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LE PROCHAIN, NOUAGE ET DENOUAGE DE LA JOUISSANCE
VEGH ISIDORO
ERES
20,50 €
Épuisé
EAN :9782749205441
Tu aimeras ton prochain comme toi-même ", dit la maxime qui a tellement dérangé Freud. Or, comment aimerais-je, moi, mon prochain - qui ne me veut pas toujours du bien, m'aime souvent pour me faire du mal, jouit de ma personne, qui m'outrage ou m'utilise - comme moi-même ? Isidoro Vegh postule que, quand une maxime s'érige en soutien d'une religion qui a déjà deux millénaires, il y a lieu de supposer qu'elle a bien touché un point fort de la structure subjective : d'où la nécessité de percer son sens et d'approfondir ses efficaces qui, pour voilées, n'en sont pas moins opérantes. Au terme d'un itinéraire où l'auteur croise la littérature, la philosophie, la théologie, le prochain apparaît comme un nouage susceptible d'aider le sujet à se constituer, à se rencontrer avec la dimension de son être et à trouver un meilleur destin pour ses jouissances.
Si j'avais pu oublier totalement le passé, peut-être j'aurais pu vivre comme les autres, être heureux de ce que j'ai, et ne plus penser à ce que je n'ai plus. Je n'ai pas de photos de mes parents, je n'ai pas leur dernière lettre; je n'ai pas de tombe où me recueillir. Un seul document: Disparus... Auschwitz 1943". Ainsi s'exprime un de ceux qui ont accepté de s'entretenir avec Claudine Vegh. Tous sont des orphelins juifs dont les parents sont morts dans les camps. A cette époque, ils avaient entre cinq et treize ans. Ils ont encore l'impression de vivre "par accident". Comme l'exprime Bruno Bettelheim dans la postface: pour ces enfants, le deuil s'est avéré impossible. Et des années après, au cours de leur entretien, c'est toujours la même plainte: "Je ne lui ai pas dit au revoir".
Dóra Maurer (1937, vit à Budapest) passe pour l'une des Areprésentantes les plus éminentes de la néo-avant-garde. En tant que telle, elle fait partie des artistes qui ont cheminé sur des voies progressives en-deçà de la politique culturelle Aétatique en Hongrie depuis les années 1960. Ses travaux, Acomposés de graphismes, photographies, films, actionnisme et peinture, révèlent des approches conceptuelles claires dont les aspects centraux sont cependant la perception, le mouvement, le décalage et la transformation. L'abstraction, notamment celle des premières années de la République fédérale d'Allemagne, peut Aaujourd'hui être considérée comme un "assainissement" politique, alors qu'elle incarnait une "société ouverte" . Les collections des musées allemands sont nombreuses à s'orienter en conséquence, celles de la Kunsthalle de Bielefeld aussi. Mais dans les anciens pays de l'Est comme la Hongrie, l'abstraction avait une connotation "oppositionnelle" . Avec ses oeuvres non-figuratives, opposées aux consignes officielles du réalisme socialiste, Dóra Maurer occupe une position à part, encore étayée par ses contacts et voyages à l'Ouest, que sa double nationalité hongroise et autrichienne lui permet déjà avant 1989. Ses expérimentations avec la photographie et le film dans les années 1970, comme ses travaux abstraits géométriques basés sur le décalage processuel, affichent un parallélisme en apparence formel avec l'art de l'après-guerre en Europe occidentale et aux USA. Ils sont pourtant indéniablement liés à l'expérience de la vie sous un régime communiste sans Alaquelle ils seraient inimaginables.
Dès l'apparition de la théorie de l'attachement - dans la trilogie de John Bowlby, Attachement et perte - ses relations tumultueuses avec la psychanalyse ont occupé le devant de la scène. Plus encore, on peut affirmer rétrospectivement que cette option théorique a puisé une bonne part de sa créativité dans la vivacité de cette conflictualité. C'est dans cet esprit qu'a été conçu cet ouvrage qui reprend, actualisé et complété. le dossier publié dans Le carnet Psy. Il propose une revue critique en examinant les éléments de convergences. de divergences et d'enrichissement mutuels entre théorie de l'attachement et psychanalyse. Son format synthétique. sa vocation didactique et sa lisibilité en font un incontournable outil pour tous ceux qui veulent s'initier aux rudiments fondamentaux de la théorie de l'attachement; les thèmes traités et l'originalité des ouvertures épistémologiques offrent aussi une lecture stimulante pour les connaisseurs.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.