Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Femmes corses. Figures, mythes et destins
Vergé-Franceschi Michel
ALAIN PIAZZOLA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782364790315
La Corse passe légendairement pour une région quelque peu "machiste" comme le reste de la Méditerranée. Yves Coppens, professeur au collège de France, membre de l'Institut, le "Père de Lucy", ouvre cet ouvrage en évoquant la "Dame de Bonifacio". Le Professeur Michel Vergé-Franceschi dans sa longue introduction pose la question : les Femmes corses, vraiment soumises, mangeant debout en silence derrière leur homme ? Son collègue Marc Agostino évoque les saintes insulaires : Restitude, Dévote, Lucie, Julie à laquelle on arracha les seins à Nonza (cap corse) avec des tenailles rougies au fer chaud. David Chanteranne, Madame Mère, l'indomptable mère de Napoléon qui refusa d'assister au sacre. Raphaël Lahlou, Les soeurs de Napoléon, Caroline, Elisa, la belle Pauline, vraies femmes "politiques" au coeur de la péninsule Italienne, Lucques, Piombino, Naples. François Moureau, La femme corse au siècle des Lumières à travers la vision des voyageurs européens. Michèle Battesti, l'Impératrice Eugénie, venue en Corse trois fois, les deux dernières sans l'Empereur souffrant qu'elle représenta avec éclat. Françoise Berce nous parle de la Colomba de Mérimée qui ne cesse de vouloir armer le bras vengeur de son frère pour assouvir sa "vendetta". Francis Beretti évoque les Anglaises venues en Corse : miss Campbell, Dorothy Carrington. Et Francine Demichel La femme corse contemporaine. Et Michel Vergé-Franceschi de conclure, à travers Vannina d'Ornano, Franchetta d'Istria sa mère jusqu'à Danièle Casanova : Soumises ? Ou Résistantes ? De la "fontaine de Julie", à Nonza, jusqu'aux horreurs d'Auschwitz.
L'affaire du "masque de fer" fait partie de ces dix ou douze énigmes qui défraient la chronique, génération d'historiens (les uns fantaisistes, les autres rigoureux) après génération d'historiens. Sans parler du roman historique. Comment trouver, comment dire du nouveau sur un sujet battu et rebattu? Y a-t-il des documents inédits ou faut-il attendre la lumière de nouvelles interprétations ou "lectures"? Recensant, la plupart des hypothèses recevables sur la véritable identité de l'"homme au masque de fer", Michel Vergé-Franceschi, en une approche convaincante, rend cette vieille histoire aussi vivante qu'une intrigue politico-policière survenue de nos jours.
Cette île de Corse, si éloignée de la civilisation de l'Europe, si différente de la Barbarie d'Afrique, a ouvert des fenêtres sur mon intelligence, m'a fait entrevoir d'autres rapports". Ainsi s'exprime Napoléon au soir de sa vie. Pourtant, longtemps, les travaux sur Napoléon se sont contentés de signaler l'enfance corse pour mieux l'oublier ensuite, comme si ces années de jeunesse n'avaient en rien marqué la vie et la pensée de l'Empereur des Français. Or comme l'écrit Jean Tulard, dans son avant-propos, "on ne peut comprendre la personnalité de Napoléon si on le coupe de ses origines". Explorer le contexte politique de l'île à l'époque, ressusciter les mentalités du temps, ou bien encore analyser les coutumes ancestrales, tel est l'objet de ce livre, qui nous permet de comprendre comment s'est formé le génie napoléonien. C'est également l'occasion de redonner toute sa place et son importance à Letizia Bonaparte, "madame Mère", dont Napoléon disait qu'il lui devait toute sa fortune et tout ce qu'il avait fait de bien...
Résumé : Statufié et mythifié, Jean-Baptiste Colbert (1619-1683) est sûrement l'un des ministres de la France qui a le plus marqué la postérité. Apprécié de Louis XIV, qui en fit son homme de confiance, détesté de Fouquet, dont il causa la perte, et de Mme de Sévigné, qui le surnommait "le Nord" en raison de son attitude glaciale, érigé en modèle de travail par le XIXe siècle républicain qui a vu en lui la probité récompensée et le labeur incarné. Toute l'originalité de ce livre réside dans l'analyse du succès de ce tout-puissant serviteur de l'Etat qui, assez peu religieux et fort tolérant à l'égard d'autres confessions, eut à affronter vingt ans durant une cabale de dévots, composée de chevaliers de Malte, d'ecclésiastiques et d'amis de Fouquet. Héritiers des Frondeurs, voire des Ligueurs, ils tentèrent d'entraîner le Roi Très Chrétien dans une nouvelle guerre sainte contre les Turcs à laquelle Colbert opposa une politique de conciliation héritée de François Ier. Centrées sur cet axe majeur, les grandes "affaires" du règne de Louis XIV prennent un autre visage : la disgrâce de Fouquet, l'affaire des Poisons et l'internement du Masque de fer ne sont plus des histoires séparées, comme on les présente souvent, mais une seule et même histoire, celle qui oppose le temps révolu des croisades à celle de l'État moderne en construction. Ainsi traité, ce portrait de Colbert revisité reflète sa véritable personnalité : non pas celle d'un "souple commis" mais celle d'un authentique homme d'État.
Une terre exotique aux moeurs archaïques, peuplée de bandits et marquée par la vendetta : c'est ainsi qu'a principalement été représentée la Sardaigne, pendant de nombreuses années, par un cinéma dit "sarde" s'inspirant des classiques de la littérature deleddienne et de certains faits divers, et le plus souvent réalisé par des non Sardes. L'image de l'île et de ses habitants a été forgée par le recours à un grand nombre de stéréotypes, parfois perçus comme outranciers par les spectateurs sardes. A la fin des années 80 apparaissent les premiers signes significatifs d'une "réappropriation" du cinéma sarde par les Sardes eux-mêmes. Progressivement (et surtout dans les années 2000), plusieurs réalisateurs proposent de nouvelles approches des représentations filmées de leur île, jusqu'à la constitution plus ou moins consciente d'un mouvement non officiel appelé "nouveau cinéma sarde" : G. Cabiddu, G. Columbu, P. Sanna, S. Mereu et E. Pau en sont les représentants. Cette étude se propose d'analyser, par le traitement des oeuvres significatives et une approche sociologique du mouvement, le phénomène collectif du "nouveau cinéma sarde" et les démarches individuelles des auteurs qui le composent, plaçant l'identité au coeur de la question.