Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'eau de Kos
Vassilikos Vassilis
GALLIMARD
10,30 €
Épuisé
EAN :9782070292790
Remède miracle contre tous les maux ou simple charlatanerie ? L'affaire de "l'eau solaire" déchire la Grèce. Georges Akamatos, avocat originaire de Kos, l'île natale d'Hippocrate, affirme y avoir découvert une substance rocheuse inouïe : broyée et mélangée à l'eau, elle rend celle-ci radioactive. L'absorption régulière du mélange assure la guérison des maladies réputées incurables - y compris le cancer. Aussitôt, Akamatos lance ses camions-citernes à travers Athènes pour distribuer gratuitement "l'élixir de vie" aux habitants. Il n'est plus question que de l'eau de Kos dans tout le pays. Même réticente, la presse se voit contrainte d'y consacrer le gros de l'information, sous peine de voir les tirages tomber en flèche. Ceux qui y croient passent des nuits entières à errer, bardés de bidons, à la poursuite des camions-citernes. La vie familiale se disloque, les ménages les plus unis se défont. On se ruine pour obtenir quelques litres du liquide-miracle. Il y a même mort d'homme. L'avocat-inventeur harangue le peuple, vilipende les médecins, mais aussi le gouvernement et la démocratie, qu'il rend responsables de toutes les misères. L'eau de Kos permettrait aussi, dit-il, de fabriquer des explosifs si puissants que la Grèce pourrait reconquérir Constantinople sans aucune aide étrangère... Partant d'un fait divers qui a réellement divisé l'opinion grecque au printemps 1976, Vassilis Vassilikos brosse une fresque de la Grèce d'aujourd'hui.
Quatrième de couverture Un jeune étudiant a enfin sa chambre. Elle est étroite, souvent asphyxiante, mais comme vierge, immaculée ; le souvenir de personne n'encombre ses recoins. Il va y élever une plante dérobée à une jeune fille dont il n'a pas vu le visage parce que la plante le dissimulait, collée à lui comme une image à son double. Et la plante va tout envahir : la chambre, l'appartement, tout l'immeuble, éveiller la jalousie de la mère, se nourrir de la chair de l'étudiant... À travers ce court récit, Vassilikos entraîne le lecteur dans une Grèce moderne, mais rendue aux prodiges de jadis.
Résumé : L'exil, le déracinement, la vie problématique de milliers de Grecs vivant à l'étranger depuis la guerre civile ou le coup d'Etat d'avril 1967, les nouvelles aventures du Placier errant, amorcées dans Le Fusil-harpon, tels sont quelques-uns des thèmes de ce nouveau recueil de Vassilikos. On y découvre un monde d'exilés, celui de la Grèce de l'ombre, qui s'étend déjà sur deux générations. Dans l'extrême diversité des cas particuliers se retrouve un thème constant, celui de la lancinante nostalgie, de l'impossible oubli de cette Grèce que l'on a fuie. Il donne à ce livre sa véritable unité et sa profonde et communicative conviction.
Photographier" signifie, au sens propre, "écrire avec la lumière". C'est là ce que fait Vassilis Vassilikos, soumettant à l'éclairage dru de la connaissance la Ville, "l'anguleuse, la déserte, la perfide dans ses carrefours, la traîtresse dans ses parcs...". Sur cette toile de fond, les rêves, les souvenirs, les images du présent et du passé se superposent et se complètent. La Ville, c'est bien entendu Salonique - où se situaient déjà Z et la Trilogie. Ces Photographies (publiées en 1964, traduites en 1968), dépouillées du folklore local, sont un long poème d'amour pour une femme perdue, pour une ville, pour un pays, la Grèce, où le mot liberté a longtemps eu un sens tragique.
Vassilis Vassilikos a écrit Le dernier adieu et Foco d'amor à la mémoire de sa femme, qu'une mort précoce venait d'emporter. Les récits réunis dans Le dernier adieu sont comme les pages d'un journal intime écrit sous le choc de cette disparition. Assailli par les souvenirs, "Lui" éprouve le vide où il flotte, le cauchemar du temps qui n'avance pas. Il revit le passé comme dans un rêve éveillé, s'efforce de garder sa place à l'absente et de rétablir le dialogue brutalement interrompu, jusqu'à l'illusion hallucinante et fugitive de son retour. Foco d'amor raconte la course égarée de "Lui" dans les lieux où il a vécu longtemps avec "Elle", de Rome à Paris, à Athènes, aux EtatsUnis. Et parallèlement, les errances d'une âme blessée à mort dans la quête obstinée de celle sans qui il ne saurait vivre. Le récit entrecroise présent et passé, bouscule la chronologie selon l'imprévisible logique de la mémoire et de la passion, enrichissant continuellement la figure centrale d'"Elle" et donnant tout leur poids à vingt ans d'une vie souvent errante et tourmentée, mais toujours illuminée par ce "foco d'amor" dont parle Dante, le poète qu'elle aimait tant. C'est une véritable descente aux enfers qui a fait naître ce roman d'amour désespéré, plus sombre que les oeuvres d'exil de Vassilikos, plus personnel, plus lyrique et plus bouleversant que tout ce qu'il avait écrit jusqu'alors.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.