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Illusio N° 10/11-2013 : Théorie critique de la crise. Ecole de Francfort, controverses et interpréta
Vassort Patrick ; Oblin Nicolas
BORD DE L EAU
28,01 €
Épuisé
EAN :9782356872647
La prochaine livraison de la revue Illusio porte, comme son titre l'indique, sur la Théorie critique (du capitalisme, de la rationalité instrumentale, de la société administrée, de la culture de masse) et la crise. Illusio a proposé aux auteurs de contribuer à penser les différentes dimensions des crises permanentes dans lesquelles sont prises les sociétés contemporaines: financières (boursicotages, krachs, crise des valeurs...); économiques (chômage, délocalisation, endettements névrotiques...); démographiques (vieillissement ou au contraire croissance galopante); de subsistance (désertifications, appauvrissements, émeutes de la faim); climatiques et écologiques (tsunami, raz-de-marée, tornades, réchauffement planétaire, disparition des espèces, atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes); technoscientifiques (remise en cause de l'idée de progrès); politiques (disparition des idées et des projets potentiellement alternatifs au capitalisme, montée des politiques autoritaires, gestion comptable des populations); morales (scandales politico - financiers, évasion fiscales, corruptions, comportements mafieux); culturelles (industrialisation et spectacularisation des éléments de culture); sanitaires (pandémie, maladies professionnelles physiques et psychologiques, fraudes dans le secteur agro-alimentaire); religieuses (montée des fondamentalismes et activismes religieux).
Le monde capitaliste est aujourd?hui engagé dans ce qui risque d?être sa plus grande crise car celle-ci touche désormais au fondement de la vie humaine, de la vie en société et, de manière plus superficielle, au fondement même du capitalisme. Ce dernier a construit un rapport au temps et à l?accélération, au spectacle, aux individus et à la masse, à l?essentiel et au superflu, tel que s?accroissent les difficultés pour un nombre toujours plus grand d?individus. Après avoir remarqué que l?ensemble des sociétés connaissent les déflagrations de la crise généralisée du capitalisme, l?auteur, dans ce court essai, revient sur le concept de "banalité du mal" rendu célèbre par la philosophe Hannah Arendt et montre combien, en le redéfinissant, il peut être efficient au sein de la société contemporaine, dans son organisation et son développement capitaliste. Pour ce faire Patrick Vassort rappelle que la globalisation capitaliste s?est imposée contre toute forme d?opposition et est devenu le modèle dominant des modes de vie et d?organisation. La chute du mur de Berlin, la disparition du communisme soviétique, le développement économique chinois, les révolutions arabes, les attaques répétées contre l?Amazonie et ses populations, contre les terres froides du Grand Nord, contre les grands fonds marins et océaniques, sont autant d?événements relevant de cette domination du capital et d?éléments d?analyse. Revenant sur le concept de masse née au XXe siècle et se généralisant à l?ère de la globalisation, l?auteur démontre combien cette notion moderne est utile à la compréhension des formes d?accélération, de marchandisation et de consommation, modifiant, conséquemment et dialectiquement, le processus de production et la forme travail. L?invention de la masse est, avant toute autre chose, l?invention de la destruction programmée des biens et des services mais également celle des individus conscients. C?est en cela que le concept de superfluité, dans lequel l?auteur perçoit la catégorie centrale du capitalisme, est devenu le paradigme de nos sociétés. C?est en comprenant ce que celle-ci représente que peut être pointée la possible émergence des nouvelles formes de totalitarisme. Cependant, s?il n?est pas question de croire au "grand soir", à la pureté d?une aurore nouvelle, l?auteur propose dans la dernière partie de ce petit essai, des axes de réflexion permettant de lutter contre le capitalisme galopant et mortifère.
Le second volume consacré par la revue ILLUSIO à l'actualisation de la Théorie critique porte essentiellement sur la thématique de la culture dans son sens le plus large, de l'actualisation de la notion de production industrielle des biens culturels aux catastrophes technoscientifiques contemporaines et en devenir, en passant par l'épuisement de la pensée et de l'éducation comme moments fondateurs de toute résistance à la massification de la société. L'analyse de la crise sociétale généralisée (déclinée sous ses multiples dimensions), entreprise dans le premier volume, Ecole de Francfort, controverses et interprétations (n° 10/11, septembre 2013, épuisé), est ainsi approfondie en même temps que sont discutées et altérées les notions centrales de la théorie critique issue de l'Ecole de Francfort.
Nous désirons montrer au sein de cet ouvrage que dans un contexte de pénurie bien organisée, de crise bien entretenue, les étudiants, les enseignants, les UFR, les laboratoires, les universités, sur fond de compétitions économiques et politiques territoriales nationales et internationales, sont soumis, non seulement à des logiques d'obligations de résultats, d'efficacité, de rendements à court terme, mais également et conséquemment à un système de valorisation du savoir totalement aliéné aux conjonctures économiques dominantes. Ce processus vise à l'obsolescence d'une université dont les finalités étaient jusqu'alors culturelles, intellectuelles et humaines. Les différentes réformes, qui ne sont que répétitions du " même ", arrangements et aménagements conjoncturels de la société de marché au sein même du monde éducatif, ne visent plus à l'amélioration du développement des savoirs et de leurs circulations, mais à l'apprentissage de la compétition au sein des unités de formation et de recherche, l'accroissement de la marchandisation, de la pression socio-économique, de la reproduction du capital au sein d'un nouveau marché de la connaissance. Nous souhaitons donc montrer combien les stratégies des institutions et des acteurs/agents sociaux visent à " gérer " l'intégration des universités dans le processus global de production et de compétition généralisées. Ce processus historique s'inscrit dans une quotidienneté où les interrelations entre les personnels et les institutions participent de manière impensée à la destruction des institutions d'enseignement et de recherche. En ce sens, la situation de l'Université résume en un point focal la réification des savoirs face à la marchandisation du monde.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.