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Africultures N° 98 : Les armes miraculeuses
Vergès Françoise
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343036472
Pour la troisième édition des colloques organisés à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leur abolition, le département de la recherche et des études au musée du quai Branly avec Françoise Vergés ont choisi d'explorer les pratiques dites " immatérielles " héritées des mondes de l'esclavage dans le domaine colonial français. Ces pratiques toujours renouvelées, toujours vivantes témoignent de la pluralité culturelle à l'oeuvre en France. Le titre du colloque Les armes miraculeuses est un hommage à l'ouvrage d'Aimé Césaire à l'occasion du centenaire de sa naissance. Cette magnifique expression rend compte des créations de femmes et d'hommes réduits en esclavage mais qui échappent aux normes esclavagistes en inventant et en créant. Langues, mots, paroles, chants, textes poétiques et littéraires, rites, jeux de mots, discours, nombreuses furent les pratiques créatives des personnes réduites en esclavage. Forgées dans la rencontre et le contact, elles ont enrichi le monde culturel, artistique et littéraire ; elles sont aujourd'hui des héritages vivants, des sources de créativité, de réinvention, d'inspiration. Elles disent l'exil, la mélancolie, le deuil, la joie et l'espoir. Elles parlent du désir inextinguible de liberté et d'égalité. Ce colloque a eu pour objectif de présenter ces créations, leurs évolutions, et la dynamique de leurs transformations sur des terres de l'ancien monde colonial français. Il a croisé les regards de chercheurs et d'artistes.
De nos jours, dans notre Occident moderne et progressiste, il est difficile d'imaginer de politique publique qui ne fasse mention des droits des femmes. Selon un retournement particulie?rement cruel, les gouvernements n'en retiennent que l'aspect le plus franchement re?pressif, a? savoir la lutte contre les violences faites aux femmes. Dans ce livre, et apre?s avoir signe? un pamphlet pour un fe?minisme de?colonial, Franc?oise Verge?s propose de prendre a? bras-le-corps ce pont aux a?nes des violences. Elle propose de retourner la question : qui produit la violence ? Quelques hommes violents et de?linquants sexuels, qui sont d'autant plus expose?s a? la vindicte publique qu'ils sont noirs, arabes ou musulmans ? Ou est-ce avant tout l'E?tat, son arme?e, sa police, ses prisons, ses appareils ide?ologiques ? Dit comme cela, la re?ponse semble s'imposer, pour autant qu'on s'inscrit dans la politique d'e?mancipation. Il est beaucoup plus difficile de tirer toutes les conse?quences de ce principe louable : accuser l'E?tat et le syste?me d'abord. On sera vite tente? de s'arre?ter en chemin par un " je sais bien, mais quand me?me " : comment prote?ger les victimes ? Que faire des agresseurs si l'on s'attaque a? la police et aux prisons ? L'urgence n'est-elle pas d'abord d'enregistrer les plaintes pour viol, ou d'empe?cher un homme de tuer sa femme en imposant l'e?loignement de l'agresseur ? Et pourtant, Verge?s montre qu'il est pluto?t urgent de dissocier la protection et la violence de l'E?tat. C'est pourquoi il s'agit de commencer par montrer combien la soi-disant protection de l'E?tat est elle- me?me partie prenante de la spirale de la violence qu'il s'agit d'enrayer. Cette folle me?canique, c'est la production de masculinite?s toxiques par la prison ; c'est la perse?cution des hommes racise?s et la violence en retour qui s'abat sur les femmes racise?es ; c'est la guerre civile pre?ventive dans les quartiers populaires et la guerre civile tout court dans le Sud global ; c'est la destruction des familles populaires et racise?es sous les coups de boutoir du ne?olibe?ralisme et du racisme. Dans ce contexte, une politique de la pre?vention est a? penser a? travers le de?mante?lement de ces structures, a? travers une autre ide?e de la justice (pluto?t re?paratrice que punitive), a? travers la reconnaissance des me?res prole?taires et racise?es comme sujet fe?ministe, a? travers une politique de paix civile.
Résumé : Ce guide décolonial nous emmène à l'est de Paris visiter un véritable "triangle colonial" , composé de trois monuments qui offrent un condensé de l'histoire culturelle, économique, raciale et politique de la France. On y croisera une colossale fresque mettant en scène le travail forcé dans les colonies, un monument qui fait régulièrement l'objet d'actions anti-colonialistes, et une statue d'Athéna représentant "La France apportant la paix et la prospérité aux colonies" . Posant les bases d'une pédagogie critique explorée par le collectif Décoloniser Les Arts (DLA), cet ouvrage revient sur les débats et les luttes menées à travers le monde autour de statues, célébrant esclavagistes et colonialistes, "au pied desquelles le pouvoir dépose des gerbes de fleurs". Accompagné d'une riche sélection d'images d'archives et ponctué par les interventions visuelles de l'artiste Seumboy Vrainom : ? , Françoise Vergès nous livre ici un texte incisif qui propose une nouvelle manière d'aborder la
Résumé : Les héritages de l'esclavage sont complexes et multiples : les sociétés et cultures créoles en sont des témoins. La muséographie de la traite négrière, de l'esclavage et de leur abolition soulève de nombreuses questions que cet ouvrage examine. Comment l'esclave "entre-t-il au musée" ? Comment montrer la torture, les punitions, l'exil, la perte, la résistance, la complicité, la création et leurs traces contemporaines ?
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.