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VENTRE DE LA VERITE
MARQUES DE SOUZA R.
CORMIER
19,00 €
Épuisé
EAN :9782875980250
Dans Ventre de la vérité, Rodrigue Marques de Souza poursuit sa recherche de ce qui n'est pas nommé. L'auteur, qui n'en est pas à son premier livre de poésie, continue d'explorer dans la langue la matière du rapport entre l'esprit et le corps qui, donc, le précède : approches, confrontations, luttes, étreintes, unions. Mais pour la première fois, c'est le songe amoureux qui s'impose, son expérience, sa présence brute. Cette présence devient la nourriture première du bouleversement du langage poétique, sa force éclairante, verticale et soutenue. Celui-ci frappe par une langue de l'immédiateté, par l'emportement du désir et ses vertiges. C'est un chant d'amour, d'un amour singulier, qui veut faire lien du passé ancien dans la langue. Ici, le poème cherche à sortir de lui-même pour s'interroger, et interroger l'entièreté du langage. Il ne peut oublier que sans le corps il est imprononçable. Car il y a de multiples réponses à la question : qu'advient-il de sa matière lorsque l'autre corps vient s'apparier à sa bouche même ? Est-il supportable que le poème agresse toute inscription du langage après l'inscription en lui du désir ? Ventre de la vérité n'esquisse pas de réponse, il prouve par son questionnement la force d'impact de ce qui est vécu et des déséquilibres qui se manifestent en nous.
Shâmlou Ahmad ; Badri Ali ; Marques de Souza Virgi
Au fond des bois vivent trois amis : un chat, un merle et un coq aux plumes magnifique appelé " Plume d'or ". Ses amis l'ont bien prévenu : il ne faut jamais faire confiance au renard qui rôde ! Mais Plume d'or oublie vite leur recommandation. Heureusement, ses amis sont là. Pourront-ils défendre Plume d'or face au renard rusé et gourmand ?
Leduc Daniel ; Meslem Mahi Seddik ; Marques de Sou
Longtemps, il n'y eut sur terre que le froid, la neige, la glace... Puis un jour, le soleil curieux s'approcha de la Terre et lui offrit l'été. La lune un peu jalouse fit cadeau de l'automne à la Terre. Quant au printemps, il naquit de la rencontre entre l'été et l'hiver...
Ce nouveau livre de poésie d'Alain Andreucci, poète discret et profond, et d'une exceptionnelle puissance expressive, emporte le lecteur à la fois par l'originalité et par la présence sensible de ce dont il se saisie à travers la parole poétique. Le poète Yves Bonnefoy aura eu l'occasion de se pencher sur cette poésie lorsqu'il la découvre, et ses propos nous permettent d'apprécier l'importance que cette oeuvre recouvre. Voici ce qu'il en dit : "Et comment lire à travers ces pages ? Comme on écoute la musique, - une certaine musique. Puisque les mots d'Alain Andreucci ne sont pas retenus par leur définition lexicale, puisqu'une indétermination essentielle les fait se retirer de la référence qu'on peut y percevoir, quitte à la renflammer un instant plus loin ; puisqu'ils ne sont ainsi que des évocations partielles, ne donnant à voir que de façon fugitive, les phrases qu'ils constituent, ces poèmes, sont bien un peu comme celles de la musique, par la grâce desquelles il est possible d'entrevoir des objets ou du sentiment, mais en tant que présences plus que figures. On écoute ces poèmes, on écoute à travers eux, c'est en cette écoute que cette réalité se profile, soit par son apparaître comme nature, soit comme fait proprement humain, pulsions, obsessions, passions dont, telle la musique, elle dit l'unité avec le monde physique". Et il ajoute : "A le lire j'en suis venu à penser que la pratique poétique de l'Occident, écriture et vie à la fois, pourrait s'ouvrir à d'autres recherches que celles qu'elle a remarquées en ce siècle au dehors de sa propre tradition. Nous l'avons vu depuis les années 50 s'intéresser à la poésie d'Extrême-Orient, beaucoup de poètes ont tenté d'intérioriser les intuitions du haïku à leur écriture, mais il serait bien qu'elle écoute d'autres paroles, d'autres musiques, pour une expérience non plus de l'illusoire et du vide mais du temps vécu, pleinement vécu, dont les désirs, les attachements, peuvent se faire des voies vers la vérité, eux aussi, dans le ruissellement sous le ciel".
Le sentiment de l'exil est un des plus forts qu'on puisse éprouver. Il change le bonheur en mélancolie, les victoires en doutes et les chagrins en répétition. Il accompagne nos travaux, nos voyages, nos amours, nos relations et leur fait prendre une couleur fictive. Il transforme le présent en futur du passé. Le sentiment aigu d'être toujours dans la distance, de ne se sentir en phase avec aucune durée, est compatible avec un instinct de bonheur, une sorte d'animalité de l'esprit. En même temps, ce décalage est propice aux émotions nues. Tout naît de cette dépossession, source de plaisir et de perte à la fois. Elle renouvelle le sens du danger, les joies sèches de la route, les moments d'énergie, les longues périodes d'oubli de soi-même, et les transforme, contre toute attente, en souvenirs miraculeux. Peut-être que l'exil est une des voies d'accès à l'imaginaire poétique. Ou peut-être est-ce simplement un autre nom pour dire la poésie. La poésie invente, ou explore, un monde différent du nôtre : il lui ressemble, c'est la même planète, les mêmes arbres, les mêmes visages. Mais dans le monde jumeau, on éprouve qu'il est possible de vivre. C'est pourquoi l'amour y est si présent. L'exil et la fin de l'exil se trouvent donc en miroir, dans ce carnet qu'on emporte partout avec soi, ce regard en arrière qui recrée soudain l'unité des images perdues et des pensées promises au bûcher. Mers intérieures est un ouvrage aux contours multiples, une forme totalisante qui englobe vers et prose, poésie, narration et méditation, pour évoquer à la fois la peur de vivre et la joie de créer.
Dans la foulée de son livre précédent intitulé Genèses et magmas I, Harry Szpilmann développe dans ce second volume, en reprenant et prolongeant le titre du premier, sa réflexion, cette fois, sous la forme de fragments. Il propose à ses lecteurs une véritable poétique où l'expérience existentielle est relayée par celle d'une pensée qui vient soutenir et éclairer le processus de création, afin de motiver et de fonder sa poétique, en ouvrant, et en élargissant les domaines explorés dans ses suites poétiques proprement dites. A ce titre, le lyrisme sans pathos de Harry Szpilmann comporte une dimension critique qu'il paraît impossible de dissocier de sa démarche poétique. Cette dimension critique, nous le savons plus que jamais, est présente dans les diverses démarches poétiques chez les meilleurs poètes de la modernité. Elle parvient à établir des liens multiples, féconds, réciproques, voire même indissociables, entre la création poétique et la pensée qui l'habite. Et ce registre singulier trouve une forme exemplaire dans toute l'oeuvre de ce poète si actuel. Certes il s'agit d'une autre manière d'interroger le monde et la vie en interrogeant le poème lui-même, et tout ce qui nourrit le poème par la même occasion. Et en interrogeant le poème, c'est tout le réel qui se trouve pris dans ses filets : "Le réel étant matière intensive inachevée, écrit-il, la Parole qui s'en soucie et s'y attache, nécessairement se verra remisée en l'Ouvert - intangible séjour où les puissances intensives se recoupent et s'enchevêtrent, illimitées, se mêlent et se confondent et se fondent, et où le Dire se déployant ne le pourra qu'en affleurements, qu'en suggestions, ou en balbutiement" . Ce qui fait de la poésie, pour l'auteur de ces fragments, "notre plus sûre et notre plus exigeante alliée... " .
Le titre de ce dernier livre du poète Harry Szpilmann peut avoir de quoi étonner le lecteur. Pourtant le terme Fulgor nous est familier sous bien d'autres désignations. S'il signifie éclat ou même splendeur, selon son étymologie latine, il ne laisse pas de doute sur ce que le mot figure lorsqu'il est associé à la signification d'éclat fulgurant, celui de l'éclair. Ce livre composé de textes poétiques courts atteint cette fulgurance de la parole attachée de près à la recherche de l'extrême concentration nécessaire à son expression. Il témoigne comme nul autre d'un travail qui s'opère sur l'usage le plus précis de la langue, lequel devient un véritable travail sur soi-même puisque c'est toute l'expérience de la vie qui s'y trouve approchée, interrogé en quelque sorte. Dans les tous premiers textes du livre, on peut lire ce fragment, dont on peut dire qu'il synthétise ce ton unique que le lecteur est appelé à ressaisir et à s'imprégner tout au long de cette suite poétique : Tout ce que jusqu'alors tu t'imagines avoir conquis : mirages et pâtures de néant. La foudre appelle, mais la flamme est devant. Ainsi l'ensemble de cette suite s'affirme avec force comme un tout, rivé à une économie maximale du déroulé de la parole en s'approchant de la prose sans ne jamais y céder, sans ne jamais s'y enfermer. De ce fait, cette parole à très haute densité poétique ne quitte plus le terrain de la pensée en un tissage entre prose et poésie qui s'impose à chaque moment de son expression. Alors que cette dernière se voit traversée de doutes permanents. Chaque séquence paraît toujours confrontée à l'indétermination de ses relevés, si ce n'est du fait que la vie n'offre pas de but donné d'avance, seulement des chemins à parcourir puisqu'elle est déjà à la poursuite de chemins qui ne peuvent se tracer qu'à chaque avancée. Cette voie poétique ne se décline pas au singulier mais bien à chacun de ses instants au pluriel : ... rien ne s'inscrit sur ta route que l'oppressante opacité de cette blessure sans fond. Plus qu'à simplement lire, ce livre, parce qu'il ralenti la lecture est un livre à méditer, car la langue atteint une profondeur exceptionnelle appelée à interroger le lecteur, tout lecteur : Toi que vivre écartèle et çà et là éblouit, de quelle blessure, de quelle brûlure ton souffle tire-t-il sa légitimité ?