Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Rêves diurnes et autres rêves
Vasilikos Vasilis
GALLIMARD
14,25 €
Épuisé
EAN :9782070712861
Il y a des rêves qui se vendent sur le marché, conditionnés ou frais, à des prix avantageux, des rêves d'importation ou du pays, détaxés, de fabrication locale, des rêves qui poussent selon les saisons, comme les fruits, et d'autres surgelés. . ". Commercialiser les rêves ? Avec une banque, une caisse de dépôts, un journal, une chaîne de distribution ; vendre les rêves de chacun au prix juste, mais d'abord les inventer, les désigner, leur donner l'ampleur nécessaire ; créer le circuit du rêve, en respectant les lois du marché ou en les adaptant à ce nouveau produit qui connaît un succès... onirique. Les rêves ont leur histoire. L'Histoire a ses rêves, aux noms très glorieux ou très modestes, aux dimensions passionnantes, érotiques, drôles. Dans ces sept nouvelles, Vassilis Vassilikos, chef d'orchestre d'une musique diurne, nous apprend qu'on est loin de ne rêver que durant la nuit. Ses héros - rois, gouverneurs, chauffeurs de taxi, juifs errants, écrivains et hommes politiques peu sédentaires - inventent et racontent leur propre histoire en même temps que l'histoire grecque ; ils ne dorment jamais vraiment... Et pourtant les rêves existent.
K. Vassilis Vassilikos, l'auteur de Z, nous raconte l'histoire de K. , le peintre en bâtiment qui, à l'âge de vingt-cinq ans, décida de changer son destin en usant du seul talent qu'il possédait : le génie de la falsification. En quelques années, il devient le plus adulé des hommes d'affaires. Magnat de la banque et de la presse, allié et ami des plus hautes personnalités politiques, qu'il dépasse en popularité, il est propulsé au faîte de la gloire par le club de football qu'il s'est offert. Mais, dix ans plus tard, l'édifice s'écroule, entraînant l'ambitieux, et avec lui le gouvernement socialiste de l'époque. Nous sommes en Grèce. Mais nous pourrions être en Italie, en Grande-Bretagne ou en France bien sûr. Vassilis Vassilikos, dans un roman aussi foisonnant que la réalité, nous offre le portrait d'un de ces condottiere des temps modernes jonglant avec les mil-liards, à la frontière de la finance, du pouvoir et des médias. C'est fascinant.
Un matin de mai 1963 les murs d'Athènes se couvrirent d'innombrables "Z" : le député de gauche Lambrakis venait d'être assassiné en pleine rue sous l'oeil complice de la police. "Z" pour "zei" - il vit - devenait le symbole, le cri de révolte du peuple grec. L'étude des minutes du procès a permis à Vassilis Vassilikos de faire, à travers l'autopsie d'un meurtre politique, celle du mécanisme universel qui fait d'un homme un assassin et d'une caste, ses complices.
Quatrième de couverture Un jeune étudiant a enfin sa chambre. Elle est étroite, souvent asphyxiante, mais comme vierge, immaculée ; le souvenir de personne n'encombre ses recoins. Il va y élever une plante dérobée à une jeune fille dont il n'a pas vu le visage parce que la plante le dissimulait, collée à lui comme une image à son double. Et la plante va tout envahir : la chambre, l'appartement, tout l'immeuble, éveiller la jalousie de la mère, se nourrir de la chair de l'étudiant... À travers ce court récit, Vassilikos entraîne le lecteur dans une Grèce moderne, mais rendue aux prodiges de jadis.
Résumé : Remède miracle contre tous les maux ou simple charlatanerie ? L'affaire de "l'eau solaire" déchire la Grèce. Georges Akamatos, avocat originaire de Kos, l'île natale d'Hippocrate, affirme y avoir découvert une substance rocheuse inouïe : broyée et mélangée à l'eau, elle rend celle-ci radioactive. L'absorption régulière du mélange assure la guérison des maladies réputées incurables - y compris le cancer. Aussitôt, Akamatos lance ses camions-citernes à travers Athènes pour distribuer gratuitement "l'élixir de vie" aux habitants. Il n'est plus question que de l'eau de Kos dans tout le pays. Même réticente, la presse se voit contrainte d'y consacrer le gros de l'information, sous peine de voir les tirages tomber en flèche. Ceux qui y croient passent des nuits entières à errer, bardés de bidons, à la poursuite des camions-citernes. La vie familiale se disloque, les ménages les plus unis se défont. On se ruine pour obtenir quelques litres du liquide-miracle. Il y a même mort d'homme. L'avocat-inventeur harangue le peuple, vilipende les médecins, mais aussi le gouvernement et la démocratie, qu'il rend responsables de toutes les misères. L'eau de Kos permettrait aussi, dit-il, de fabriquer des explosifs si puissants que la Grèce pourrait reconquérir Constantinople sans aucune aide étrangère... Partant d'un fait divers qui a réellement divisé l'opinion grecque au printemps 1976, Vassilis Vassilikos brosse une fresque de la Grèce d'aujourd'hui.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.