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L'OMBILIC ET LA VOIX. Deux enfants en analyse
Vasse Denis
POINTS
11,20 €
Épuisé
EAN :9782020371698
L'ombilic et la voix se présente comme un recueil de dessins d'enfants. Mais le lecteur qui s'attendrait à y retrouver la soi-disant transparence de l'enfance serait vite déçu: quand le corps est déserté par la parole, il ne produit qu'une insignifiance ou des symptômes dans la " substance " desquels le sujet est emmuré. Pour le psychanalyste, les traces des dessins d'Hector et Coralie vont peu à peu constituer une écriture. En recevant de ces deux enfants eux-mêmes la logique du mouvement qui conduit son interprétation, Denis Vasse découvre la fonction symbolique de la clôture ombilicale, qui conditionne le jeu de l'ouverture et de la fermeture de tous les " autres trous du corps ". Et il repère comment, par le jeu de la voix qui lui interdit de se noyer dans sa propre image, le sujet, franchissant " la sphère du substantiel ", advient à " la sphère subtile du langage " et à l'articulation du " parlêtre " à la loi. Les enfants finissent par nous parler parce que quelqu'un a écouté.
La pratique de la psychanalyse apprend que la question de l'homme se pose dans un contexte de souffrance. C'est que la dimension de l'imaginaire familial, social, politique, religieux, n'est jamais adéquate à celle du réel que vise le désir de l'homme. Cet écart entre imaginaire et réel, l'expérience analytique l'ouvre à une altérité irréductible, où le sujet aura à reconnaître la vérité de son identité. Si des mots ne viennent pas témoigner du désir, et par lui du discernement de la vérité, le sujet humain se noie dans la mer de ses fantasmes. Que, sous quelque prétexte que ce soit, la souffrance soit évitée à tout prix, et l'homme court le risque de perdre la parole. L'évitement de la souffrance équivaut alors à un refus de vivre, voire au regret d'être né. Faute d'une parole portant la promesse qui fait vivre, le petit d'homme serait voué à une naissance suicidaire où vie et mort se confondent dans l'horreur. Sans Autre. Certes, c'est encore une souffrance qui sépare l'homme de l'image de lui-même dans laquelle, croyant s'y reconnaître, il est tenté de s'engloutir. Mais traversée jusqu'à la rencontre du visage de l'Autre, la souffrance de la séparation d'avec le même peut devenir joie. Biographie: Denis Vasse, psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Temps du désir (1969 et 1997), La Souffrance sans jouissance ou le Martyre de l'amour (1998 et 2008), La Vie et les vivants (2001), La Grande Menace. La psychanalyse et l'enfant (2004), Né de l'homme et de la femme, l'enfant. Chronique d'une structure Dolto (2006), L'Homme et l'Argent (2008), tous publiés aux Éditions du Seuil.
Résumé : "L'ombilic et la voix" se présente comme un livre d'images, un recueil de dessins d'enfants. Mais le lecteur qui s'attendrait à y retrouver la soi-disant transparence de l'enfance sera vite déçu et rebuté : quand le corps est déserté par la parole, il ne produit qu'une insignifiance dans laquelle se perd symptomatiquement le sujet. Ainsi en va-t-il de la bande dessinée apparemment incohérente, tracée à longueur d'années par les mains de deux enfants, Hector et Coralie, un peu à la manière de graffiti sur les murs d'une prison. Pour le psychanalyste, ces traces, scandées par la répétition et les différences qui s'y inscrivent, vont peu à peu constituer une écriture, qui s'offre à lire dans un effet de sens où le sujet vient se précipiter, y prenant la parole. En recevant d'Hector et de Coralie eux-mêmes la logique du mouvement qui conduit son interprétation, Denis Vasse découvre la fonction symbolique de la clôture ombilicale, qui conditionne le jeu de l'ouverture et de la fermeture de tous les "autres trous du corps". Et il repère, comme symétriquement, comment, par le jeu de la voix qui lui interdit de se noyer dans sa propre image, le sujet se trouve franchir "la sphère du substantiel" pour advenir dans "la sphère subtile du langage" et l'articulation à la loi. Les enfants finissent par nous parler parce que quelqu'un a écouté. C'est à l'écoute de cette parole qu'en définitive nous sommes ici conviés.
Né de l'homme et de la femme, l'enfant": ce titre évoque l'enfance, c'est-à-dire l'état de celui qui, ne parlant pas, se trouve plongé dans l'impuissance motrice et la dépendance du nourrissage. A la suite de Françoise Dolto et de la Maison Verte de Paris, le Jardin Couvert de Lyon reçoit des petits enfants de la naissance à quatre ans, accompagnés de leurs parents. Il leur offre un espace où la parole tient une place essentielle et discrète. En effet, son surgissement suscite dans la vie de tout être humain des résistances, des malaises, des angoisses et aussi des joies. Référé à la psychanalyse, le jardin Couvert ouvre ses oreilles à ce qui parle en nous du désir de l'Autre, ce désir qui, par le jeu de l'interprétation, est délivré du fantasme mortifère de la toute-puissance. Ecrit avec la collaboration des accueillants du Jardin Couvert, ce livre, dont le c?ur est une chronique tenue de semaine en semaine par Denis Vasse, en porte témoignage.
Résumé : Entre les écrits de Thérèse d'Avila et nous, le temps a creusé la distance. Comment lire ces textes aujourd'hui, comment entendre ce qu'ils disent, comment emprunter le chemin qu'ils invitent à prendre ? Denis Vasse parvient à ressusciter pour nous les mots, les confidences, les récits de Thérèse : comme dans une cure psychanalytique, il est une voix qui écoute dans le texte ce que l'histoire et le trajet d'une mystique du XVIe siècle révèlent de vivant pour notre histoire et notre trajet à nous. De même que l'histoire d'un patient ou le compte-rendu d'une séance d'analyse nous intéressent pour notre propre recherche de guérison et de vérité, le parcours de Thérèse devient le nôtre. En particulier, il jette une lumière sans égale sur l'obstacle, en nous, de notre image, de notre " point d'honneur ". Il faut qu'image et point d'honneur chutent pour éveiller le désir, ou plutôt pour donner au désir déjà là, déjà présent en nous, les mots et la forme qui révèlent, comme chez Thérèse, " l'Autre du désir et le Dieu de la foi ". Denis Vasse, psychanalyste, est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Le Temps du désir (1969 et 1997), Le Poids du réel, la Souffrance (1983 et 2008), La Souffrance sans jouissance ou Le Martyre de l'amour. Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face (1998 et 2008), La Vie et les vivants (2001), La Grande Menace. La psychanalyse et l'enfant (2004), Né de l'homme et de la femme, l'enfant. Chronique d'une structure Dolto (2006), L'Homme et l'Argent (2008), tous publiés aux Editions du Seuil. Nouvelle édition
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.