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Lectures de Jean-Luc Marion
Ciocan Cristian ; Vasiliu Anca
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204115803
Intitulé Lectures de Jean-Luc Marion et composé d'une vingtaine d'articles, le volume assume l'équivocité d'une mise en abîme : lire Marion dans sa propre lecture de la philosophie. Montrer à l'oeuvre le dialogue du philosophe avec l'histoire de la philosophie constitue en effet le pari de ce livre, pari qui fait fond sur l'idée que tel est le chemin même de la philosophie et que ceci est en outre l'accès le plus respectueux que nous pouvons avoir à une oeuvre s'accomplissant sous nos yeux. De Grégoire de Nysse et Denys l'Aréopagite à Derrida, en passant par Descartes, Kant, Nietzsche, Husserl et Heidegger, la pensée de Marion embrasse, approfondit, reprend et réfute les thèmes fondateurs de la métaphysique et de la phénoménologie. L'oeuvre entière de Marion est traversée par sa lecture personnelle et novatrice de la philosophie. Elle se construit en dialogue avec les textes classiques et rend en même temps compte des grands débats théoriques de l'époque qu'elle traverse. Le dialogue est d'ailleurs privilégié aussi dans ce volume, Jean-Luc Marion répondant aux auteurs des études qui lui sont consacrées. ANCA VASILIU est directrice de recherches au CNRS/Université Paris-Sorbonne. Elle a publié sa thèse dirigée par Jean-Luc Marion : Du Diaphane. Image, milieu, lumière dans la pensée antique et médiévale (1997). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont récemment Divines techniques. Arts et langage homérique à la fin de l'Antiquité (2016). CRISTIAN CIOCAN, Docteur de l'Université de Bucarest et de l'Université de Paris IV Sorbonne. Il enseigne au Centre d'excellence dans l'étude de l'image (CESI) de l'Université de Bucarest. Président de la Société Roumaine de Phénoménologie et rédacteur en chef de la revue Studia Phaenomenologica, il est notamment l'auteur de Heidegger et le problème de la mort : existentialité, authenticité, temporalité (2014). Ont également participé à cet ouvrage : Dan ARBIB, Elodie BOUBLIL, Olivier BOULNOIS, Florin CRISMAREANU, Natalie DEPRAZ, Alberto FRIGO, Georgiana HUIAN, Paul MARINESCU, Bogdan MINCA, Christophe PERRIN, Ovidiu Sorin PODAR, Calin Cristian POP, Delia POPA, Tinca PRUNEA-BRETONNET, Claudia SERBAN, Ovidiu STANCIU, Emilie TARDIVEL, Marilena VLAD.
Nistor Polobok, sexagénaire trapu à la barbe en fil barbelé, règne en maître sur la mairie de Chisinau. Lorsqu'il n'encaisse pas les pots-de-vins d'entrepreneurs peu scrupuleux qui défigurent la ville, il batifole en charmante compagnie. Jusqu'au jour où une mystérieuse brèche s'ouvre dans l'asphalte devant sa majestueuse villa... Bientôt, la crevasse engloutit tout ce qui se trouve sur son chemin : maisons, arbres et même un retraité russe en attente de nationalité roumaine. A bout de nerfs, Nistor Polobok sombre peu à peu dans un état inquiétant. Un rêve lui dicte alors de consulter une cartomancienne tzigane qui le mettra sur la piste d'une énigmatique dame de coeur, source du péché originel, et responsable du chaos qui ravage la capitale moldave...
Résumé : 26 juin 2020. M. Turturica, professeur de latin, fuit ChiÅinÄu après l'invasion de la Moldavie par l'armée russe. Mais il ne parvient pas à se réfugier en Roumanie car son passeport est périmé... De retour à la capitale, il trouve l'aéroport assiégé et, sous ses yeux, un MiG abat un avion rempli d'hommes politiques moldaves qui tentaient de s'échapper. Par une suite de circonstances absurdes, il se retrouve en prison... Une fable grotesque et terrifiante basée sur l'une des plus grandes peurs des Moldaves ! L'auteur de ce scénario dystopien, un étudiant de Bessarabie, rentre à ChiÅinÄu après avoir obtenu son diplôme de philologie. Nous sommes en 1995, et la vie écrase sans aucune pitié le destin des Moldaves, quel que soit leur milieu social. Suite à la publication de son petit roman dans une maison d'édition confidentielle, le jeune écrivain se retrouve pourtant traîné dans un procès kafkaïen, où on l'accuse de trahison envers sa patrie. Deux histoires s'entremêlent, le fantastique e
« Aucune volupté ne surpasse celle qu'on éprouve à l'idée qu'on aurait pu se maintenir dans un état de pure possibilité. Liberté, bonheur, espace - ces termes définissent la condition antérieure à la malchance de naître. La mort est un fléau quelconque ; le vrai fléau n'est pas devant nous mais derrière. Nous avons tout perdu en naissant.Mieux encore que dans le malaise et l'accablement, c'est dans des instants d'une insoutenable plénitude que nous comprenons la catastrophe de la naissance. Nos pensées se reportent alors vers ce monde où rien ne daignait s'actualiser, affecter une forme, choir dans un nom, et, où, toute détermination abolie, il était aisé d'accéder à une extase anonyme.Nous retrouvons cette expérience extatique lorsque, à la faveur de quelque état extrême, nous liquidons notre identité et brisons nos limites. Du coup, le temps qui nous précède, le temps d'avant le temps, nous appartient en propre, et nous rejoignons, non pas notre figure, qui n'est rien, mais cette virtualité bienheureuse où nous résistions à l'infâme tentation de nous incarner. » E.M. Cioran est né en 1911 en Roumanie où il a fait des études supérieures de philosophie. Bergsonien d'abord, il se tourna ensuite vers Nietzsche. En 1937, il fut envoyé par l'Institut français de Bucarest en France où il s'établit jusqu'à sa mort en juin 1995.
J'ai écrit ce livre en 1933 á l'âge de 22 ans dans une ville que j'aimais, Sibiu, en Transylvanie. J'avais terminé mes études et, pour tromper mes parents, mais aussi pour me tromper moi-même, je fis semblant de travailler à une thèse. Je dois avouer que le jargon philosophique flattait ma vanité et me faisait mépriser quiconque usait du langage normal. A tout cela un bouleversement intérieur vint mettre un terme et ruiner par la même tous mes projets.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.