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Palazzo Torlonia - Fabienne Verdier - Version anglaise
Verdier Fabienne
XAVIER BARRAL
35,50 €
Épuisé
EAN :9782915173802
De septembre 2009 à juin 2010, Fabienne Verdier s’est consacrée à relever un défi artistique dont elle mesurait l’ampleur. Dans son atelier, l’artiste plasticienne s’est attelée au jour le jour à l’exécution de quatre fresques monumentales destinées aux murs du Palazzo Torlonia à Rome. Sans doute l’oeuvre que Fabienne Verdier accomplit sous nos yeux présente-t-elle un caractère exceptionnel. Ce fut une aventure à l’issue abstraite mais au travail concret, fait de retenues et de fulgurances, d’attentes et de passages, d’instants de doute et de pure grâce. Les flux rouges qui prennent naissance dans la veine immense des pinceaux de Fabienne Verdier se déploient, se sculptent et enfin se cristallisent. Ils prennent vie avec rigueur sur ses fonds bleus comme des parts d’océans aux prises avec les forts courants qu’elle infléchit sur la toile. Le photographe Philippe Chancel a posé durant près de dix mois sa caméra pour suivre la genèse de ces fresques et le travail de l’artiste, son atelier, ses gestes, son univers. Sont nés un film et un livre, dont les images sont issues du film, pour témoigner de cette singulière création artistique.
Verdier Fabienne ; Abadie Daniel ; Borchert Till-H
Fabienne Verdier a passé dix ans en Chine à l école des maîtres calligraphes traditionnels encore vivants (cf. son récit Passagère du silence, Grand Prix des lectrices de Elle). Après avoir rendu compte de cette expérience esthétique dans le beau-livre culte L unique trait de pinceau, elle s est imposée comme grande artiste contemporaine avec la monographie Entre terre et ciel (2007).
Résumé : Alain Rey et Fabienne Verdier ont imaginé un parcours de création dans le corps même du dictionnaire Le Petit Robert autour d'associations de mots allant de l'évidence apparente (le nom nuit et l'adjectif noir) à l'incongruité inventive (labyrinthe et liberté). Chaque tableau est l'expression de ce couple de mots et se déploie en diptyque, triptyque et quadriptyque. Et toujours... une description inégalée de la langue française Le seul dictionnaire dédié à la langue française : 60 000 mots, 300 000 sens, 35 000 citations littéraires, 150 000 synonymes et contraires, 75 000 étymologies. Une édition exceptionnelle à tirage limité. Linguiste et lexicographe reconnu, Alain Rey est l'auteur de nombreux ouvrages sur la langue et l'un des principaux créateurs des dictionnaires Le Robert. Fabienne Verdier est une artiste française dont le travail repose sur une hybridation des savoirs. Ses toiles montrent l'énergie d'un monde en devenir. Pour en savoir plus, rendez-vous sur www.50-ans-petit-robert.lerobert.com. Un dossier de presse est également disponible : http ://fr.calameo.com/read/005158893f39d17368a65.
Ce volume, qui sera suivi d'un second, réunit une centaine de planches extraites du journal personnel de Fabienne Verdier : collages, dessins et textes se succèdent, se font écho et mettent en évidence le processus créatif de l'artiste. Ces carnets ont été composés par Fabienne Verdier au cours des cinq dernières années (2017-2022), parallèlement à son activité de peintre. Ils recueillent ainsi les stimulations, les idées à développer, les réflexions, sans oublier le dialogue ininterrompu avec les oeuvres d'autres artistes, d'écrivains et de scientifiques. L'ouvrage dirigé par Alexandre Vanautgaerden a été conçu comme une proposition ouverte permettant une lecture différente de l'histoire de l'art à partir de l'analogie, approche grâce à laquelle notre regard sur la nature se renouvelle. Les textes ont été transcrits par l'artiste, mais aussi enrichis de ses propres commentaires.
Tout quitter du jour au lendemain pour aller chercher, seule, au fin fond de la Chine communiste, les secrets oubliés de l?art antique chinois, était-ce bien raisonnable ? Fabienne Verdier ne s?est pas posé la question : en ce début des années 1980, la jeune et brillante étudiante des Beaux-Arts est comme aimantée par le désir d?apprendre cet art pictural et calligraphique dévasté par la Révolution culturelle. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l?insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l?administration? Dans un oubli total de l?Occident, elle devient l?élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l?initient aux secrets et aux codes d?un enseignement millénaire.De cette expérience unique sont nés un vrai récit d?aventures et une euvre personnelle fascinante, qui marie l?inspiration orientale à l?art contemporain, et dont témoigne son extraordinaire livre d?art L?Unique Trait de pinceau (Albin Michel).Notes Biographiques : Fabienne Verdier est née à Paris en 1963. Outre L'Unique Trait du pinceau, elle a publié Quand les pierres font signe (1997) et Poésie chinoise (2000), les deux avec des textes de François Cheng.
Capturer le réel, en saisir ses moindres traces et fragments, telle est la quête de Marie Bovo, photographe qui travaille depuis de nombreuses années sur l'espace et son occupation par diverses communautés. Marseillaise d'adoption, la photographe s'intéresse particulièrement aux zones urbaines ou rurales du bassin méditerranéen et des côtes africaines : cours intérieures ou restaurant kebab à Marseille, camp de Roms dans les faubourgs de cette même ville, appartements vides à Alger ou cuisines aménagées en plein air au Ghana. " C'est moins l'architecture qui m'intéresse, dit-elle, que la façon dont elle est vécue. " La culture méditerranéenne du regard est toujours dérobée. Les images de Marie Bovo donnent à voir les coulisses, ce qui est caché, ce qui demeure dans le silence. Avec une attention constante au cadrage, entendu comme une imbrication d'espaces physiques et mentaux, l'oeuvre de Marie Bovo, qui se construit par séries, questionne la façon dont nous vivons dans certains lieux, publics ou privés. La photographe s'est emparée de son médium : ses temps de pause très longs en lumière naturelle et réalisés à la chambre captent le moindre détail. Le temps et le mouvement sont des composantes avec lesquelles elle construit ses images. Réalisés à l'aube depuis un pont en surplomb d'un camp de Roms ou au crépuscule peu avant l'arrivée des protagonistes venant prendre leur repas ou encore la nuit dans des cours intérieures d'immeubles, l'objectif tourné vers le ciel saisissant le linge suspendu : les photographies de Marie Bovo donnent à voir une vie qui se dérobe. Les objets disparaissent d'une image à l'autre, les lumières se déclinent en teintes presque irréelles, l'image devient picturale. Cette révélation du flux de la vie dans un aller-retour permanent entre passé et présent suggère des récits à venir. Cet ouvrage présente son travail filmique inédit et sa dernière série En Suisse - Le palais du roi.
Pibrac Pierre-Elie de ; Valdés Zoé ; Rollet Aymeri
Desmemoria constitue un témoignage à la fois photographique, anthropologique et social sur la communauté des azucareros de Cuba ? les travailleurs de l'industrie du sucre et révolutionnaires de la première heure.Entre 2016 et 2017, Pierre-Élie de Pibrac a sillonné l'île et a vécu chez diverses familles de cette communauté. À travers cette expérience, le photographe interroge la fin des utopies chez un peuple qui a cru et oeuvré pour que s'incarne le rêve castriste. Durant des décennies, l'industrie du sucre devait être le faire-valoir de l'économie cubaine et était à cette fin célébrée par Castro et ses troupes : " Le sucre est notre histoire, sans lui, il est impossible de comprendre l'essence et l'âme de Cuba ", souligne l'historien cubain Eusebio Leal Spengler. Plus d'un demi-siècle plus tard, cette économie sucrière n'a pas tenu ses promesses d'émancipation, à l'image de l'idéologie castriste. En immersion dans les zones rurales, Pierre-Élie de Pibrac est parti à la rencontre des habitants des bateyes (villages) des centrales sucrières. Toujours en activité ou désaffectées ces cités du sucre et ses travailleurs témoignent de vies sacrifiées à l'aune d'une doxa utopiste. Les bateyes sont les théâtres du désenchantement de la société cubaine. Il y règne une ambiance pesante qui souligne la solitude, la pauvreté, l'isolement et la précarité. Si la canne à sucre a construit Cuba et a représenté la fierté nationale, aujourd'hui, elle est le symbole de son naufrage entraînant avec elle une nouvelle génération sans repère. Dans cette période de transition de l'histoire cubaine, les images de Pierre-Élie de Pibrac donnent à voir un monde qui se délite. Elles racontent comment le peuple cubain appréhende désormais son quotidien, quel regard il portesur son histoire récente. La démarche à la fois documentaire et artistique du photographe permet une lecture autre de l'après-castrisme qui se met aujourd'hui en place. À travers le prisme de divers registres d'images ? photographies réalisées lors de ce long séjour et images extraites de l'iconographie vernaculaire, Pierre-Élie de Pibrac donne à voir une société désenchantée mais aussi profondément attachée à la singularité de son histoire.Ce travail photographique a été récompensé par le prix Levallois en 2018.Texte inédit de Zoé Valdès
L'univers poétique du duo de photographes espagnols Anna Cabrera et Angel Albarrán est ici présenté au fil d'un voyage onirique au pays des oiseaux. 7e titre de la collection "Des Oiseaux" Le temps, la mémoire, la beauté sont des thèmes qui traversent toute l'oeuvre des photographes. " Nous cherchons à expérimenter la beauté de la découverte ", précisent-ils. Entre réel et illusion, l'image interroge notre rapport au monde tangible. " La photographie nous aide à comprendre la réalité, les images sont comme des notes visuelles dans un carnet. " Chaque image est comme une histoire arrêtée. Ses nuances chromatiques, nous immergent dans la couleur. Cabrera et Albarrán utilisent de nombreux procédés : tirage platine, au palladium, cyanotype, gélatine argentique, impression pigmentée... L'image se fait vibration sensible. Pour la collection Des oiseaux, le duo a réalisé des photographies spécialement pour le livre. La beauté de l'éphémère, une certaine mélancolie mais aussi la fragilité de l'instant saisi par l'objectif se révèlent au fil d'images en couleurs mordorées ou en monochrome. Les oiseaux semblent tout droit sortis de contes fantastiques ; ils prennent leur envol sur des surfaces miroitantes, se dispersent parmi de sombres frondaisons. Les cadrages serrés soulignent leur présence physique. Les oiseaux deviennent presque abstraits. Cou souple bicolore d'un couple de cygnes, bec immaculé d'une poule d'eau d'un noir lustré, ailes de palombes déployées aux pennes argentées, plumes de paon au somptueux tombé : le jeu formel des formes sert de contrepoint à la saturation des couleurs. Cabrera et Albarrán laissent l'interprétation de leurs images à la mémoire du spectateur, s'inscrivant dans la démarche de Joan Miró, qui dans son tableau Bird in Space, donne une représentation minimale de l'oiseau, à travers des points ou des ombres, pour laisser voler notre imagination.