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Dans le noir
Velmar-Jankovic Svetlana
PHEBUS
19,95 €
Épuisé
EAN :9782859404925
Belgrade, 1984. Une vieille dame se souvient, mais les mots lui manquent pour raconter ce que fut sa vie. Et d'ailleurs, possède-t-on encore une vie quand on a vu l'Histoire et son cortège de violences assassiner jour après jour la petite histoire de chacun ? Retour nostalgique vers la fin des années 30... Milica et Dusan auraient pu former un couple libre et heureux. Ce sont des bourgeois, certes, mais dont la vie est toute vouée aux valeurs de l'esprit : elle enseigne, lui est un critique d'art reconnu. Osera-t-on écrire que ce sont deux âmes foncièrement indépendantes, quand on sait avec quelle cruelle ironie l'époque se jouera, précisément, de leur liberté ? Survient la guerre, qui déchire leur union, les sépare, les meurtrit. La paix revenue, c'est une autre confusion qui s'installe, d'autres illusions qui s'envolent. Les " camarades " ont vidé l'appartement de tout ce qui symbolisait la vie : les livres, les tableaux, le piano. Milica a résisté aux nazis, mais elle n'a jamais voulu adhérer aux réseaux titistes : la brutalité des vainqueurs, leurs mensonges, leur langue de bois la révulsent. La voici devenue indésirable. Ses amis ne la saluent plus - quand ils ne sont pas devenus des dénonciateurs à la solde du nouveau régime. Les années passent, un monde inconnu s'annonce à l'horizon, mais Milica ne croit plus à ses promesses : elle sait que les germes du Mal, semés à l'heure où une société insoucieuse s'efforçait d'ignorer ce qui se tramait, travaillent encore la terre et le c?ur des hommes... La mémoire, au fil du récit qui conjugue de façon pathétique émotion et lucidité, procède comme le pinceau du peintre : par touches juxtaposées qui cherchent à capter la lumière fuyante du temps. Vain exercice sans doute : mais le seul qui permette aux mortels de se rappeler que l'existence, par-delà toutes les horreurs du monde, a secrètement affaire avec la Beauté.
9 novembre 1989, le mur de Berlin s'effondre dans l'euphorie générale. Moins d'un an plus tard, l'Allemagne scelle son unité. Dix ans ont passé, quelle est la situation à l'est du pays? Si la démocratie y a, fort heureusement, remplacé l'ancien régime totalitaire, ses habitants n'en ont pas moins subi la domination économique, politique et socioculturelle ouest-allemande. Dans un Etat allemand politiquement unifié, subsistent deux sociétés très inégales. Cet ouvrage révèle, avec une grande précision, la façon dont l'ancienne Allemagne de l'Est s'est trouvée bradée et "structurellement colonisée" par les décideurs politiques et économiques de la RFA. En dépit des acquis incontestables de la démocratisation, dix-sept millions de citoyens est- allemands n'ont pas eu l'occasion d'être partie prenante dans le processus d'unification. Il leur a fallu s'adapter à un modèle imposé de l'extérieur. En révélant la face cachée de l'unification allemande, ce livre dévoile l'ampleur des coûts économiques et sociaux d'un processus juste dans son principe et désastreux dans ses modalités. A tel point que 80% des habitants d'Allemagne orientale se considèrent aujourd'hui encore, comme des "citoyens de seconde classe".
Publié six ans après Dans le noir (finaliste en 1997 du prix Fémina/Étranger, et élu peu après par le magazine « LIRE » comme l'un des « 20 livres de l'année »), L'Abîme a reçu à Belgrade le prestigieux prix NIN - l'équivalent de notre Goncourt - et s'est vu comparer par la critique à La Marche de Radestzki du génial Joseph Roth. Roman inscrit dans l'histoire, plutôt que roman historique au sens ordinaire de l'expression, L'Abîme évoque la figure d'un prince malheureux: Mihailo Obrenovic, parvenu pour de bon au pouvoir en 1860 après le règne de son terrible père Miloch; qui rêva un temps de moderniser son jeune pays échappé depuis peu au joug turc, mais qui entravé par de trop grandes espérances, trahi à la fois par sa volage épouse et par l'Histoire, s'enferma dans une solitude où il finit par s'engloutir. A l'image peut-être de son singulier pays, incapable de surmonter ses frustrations et qui, périodiquement, recourt à la solution du pire: le saut dans l'abîme. Tout l'art de la romancière consiste ici, comme en écho à la chute annoncée, à briser en fragments de miroir l'histoire qu'elle raconte - les lettres de la princesse Julie venant contredire le Journal intime de Mihailo, apporter un éclairage autre à ce qu'on appelle la réalité? cette somme insaisissable éternellement divisée par les regards que chacun porte sur elle. La leçon - on le devine même si l'auteur paraît n'en rien dire - vaut sans doute aussi pour le présent. On a envie d'ajouter, tant le climat de mélancolie du livre tranche avec la tonalité ordinaire des romans inspirés par l'Histoire, qu'elle vaut pour tous les pays et pour tous les temps: puisque l'art de gouverner les destinées humaines, après tout, n'est peut-être rien d'autre qu'un art de mourir. Biographie de l'auteur Svetlana Velmar-Jankovic, née à Belgrade, a publié son premier roman en 1956. Son oeuvre ne s'est pas imposée sans peine. En 1990, la critique et le large public ont plébiscité Dans le noir (sélectionné en 1997 par le magazine "Lire" parmi les "20 meilleurs livres de l'année"), auquel l'auteur donnera plus tard une suite désenchantée (Le Pays de Nulle part) 2001.Publié en 1996, L'Abîme a été couronné en Serbie par le prestigieux prix Nin - l'équivalent de notre Goncourt
Résumé : Née en Alaska, dans une tribu athabaskane, Velma Wallis a été élevée dans les valeurs traditionnelles de son peuple, bercée des légendes transmises de mère en fille depuis des générations. Parmi elles, Le Cadeau du froid, dont Velma a choisi d'écrire le récit des années plus tard, pour rendre hommage à son peuple d'Alaska. Avec des mots simples et justes, elle rappelle l'importance de l'entraide, la richesse de l'expérience et l'incroyable pouvoir de la solidarité et de la volonté. Par sa sincérité, elle a touché plus d'un million de lecteurs dans le monde entier, faisant de cette légende de courage et de survie un texte universel, qui sait nous rappeler l'essentiel.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?
Résumé : Cette histoire suit les pas du moine Sanzang, parti vers l'Ouest chercher les écritures du Bouddha. Sur les sentiers escarpés, par les plaines et les rizières, que découvrira-t-il ? Trouvera-t-il la réalité de sa voie ? A vingt-deux ans, Aodren Buart redonne vie à une Chine lointaine pour son premier roman. Il nous offre un conte spirituel intemporel.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).