple va concrètement habiter l'indépendance, en investissant massivement un environnement bâti pour l'exclure, voire lui nuire. Ancré plus particulièrement à Alger, cet ouvrage revient sur les conditions d'une expérimentation urbaine et questionne la composante coloniale de l'architecture et de son enseignement, au fil du temps, dans les corpus français comme algériens. Fruit d'une réflexion collective transdisciplinaire qui ose aborder des sujets peu traités, de l'architecture carcérale à la trajectoire de la statuaire coloniale, cette exploration critique de l'aménagement d'Alger entend mettre en lumière les pratiques de la ville par les personnes qui l'habitent.
Résumé : Pourquoi les femmes trans sont-elles les plus ciblées au sein de la communauté LGBTQIA+? Pourquoi sont-elles au cour d'une résurgence mondiale de politiques réactionnaires transphobes ? Et comment pouvons-nous répondre collectivement à cette violence ? Cet ouvrage analyse les violences faites aux femmes trans en les inscrivant au cour de l'histoire de la modernité et des systèmes coloniaux occidentaux. Afin de prendre la mesure des violences transmisogynes à l'échelle mondiale tout en explorant la diversité des modes de vie marginalisés aujourd'hui regroupés sous l'étiquette "trans", l'autrice nous entraîne de New York à la Nouvelle-Orléans, de l'Inde britannique au Brésil, aux Philippines et à Hawai. A travers une approche matérialiste, l'historienne Jules Gill-Peterson propose le concept de transféminisation pour retracer les processus politiques par lesquels certaines formes de féminité, souvent racialisées, sont ciblées, notamment par les attaques de la droite et de l'extrême droite. Elle pose aussi un regard critique sur le modèle identitaire qui domine le militantisme LGBTQI+ mainstream en rappelant les liens historiques entre la condition - moderne - de femme trans, la classe ouvrière et le travail du sexe. Préfacé et co-traduit par Mihena Alsharif, autrice et anthropologue, cette recherche essentielle offre une compréhension inédite des enjeux politiques liés à la transmisogynie.
Lofa adore explorer la forêt et jouer avec ses amies, Marv le cafard, Kalo l'escargot, Tulaé l'araignée, Dame-Limace et Mumu la mouche. Mais cette fois, quelque chose a changé. Mamie Zélie, sa grand-mère, est partie pour toujours. Comment garder son souvenir allumé ? Avec ses amies, Lofa part en quête de réponses au parc aux Songes, où vit Biba, un ver qui en sait long sur la mémoire et la mort. Un voyage poétique sur le deuil et les liens invisibles qui nous unissent à celles et ceux que nous aimons.
Résumé : L'école républicaine française est un espace où nommer et analyser les les formes institutionnelles du racisme peut s'avérer périlleux. En 2017, le syndicat SUD Education 93 organise un stage de formation à la pédagogie antiraciste destiné à la communauté éducative, qui fera l'objet d'attaques judiciaires et médiatiques sans précédent. Au-delà de la controverse, l'ouvrage revient sur les outils proposés au cours des stages préparés par la commission antiraciste du syndicat donnant ainsi accès à une ressource pionnière en la matière en France. Les analyses des rouages du racisme à l'école se mêlent à des contributions d'enseignantxes, de CPE, d'assistantxes d'éducation et de parents pour intégrer concrètement l'antiracisme aux méthodes d'apprentissage et d'accueil des élèves et de leur famille. Empruntant à la pensée de bell hooks, Amílcar Cabral, Elise et Célestin Freinet ou Paulo Freire, Entrer en pédagogie antiraciste met en avant une multiplicité de démarches.