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Une lumière dans les ténèbres. Mgr Vladimir Ghika
Vasiliu Mihaela ; Dideberg Dany
CERF
16,50 €
Épuisé
EAN :9782204096423
Vladimir Ghika, prince roumain, né orthodoxe, devenu catholique et prêtre, mort martyr, est une haute figure d'un chrétien du XXe siècle. Son procès de béatification est en cours. En plus d'un domaine, cet apôtre a ouvert les voies de l'aggiornamento voulu par le concile Vatican II. Très lié au cercle des Maritain à Meudon, il a eu le souci de la sanctification du laïcat et du clergé. Parmi ses fils spirituels figurent le père Henri Caffarel et Jean Daujat. Pour soutenir les prêtres dans leur ministère, il a créé, avec Yvonne Estienne, l'association Virgo Fidelis, une fraternité spirituelle de prière et de souffrance. De plus, la communauté des Frères et des Soeurs de Saint-Jean qu'il a fondée à Auberive annonce les communautés nouvelles qui se consacrent aujourd'hui à l'évangélisation. Passeur entre l'Orient et l'Occident, Mgr Ghika a été aussi un pion-nier de l'unité tant désirée de l'Eglise du Christ. Grâce à l'Esprit-Saint, Mgr Ghika vit continuellement l'instant présent en présence de Dieu. C'est pourquoi toute rencontre avec le prochain, en particulier la visite des pauvres, est une liturgie, "la liturgie du prochain", et, en même temps, elle est ouverture et disponibilité à ses besoins les plus divers. Là est élaborée sa "théologie du besoin". Aucune souffrance d'autrui ne laisse indifférent. A la source du service du prochain se trouvent la parole de Dieu et l'eucharistie prolongée souvent par l'adoration silencieuse. A l'exemple de son Maître et Seigneur, Mgr Ghika a donné sa vie. Son martyre est le témoignage suprême de sa charité héroïque : "La mort peut tout détruire, disait-il, sauf l'amour" - Extraits de la préface de Dany Dideberg, s j.
Faire image de soi suppose une maîtrise simultanée de l'identité propre et d'une expression qui lui corresponde. Mais cette double maîtrise nécessite une connaissance de la singularité qui pose problème aux philosophes anciens : l'identité est enfermée dans sa condition tautologique et l'individu dans sa singularité monadique. Seul l'universel peut être connu tel qu'il se reflète dans l'individu, non l'individu lui-même dans son unicité infracassable et qui n'a pas de forme absolue. A quoi s'ajoute un obstacle logique : on ne peut pas témoigner de soi-même ni remplacer une preuve par une représentation. Comment faire état alors du singulier ? A cette apparente fin de non recevoir la réflexivité inscrite à la racine de l'identité propose une issue, en permettant de concevoir plusieurs portes d'accès à la singularité de l'être individuel. D'Apulée et Plutarque à Grégoire de Nazianze, en passant par Plotin, Porphyre, Grégoire de Nysse et Julien l'Empereur, ce livre présente des études de cas où la conscience de soi apparaît à travers une parole en nom propre ou à travers le miroir inversé d'un portrait refusé. Affirmée mais non thématisée, la conscience de soi qui transparaît dans ces textes est sortie du conflit tragique de l'ego mais n'a pas encore la témérité de s'identifier au cogito. Sans signer la fin de l'être ni placer l'ipséité dans la pupille vide de Narcisse, elle signifie cependant la transcendance comme altérité nécessaire à la constitution du sujet.
Intitulé Lectures de Jean-Luc Marion et composé d'une vingtaine d'articles, le volume assume l'équivocité d'une mise en abîme : lire Marion dans sa propre lecture de la philosophie. Montrer à l'oeuvre le dialogue du philosophe avec l'histoire de la philosophie constitue en effet le pari de ce livre, pari qui fait fond sur l'idée que tel est le chemin même de la philosophie et que ceci est en outre l'accès le plus respectueux que nous pouvons avoir à une oeuvre s'accomplissant sous nos yeux. De Grégoire de Nysse et Denys l'Aréopagite à Derrida, en passant par Descartes, Kant, Nietzsche, Husserl et Heidegger, la pensée de Marion embrasse, approfondit, reprend et réfute les thèmes fondateurs de la métaphysique et de la phénoménologie. L'oeuvre entière de Marion est traversée par sa lecture personnelle et novatrice de la philosophie. Elle se construit en dialogue avec les textes classiques et rend en même temps compte des grands débats théoriques de l'époque qu'elle traverse. Le dialogue est d'ailleurs privilégié aussi dans ce volume, Jean-Luc Marion répondant aux auteurs des études qui lui sont consacrées. ANCA VASILIU est directrice de recherches au CNRS/Université Paris-Sorbonne. Elle a publié sa thèse dirigée par Jean-Luc Marion : Du Diaphane. Image, milieu, lumière dans la pensée antique et médiévale (1997). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment Divines techniques. Arts et langage homérique à la fin de l'Antiquité (2016). CRISTIAN CIOCAN, Docteur de l'Université de Bucarest et de l'Université de Paris IV Sorbonne. Il enseigne au Centre d'excellence dans l'étude de l'image (CESI) de l'Université de Bucarest. Président de la Société Roumaine de Phénoménologie et rédacteur en chef de la revue Studia Phaenomenologica, il est notamment l'auteur de Heidegger et le problème de la mort : existentialité, authenticité, temporalité (2014). Ont également participé à cet ouvrage : Dan ARBIB, Elodie BOUBLIL, Olivier BOULNOIS, Florin CRISMAREANU, Natalie DEPRAZ, Alberto FRIGO, Georgiana HUIAN, Paul MARINESCU, Bogdan MINCA, Christophe PERRIN, Ovidiu Sorin PODAR, Calin Cristian POP, Delia POPA, Tinca PRUNEA-BRETONNET, Claudia SERBAN, Ovidiu STANCIU, Emilie TARDIVEL, Marilena VLAD.
A l'instar du Phèdre cette étude se présente comme un livre ouvert. En scrutant les détails jusqu'à la fugacité même des impressions produites, en descendant en même temps au plus profond des eaux vives qui sont les sources de Platon, on s'approche autant que possible du coeur du Dialogue, tout en préservant son intimité secrète et en affrontant à nos risques la fascination qu'il exerce.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Comment comprendre le message de l'Eglise sur le sacrement du mariage, sur la sexualité et la fécondité, sur l'action pastorale du couple, sur la morale comme exigence d'amour ? Et quels sont, sur ces sujets, les apports fondamentaux du père Henri Caffarel ? Partant du mariage tel qu'il est vécu aujourd'hui, une équipe internationale, au sein des Equipes Notre-Dame et en lien avec les "Amis du Père Caffarel" — l'Atelier Mariage — a été constituée pour effectuer un travail d'observation, de recherche et de réflexion. Ce sont leurs conclusions qui sont ici présentées et qui montrent combien le père Henri Caffarel a renouvelé la pensée de l'Eglise sur le couple et le mariage.
Scandale des abus sexuels, bouleversements climatiques, révolution numérique... Alors que l'Eglise est en crise et que beaucoup préfèrent le silence, une femme, laïque, prend la parole. Avec puissance, Isabelle Morel renvoie les baptisés à leur mission première : être des témoins du Christ. Que signifie aujourd'hui annoncer la foi, l'espérance et la charité? La légitimité du message de l'Eglise dépend-elle des conjonctures du temps ? Comment comprendre de manière ajustée la collaboration entre le peuple et le clergé? Quel rôle doivent jouer les acteurs pastoraux ? Et quelle spiritualité vivante peut y concourir ? Un appel sans concession de sursaut.
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.