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Contre le capitalisme. Banalité du mal, superfluité et masse
Vassort Patrick
BORD DE L EAU
6,00 €
Épuisé
EAN :9782356872951
Le monde capitaliste est aujourd?hui engagé dans ce qui risque d?être sa plus grande crise car celle-ci touche désormais au fondement de la vie humaine, de la vie en société et, de manière plus superficielle, au fondement même du capitalisme. Ce dernier a construit un rapport au temps et à l?accélération, au spectacle, aux individus et à la masse, à l?essentiel et au superflu, tel que s?accroissent les difficultés pour un nombre toujours plus grand d?individus. Après avoir remarqué que l?ensemble des sociétés connaissent les déflagrations de la crise généralisée du capitalisme, l?auteur, dans ce court essai, revient sur le concept de "banalité du mal" rendu célèbre par la philosophe Hannah Arendt et montre combien, en le redéfinissant, il peut être efficient au sein de la société contemporaine, dans son organisation et son développement capitaliste. Pour ce faire Patrick Vassort rappelle que la globalisation capitaliste s?est imposée contre toute forme d?opposition et est devenu le modèle dominant des modes de vie et d?organisation. La chute du mur de Berlin, la disparition du communisme soviétique, le développement économique chinois, les révolutions arabes, les attaques répétées contre l?Amazonie et ses populations, contre les terres froides du Grand Nord, contre les grands fonds marins et océaniques, sont autant d?événements relevant de cette domination du capital et d?éléments d?analyse. Revenant sur le concept de masse née au XXe siècle et se généralisant à l?ère de la globalisation, l?auteur démontre combien cette notion moderne est utile à la compréhension des formes d?accélération, de marchandisation et de consommation, modifiant, conséquemment et dialectiquement, le processus de production et la forme travail. L?invention de la masse est, avant toute autre chose, l?invention de la destruction programmée des biens et des services mais également celle des individus conscients. C?est en cela que le concept de superfluité, dans lequel l?auteur perçoit la catégorie centrale du capitalisme, est devenu le paradigme de nos sociétés. C?est en comprenant ce que celle-ci représente que peut être pointée la possible émergence des nouvelles formes de totalitarisme. Cependant, s?il n?est pas question de croire au "grand soir", à la pureté d?une aurore nouvelle, l?auteur propose dans la dernière partie de ce petit essai, des axes de réflexion permettant de lutter contre le capitalisme galopant et mortifère.
Ce troisième volume consacré à l'actualisation de la Théorie critique porte, essentiellement, sur la thématique du corps au sens large. Ce numéro aborde les sujets de la marchandisation du désir, de l'amour et de la sexualité, des pulsions de vie et de mort, ainsi qu'une critique radicale du sport comme analyseur déterminant de la réification contemporaine. Ces thématiques sont développées dans une démarche transdisciplinaire (psychanalyse, philosophie, anthropologie, sociologie, science politique), par des auteurs français et étrangers parmi lesquels Angela Davis, Christophe Dejours, Axel Honneth, Eva Illouz, Anselm Jappe, Herbert Marcuse, Gérard Rabinovitch, Roswitha Scholz, etc.
La prochaine livraison de la revue Illusio porte, comme son titre l'indique, sur la Théorie critique (du capitalisme, de la rationalité instrumentale, de la société administrée, de la culture de masse) et la crise. Illusio a proposé aux auteurs de contribuer à penser les différentes dimensions des crises permanentes dans lesquelles sont prises les sociétés contemporaines: financières (boursicotages, krachs, crise des valeurs...); économiques (chômage, délocalisation, endettements névrotiques...); démographiques (vieillissement ou au contraire croissance galopante); de subsistance (désertifications, appauvrissements, émeutes de la faim); climatiques et écologiques (tsunami, raz-de-marée, tornades, réchauffement planétaire, disparition des espèces, atteintes à la biodiversité et aux écosystèmes); technoscientifiques (remise en cause de l'idée de progrès); politiques (disparition des idées et des projets potentiellement alternatifs au capitalisme, montée des politiques autoritaires, gestion comptable des populations); morales (scandales politico - financiers, évasion fiscales, corruptions, comportements mafieux); culturelles (industrialisation et spectacularisation des éléments de culture); sanitaires (pandémie, maladies professionnelles physiques et psychologiques, fraudes dans le secteur agro-alimentaire); religieuses (montée des fondamentalismes et activismes religieux).
Dans cet ouvrage, Patrick Vassort montre combien l'institution sportive est devenue le modèle de la compétition névrotique de notre société. Derrière un discours sur les valeurs positives, la fraternité ou l'amitié, le sport développe ou ne fait que renforcer les formes les moins acceptables de la domination. C'est la force opiacée du sport, sa capacité à construire au sein du processus de production corporel et idéologique une fausse conscience, un appareil stratégique capitaliste qui refoule la réalité et produit les formes symboliques les plus dangereuses, qui sont montrées ici. Les thèmes choisis, les exemples révélés, ne visent pas à évoquer une pratique sportive particulière ou un événement singulier. Ils permettent de mieux comprendre l'institution sportive mais, également, la société capitaliste dans sa dimension la plus faussement festive. C'est en parcourant la réalité de la quotidienneté - du niveau amateur le plus commun aux sportifs de haut niveau les mieux reconnus - que l'auteur démontre que l'idéologie sportive forme, déforme et manipule toutes les conditions du vivre-là-ensemble et impose une lutte de tous contre tous, incessante, violente, insensée, impensée. De la violence physique de la pratique jusqu'aux violences sexuelles en passant par les addictions aux drogues et les liens mafieux: soyez les bienvenus dans le monde du sport.
La France entière semble estimer que l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2024 à Paris était une bonne idée. " Unanimement saluée comme une grande réussite, la parenthèse s'est achevée le 8 septembre, avec la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. " (Romain David, Public Sénat) Que d'éloquence pour caractériser l'événement. Ainsi en est-il de la "parenthèse enchantée", de la "beauté du sport", du "seul le sport peut nous offrir de telles émotions", de la "France réconciliée et unie", faisant de ces jeux, singulièrement, mais également du sport en général, l'activité magique, enrichissante, réconciliatrice, positive. Combien de fois avons-nous entendu, comme des missiles idéologiques, le fait que les sportifs nous apportaient du bonheur ou qu'ils nous faisaient "rêver"? Mais rêver à quoi ? Ce mantra, répété chaque jour, sur tous les plateaux de télévision, dans les studios de radio, à la une de nos quotidiens et sur les pages internet devait pénétrer la conscience et l'inconscience collectives : la France était un grand pays heureux et uni. Pourtant la crise politique, économique et sociale couvait déjà. Depuis, elle s'est aggravée. Pourquoi fallait-il donc organiser ces Jeux ?
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
Résumé : Pour le bien des animaux, celui de la planète et pour préserver notre santé, il faudrait de toute urgence renoncer à l'alimentation carnée voire à tous les produits animaux et, en clôturant dix mille ans de vie commune avec les vaches et les brebis, librement consentir à une agriculture sans élevage. Après des décennies de silence médiatique et politique sur la violence industrielle contre les animaux, pourquoi cette soudaine prise de conscience ? C'est en reprenant le fil de l'industrialisation de l'élevage depuis le XIXe siècle et ses liens historiques avec la "cause animale" que l'on peut comprendre la situation actuelle et le développement des start-up de la "viande propre", amie des animaux et des milliardaires. La science et l'industrie, aujourd'hui comme hier, concoctent pour nous "un monde meilleur". Sommes-nous bien sûrs qu'il correspond à nos désirs ?
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.