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La chair envisagée. La génération symbolique
Vasse Denis
SEUIL
23,30 €
Épuisé
EAN :9782020541572
Quand les mots n'ont pas de bouche où se dire, de regard où scintiller, d'oreille où résonner, ils se disent à côté, sans référence à un face à face qui implique l'Altérité. Les mots tournent alors dans la tête, vide. Ils tournent sans signifier et sans vouloir ni pouvoir se dire. Et ils envahissent le corps sous la forme muette du symptôme. Le symptôme est un trop-plein de sens qui ne sait plus se dire ou être entendu. Au-delà, ces mots qui n'ont plus de visage tombent dans une substitution indéfinie; ils s'équivalent en contraires, se scindent, emprisonnent le sujet naissant dans leur jeu comme en une rigoureuse machine. Ils le broient, le noient. L'ouïe et la vue sont déconnectées, désimpliquées, et l'image du corps, qui disparaît avant que d'être apparue, se morcelle, est réduite à la valse d'organes sans lien, qui ne font pas corps: aliénés détachés. - D. V.
Peut-on tout acheter? Une société de l'échange-roi va implicitement, dans la vie la plus quotidienne, en ce sens. Mais quel sens, pour la vie de l'homme, dans cette omniprésence de l'argent? Pour aborder une question si grave et si banale - l'homme et l'argent -, l'auteur, psychanalyste, n'a pas craint de prendre des risques, celui de parler du "salut" d'une famille en grande difficulté et celui de la "guérison" d'une petite fille. Avoir et mettre en ?uvre tous les moyens de "sauver" et de "guérir": c'est cela que l'homme demande à l'argent qu'il possède et au système de valeurs qu'il acquiert ou qu'il achète. L'argent qui peut tout acquérir..., voilà qui lui confère un "caractère sacré" et fait de lui une idole pour obtenir ce don de Dieu qu'est la vie dans le vivant. Comme si l'homme pouvait se donner à lui-même les moyens de se faire vivre ou de mériter la vie. Et cela, en dotant son image d'une plus-value imaginaire, idéalement calculée pour se substituer au manque à être, à cette pauvreté essentielle qui suscite et accueille le désir de l'Autre: le présent d'une présence qui se manifeste gratuitement en lui comme en tous, maintenant et de générations en générations. L'énigme de l'homme est que la vie qui est sienne lui est donnée dans et par l'Autre du désir et se donne en lui aux autres. Et ce don de la vie se révèle en lui quand il répond en son nom de ce qu'il est, non de ce qu'il vaut. L'auteur pose la question décisive: "Qu'est-ce qu'un homme?" Un "vivant de désir" - mais d'un désir qui ne saurait jamais être satisfait. Biographie: Denis Vasse, psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le temps du désir (1969 et 1997), Le poids du réel, la souffrance (1983 et 2008), La souffrance sans jouissance ou le martyre de l'amour (1998 et 2008), La vie et les vivants (2001), La grande menace (2004), Né de l'homme et de la femme, l'enfant. Chronique d'une structure Dolto (2006), tous publiés aux Editions du Seuil.
Résumé : Ce livre est unique en son genre. pour la première fois, un psychanalyste rend compte de la cure complète d'un enfant enfermé dans l'angoisse et l'agressivité sous la menace du complexe de castration. Venu chez Denis Vasse à l'âge de quatre ans, il est reparti guéri deux ans plus tard. C'est une cure " complète ", en ce sens que Nasse reproduit non seulement la totalité des dessins de l'enfant et (les dialogues qu'il a noués avec lui, mais aussi ses réflexions en cours de séance ainsi due les commentaires et les réflexions que suscite après coup chez lui, hors séance, le progrès de la cure. Enfin, à la suite d'un séminaire (intitulé "la psychanalyse et l'enfant") tenu avec d'autres psychanalystes, il rapporte les débats et les questionnements que la cure de Christian a suscités chez eux, ainsi que ses réponses. La grande menace représente un document exceptionnel. A la lumière d'une pratique qui se heurte autant au refus de parler qu'à des dessins " invisibles ", il précise ce que l'écoute de l'inconscient veut dire, revient sur l'interprétation et la place de l'analyste, explicite les conditions de la cure. Un livre sans équivalent dans la littérature psychanalytique, destiné non seulement aux analystes, mais aux parents et aux pédagogues. Au-delà de la cure d'un enfant, il laisse entendre comment la psychanalyse touche au fondement du genre humain et combien elle éclaire les liens vivants qui tissent la structure de l'homme.
Résumé : L'ombilic et la voix se présente comme un recueil de dessins d'enfants. Mais le lecteur qui s'attendrait à y retrouver la soi-disant transparence de l'enfance serait vite déçu: quand le corps est déserté par la parole, il ne produit qu'une insignifiance ou des symptômes dans la " substance " desquels le sujet est emmuré. Pour le psychanalyste, les traces des dessins d'Hector et Coralie vont peu à peu constituer une écriture. En recevant de ces deux enfants eux-mêmes la logique du mouvement qui conduit son interprétation, Denis Vasse découvre la fonction symbolique de la clôture ombilicale, qui conditionne le jeu de l'ouverture et de la fermeture de tous les " autres trous du corps ". Et il repère comment, par le jeu de la voix qui lui interdit de se noyer dans sa propre image, le sujet, franchissant " la sphère du substantiel ", advient à " la sphère subtile du langage " et à l'articulation du " parlêtre " à la loi. Les enfants finissent par nous parler parce que quelqu'un a écouté.
Résumé : Tout ce qui fait obstacle à la vérité en nous-mêmes et qui par là l'indique est la pierre de touche de la pensée de Denis Vasse, proche de celles de Françoise Dolto et de Jacques Lacan. Ici, dans cet ouvrage à plusieurs voix qui relate l'expérience du Jardin Couvert de Lyon, un lieu d'accueil et de parole pour le tout-petit accompagné de ses parents, le lecteur petit voir s'élaborer cette réflexion dans sa confrontation avec la pratique, et comprendre sur quelles prémices elle se fonde. Le psychanalyste sait que les "mauvais plis" que prennent les relations entre enfants et parents se manifestent parfois dès la naissance et conditionnent inéluctablement le développement de l'enfant, comme ils orientent sa vie relationnelle, c'est-à-dire son existence tout entière. Intervenir avec discrétion dès le début de la vie peut permettre d'éviter les grandes souffrances futures comme les grandes "réparations" éventuelles. Inspiré par la Maison Verte de Françoise Dolto, le Jardin Couvert ouvert en 1984 à Lyon reste fidèle au principe essentiel de la structure inaugurale : la référence fondamentale et vivante à la psychanalyse. Dans ce lieu d'accueil et de parole où les liens entre parents et enfants s'offrent à l'interprétation, où les difficultés peuvent se laisser entendre, il convient d'accueillir sans manipuler. Faire ainsi, c'est remettre parents et enfants dans une situation juste. Les accueillants parmi lesquels il y a toujours un ou une psychanalyste témoignent d'une disposition intérieure qui exclut le jugement, la réaction sentimentale ou moralisante. Cela, seule la structure Dolto l'autorise. Un tel lieu entre le jardin ?dipien (les bras de la mère) et les premières institutions (crèche et maternelle) devrait faire exemple et se multiplier. Il est pour l'enfant le passage nécessaire à la vie sociale.
Nardone Giorgio ; Verbitz Tiziana ; Milanese Rober
Résumé : Que faire quand on est confronté à une personne anorexique, boulimique, ou atteinte du syndrome du vomissement ? Ce livre, écrit par un psychothérapeute renommé, répond à cette question en montrant comment une thérapie brève peut suffire dans beaucoup de cas à régler le problème. Dans la lignée de la thérapie systémique, l'auteur a reformulé les principes de la thérapie brève en insistant sur sa dimension stratégique. L'originalité de sa démarche tient notamment au refus d'étiqueter le patient : au lieu de comprendre le symptôme pour provoquer un changement, on tente de provoquer un changement pour comprendre le symptôme, en inversant donc la démarche traditionnelle. De nombreux récits cliniques et l'analyse des résultats obtenus complètent l'étude.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.