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IMAGES DE SOI DANS L ANTIQUITE TARDIVE
VASILIU
VRIN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782711624508
Faire image de soi suppose une maîtrise simultanée de l'identité propre et d'une expression qui lui corresponde. Mais cette double maîtrise nécessite une connaissance de la singularité qui pose problème aux philosophes anciens : l'identité est enfermée dans sa condition tautologique et l'individu dans sa singularité monadique. Seul l'universel peut être connu tel qu'il se reflète dans l'individu, non l'individu lui-même dans son unicité infracassable et qui n'a pas de forme absolue. A quoi s'ajoute un obstacle logique : on ne peut pas témoigner de soi-même ni remplacer une preuve par une représentation. Comment faire état alors du singulier ? A cette apparente fin de non recevoir la réflexivité inscrite à la racine de l'identité propose une issue, en permettant de concevoir plusieurs portes d'accès à la singularité de l'être individuel. D'Apulée et Plutarque à Grégoire de Nazianze, en passant par Plotin, Porphyre, Grégoire de Nysse et Julien l'Empereur, ce livre présente des études de cas où la conscience de soi apparaît à travers une parole en nom propre ou à travers le miroir inversé d'un portrait refusé. Affirmée mais non thématisée, la conscience de soi qui transparaît dans ces textes est sortie du conflit tragique de l'ego mais n'a pas encore la témérité de s'identifier au cogito. Sans signer la fin de l'être ni placer l'ipséité dans la pupille vide de Narcisse, elle signifie cependant la transcendance comme altérité nécessaire à la constitution du sujet.
Ce livre propose une lecture philosophique de quelques textes patristiques du dernier tiers du IVe siècle qui sont tous des textes fondateurs de la philosophie byzantine et médiévale latine. Cette lecture cherche réponse à trois questions qui tournent autour de la notion dimage sous le vocable grec deikôn: comment le langage détermine la visibilité des choses en dégageant de leur aspect visuel à la fois la signification et la ressemblance comme reflet de la présence dun modèle; comment se détermine le caractère qui lie la notion dindividu existant à la notion de personne, principale invention philosophique de l'antiquité tardive, et conséquemment comment le caractère est saisi en tant que lien entre lexistence et lexpression; comme arrive-t-on à lidée que la transcendance se révèle comme visage, visibilité absolue, et se donne à voir dans le visage dautrui, idée lévinasienne dont on trouve les antécédents dans les sources de la pensée byzantine.
Résumé : Vladimir Ghika, prince roumain, né orthodoxe, devenu catholique et prêtre, mort martyr, est une haute figure d'un chrétien du XXe siècle. Son procès de béatification est en cours. En plus d'un domaine, cet apôtre a ouvert les voies de l'aggiornamento voulu par le concile Vatican II. Très lié au cercle des Maritain à Meudon, il a eu le souci de la sanctification du laïcat et du clergé. Parmi ses fils spirituels figurent le père Henri Caffarel et Jean Daujat. Pour soutenir les prêtres dans leur ministère, il a créé, avec Yvonne Estienne, l'association Virgo Fidelis, une fraternité spirituelle de prière et de souffrance. De plus, la communauté des Frères et des Soeurs de Saint-Jean qu'il a fondée à Auberive annonce les communautés nouvelles qui se consacrent aujourd'hui à l'évangélisation. Passeur entre l'Orient et l'Occident, Mgr Ghika a été aussi un pion-nier de l'unité tant désirée de l'Eglise du Christ. Grâce à l'Esprit-Saint, Mgr Ghika vit continuellement l'instant présent en présence de Dieu. C'est pourquoi toute rencontre avec le prochain, en particulier la visite des pauvres, est une liturgie, "la liturgie du prochain", et, en même temps, elle est ouverture et disponibilité à ses besoins les plus divers. Là est élaborée sa "théologie du besoin". Aucune souffrance d'autrui ne laisse indifférent. A la source du service du prochain se trouvent la parole de Dieu et l'eucharistie prolongée souvent par l'adoration silencieuse. A l'exemple de son Maître et Seigneur, Mgr Ghika a donné sa vie. Son martyre est le témoignage suprême de sa charité héroïque : "La mort peut tout détruire, disait-il, sauf l'amour" - Extraits de la préface de Dany Dideberg, s j.
A l'instar du Phèdre cette étude se présente comme un livre ouvert. En scrutant les détails jusqu'à la fugacité même des impressions produites, en descendant en même temps au plus profond des eaux vives qui sont les sources de Platon, on s'approche autant que possible du coeur du Dialogue, tout en préservant son intimité secrète et en affrontant à nos risques la fascination qu'il exerce.
Après des débuts formateurs et prometteurs, Pierre Vassiliu assure les premières parties, à l'Olympia, des Beatles, de Claude François, de Sylvie Vartan. Il a lui-même mis en première partie de ses tournées des artistes tels que Julien Clerc et Véronique Sanson. Quand il quitte Paris pour la Provence, puis pour l'Afrique où, loin de des bruits de la ville, il élabore une oeuvre, puis une vie, c'est pour mettre en pratique sa devise : "Faites-vous la belle vie dont vous avez envie". Cet ouvrage, édité pour la première fois en 1989, est la première autobiographie de l'auteur-compositeur-interprète. Elle reprend en grande partie l'épopée Sénégalaise de l'artiste et sa famille.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.