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L'Abîme
Velmar-Jankovic Svetlana ; Cappon Alain
PHEBUS
22,80 €
Épuisé
EAN :9782859409692
Publié six ans après Dans le noir (finaliste en 1997 du prix Fémina/Étranger, et élu peu après par le magazine « LIRE » comme l'un des « 20 livres de l'année »), L'Abîme a reçu à Belgrade le prestigieux prix NIN - l'équivalent de notre Goncourt - et s'est vu comparer par la critique à La Marche de Radestzki du génial Joseph Roth. Roman inscrit dans l'histoire, plutôt que roman historique au sens ordinaire de l'expression, L'Abîme évoque la figure d'un prince malheureux: Mihailo Obrenovic, parvenu pour de bon au pouvoir en 1860 après le règne de son terrible père Miloch; qui rêva un temps de moderniser son jeune pays échappé depuis peu au joug turc, mais qui entravé par de trop grandes espérances, trahi à la fois par sa volage épouse et par l'Histoire, s'enferma dans une solitude où il finit par s'engloutir. A l'image peut-être de son singulier pays, incapable de surmonter ses frustrations et qui, périodiquement, recourt à la solution du pire: le saut dans l'abîme. Tout l'art de la romancière consiste ici, comme en écho à la chute annoncée, à briser en fragments de miroir l'histoire qu'elle raconte - les lettres de la princesse Julie venant contredire le Journal intime de Mihailo, apporter un éclairage autre à ce qu'on appelle la réalité? cette somme insaisissable éternellement divisée par les regards que chacun porte sur elle. La leçon - on le devine même si l'auteur paraît n'en rien dire - vaut sans doute aussi pour le présent. On a envie d'ajouter, tant le climat de mélancolie du livre tranche avec la tonalité ordinaire des romans inspirés par l'Histoire, qu'elle vaut pour tous les pays et pour tous les temps: puisque l'art de gouverner les destinées humaines, après tout, n'est peut-être rien d'autre qu'un art de mourir. Biographie de l'auteur Svetlana Velmar-Jankovic, née à Belgrade, a publié son premier roman en 1956. Son oeuvre ne s'est pas imposée sans peine. En 1990, la critique et le large public ont plébiscité Dans le noir (sélectionné en 1997 par le magazine "Lire" parmi les "20 meilleurs livres de l'année"), auquel l'auteur donnera plus tard une suite désenchantée (Le Pays de Nulle part) 2001.Publié en 1996, L'Abîme a été couronné en Serbie par le prestigieux prix Nin - l'équivalent de notre Goncourt
Un classique de la littérature serbe d'aujourd'hui, paru en 1990 malgré la censure " nationaliste ", considéré désormais comme une sorte de Docteur Jivago national. Une traversée du siècle évoquée par le regard rétrospectif d'une vieille dame indigne, drapée dans sa dignité hors de saison. A sa sortie en traduction française (1997), Dans le noir avait été retenu par le magazine " Lire " dans sa sélection des " 20 meilleurs livres de l'année ".
Belgrade, 1984. Une vieille dame se souvient, mais les mots lui manquent pour raconter ce que fut sa vie. Et d'ailleurs, possède-t-on encore une vie quand on a vu l'Histoire et son cortège de violences assassiner jour après jour la petite histoire de chacun ? Retour nostalgique vers la fin des années 30... Milica et Dusan auraient pu former un couple libre et heureux. Ce sont des bourgeois, certes, mais dont la vie est toute vouée aux valeurs de l'esprit : elle enseigne, lui est un critique d'art reconnu. Osera-t-on écrire que ce sont deux âmes foncièrement indépendantes, quand on sait avec quelle cruelle ironie l'époque se jouera, précisément, de leur liberté ? Survient la guerre, qui déchire leur union, les sépare, les meurtrit. La paix revenue, c'est une autre confusion qui s'installe, d'autres illusions qui s'envolent. Les " camarades " ont vidé l'appartement de tout ce qui symbolisait la vie : les livres, les tableaux, le piano. Milica a résisté aux nazis, mais elle n'a jamais voulu adhérer aux réseaux titistes : la brutalité des vainqueurs, leurs mensonges, leur langue de bois la révulsent. La voici devenue indésirable. Ses amis ne la saluent plus - quand ils ne sont pas devenus des dénonciateurs à la solde du nouveau régime. Les années passent, un monde inconnu s'annonce à l'horizon, mais Milica ne croit plus à ses promesses : elle sait que les germes du Mal, semés à l'heure où une société insoucieuse s'efforçait d'ignorer ce qui se tramait, travaillent encore la terre et le c?ur des hommes... La mémoire, au fil du récit qui conjugue de façon pathétique émotion et lucidité, procède comme le pinceau du peintre : par touches juxtaposées qui cherchent à capter la lumière fuyante du temps. Vain exercice sans doute : mais le seul qui permette aux mortels de se rappeler que l'existence, par-delà toutes les horreurs du monde, a secrètement affaire avec la Beauté.
SVETLANA VELMAR-JANKOVIC, née à Belgrade, a publié son premier roman en 1956. Son ouvre ne s'est pas imposée sans peine. En 1990, la critique et le large public ont plébiscité Dans le noir, considéré depuis comme une sorte de Docteur Jivago national.
9 novembre 1989, le mur de Berlin s'effondre dans l'euphorie générale. Moins d'un an plus tard, l'Allemagne scelle son unité. Dix ans ont passé, quelle est la situation à l'est du pays? Si la démocratie y a, fort heureusement, remplacé l'ancien régime totalitaire, ses habitants n'en ont pas moins subi la domination économique, politique et socioculturelle ouest-allemande. Dans un Etat allemand politiquement unifié, subsistent deux sociétés très inégales. Cet ouvrage révèle, avec une grande précision, la façon dont l'ancienne Allemagne de l'Est s'est trouvée bradée et "structurellement colonisée" par les décideurs politiques et économiques de la RFA. En dépit des acquis incontestables de la démocratisation, dix-sept millions de citoyens est- allemands n'ont pas eu l'occasion d'être partie prenante dans le processus d'unification. Il leur a fallu s'adapter à un modèle imposé de l'extérieur. En révélant la face cachée de l'unification allemande, ce livre dévoile l'ampleur des coûts économiques et sociaux d'un processus juste dans son principe et désastreux dans ses modalités. A tel point que 80% des habitants d'Allemagne orientale se considèrent aujourd'hui encore, comme des "citoyens de seconde classe".
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique