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Le sous-texte mythographique de la poésie lyrique au Siècle d'Or espagnol
Varga Suzanne
PU ARTOIS
20,00 €
Épuisé
EAN :9782848323527
Non, pour les poètes du Siècle d'Or, la Fable n'est pas un "appareil de divinités poussiéreuses", ni l'aliment d'une froide rhétorique. En atteste l'insistante présence des mythes antiques sortis palpitants des Métamorphoses d'Ovide. Cette oeuvre, véritable best-seller, symbole de la perpétuelle renaissance, avait essaimé avec éclat dans les textes poétiques d'alors, cependant qu'aujourd'hui, dans une indifférence quasi générale, vient de s'écouler l'anniversaire des 2000 ans de la mort de son auteur. Par quels chemins, de toute évidence autres que les grandes sources latines directes, comme certains indices nous le laissaient soupçonner, ces mythes païens étaient-ils parvenus à ces poètes depuis la lointaine Antiquité et le haut Moyen Age ? De patientes inquisitions nous ont permis d'établir l'existence d'un secteur abondant d'intermédiaires mythographiques resté inexploré et qui fut un espace de prédilection, amplement visité par les poètes. Ce trésor oublié nous l'avons mis au jour, répertorié, analysé en regard de la poésie auriséculaire ; nous l'avons restitué en de larges extraits que nous avons traduits en français afin de les rendre accessibles à toute curiosité non latiniste et non exclusivement hispaniste.
Comment s'habille-t-on pour aller voir son père la première fois? Un habit du dimanche, la trouille amidonnée et le c?ur empesé? Doit-on le consoler, afficher la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie même sans toi? Tu ne sauras rien du monceau de fringues entassées sur le lit, mes affaires roulées en boule, soies caraco coton décalés, les retournements de jean, d'humeur et de situation, mes frissons aux crissements des étoffes comme des frôlements de toi. J'opte pour une carapace sobre, impénétrable quand je songe que j'ai peut-être mieux - et si je débarquais nue? juste un imper pour rigoler que l'on se reconnaisse à l'odeur." Pour un homme "Caron, je crois?"
Petit-fils de Louis XIV, Philippe V occupa pendant quarante-six ans (1700-1746) le trône de l'empire d'Espagne, la première puissance de l'Europe d'alors. Ce prince de dix-sept ans fut brutalement transplanté dans un pays inconnu, après la mort du dernier roi de la dynastie fondée par Charles Quint, lequel le reconnut comme héritier. Bien qu'il dût aussitôt faire face à une guerre désastreuse et à plusieurs tragédies personnelles, il s'attela à sa tâche et fit entrer l'Espagne dans l'ère de la modernité. Il fut aussi un grand protecteur des Lettres et des Arts, notamment de la musique, et sa longue relation avec le castrat Farinelli ne cessa d'intriguer les historiens. C'est son descendant direct, le roi Juan Carlos, qui règne aujourd'hui. Suzanne Varga restitue magistralement la personnalité ténébreuse de ce roi injustement discrédité, en proie à de graves accès de mélancolie, habité par une profonde piété et un très fort appétit sexuel, assouvi auprès de ses deux épouses.
Résumé : L'allée de l'Indépendance est l'artère interminable qui relie le centre-ville de Varsovie à ses banlieues sud. Elle traverse Mokotów, un quartier que Krystian Apostat, le personnage principal du roman de Varga, quitte rarement. Il y est né en 1968 et il y est resté.
Déchiffrer l'érotique à la lumière des mythes fondateurs de la poésie amoureuse, voici ce que Suzanne Varga-Guillou propose à ceux dont l'imagination apprécie les voyages singuliers aux frontières indécises du rêve; redécouvrir un parcours sinueux, suave et parfois cruel, déployé sur le fond des grands textes légendaires qui ont tant fasciné la conscience des poètes renaissants et baroques et qui, par leur actualité, peuvent encore émouvoir ceux qui aiment les aventures de l'introspection sensible. Avec Dominique Fernandez et Alexandre Dumas, les mythes de l'amour se placent avec humour et brillante fantaisie sur le terrain de l'histoire, celle du Royaume de Naples - qui fut longtemps espagnol - à l'époque de Lady Hamilton, l'ardente maîtresse du vainqueur de Trafalgar. L'amour peut infléchir l'histoire, voilà ce que nous enseignent les aventures pittoresques de cette Nymphe réincarnée.
Van Der Meersch Maxence ; Melliez Mary ; Morzewski
Romancier à succès dans l'entre-deux-guerres (La Maison dans la dune, Invasion 14, Corps et Ames...), Prix Goncourt 1936 avec L'Empreinte du dieu, Maxence Van der Meersch (1907-1951) fut aussi un chroniqueur et nouvelliste recherché dont les textes parurent régulièrement dans la presse entre 1925 et 1950. Marianne, L'Intransigeant, Candide, Le Figaro, Paris-Soir... publièrent ses chroniques et nouvelles, ainsi que les grands titres de la presse du Nord de la France. Articles de commande ou de circonstance, textes d'humeur voire véritables "manifestes" où l'écrivain, fidèle à ses engagements humanistes, prend position sur différents problèmes de société, un important florilège de cette production se trouve rassemblé dans ces deux volumes qui permettent de nuancer considérablement l'image "réactionnaire" de l'écrivain. Sensible à la souffrance et à la misère des "gens de peu" dont il partagea le sort, révolté par l'inégalité et l'injustice mais aussi par le sort fait aux femmes dans le monde du travail à son époque, il est hanté par les ravages de la guerre dans sa région. La même inspiration anime aussi ses nouvelles, dont certaines constituent les embryons de romans édités ultérieurement, mais aussi inédits ou inachevés (Paternité, Invasion 40...). Van der Meersch y exploite avec une maîtrise accomplie toutes les tonalités du genre, et certaines de ces nouvelles sont dignes d'un Maupassant. Enfin, un long texte inédit, "L'Affaire Jean Boudart", apporte un témoignage exceptionnel sur la "première carrière" de Van der Meersch, qui fut avocat au barreau de Lille, y déployant le même généreux engagement social que dans son oeuvre d'écrivain.
Margetic Christine ; Calas Bernard ; Cazenave Alai
Cet ouvrage reprend les actes des Journées Rurales qui se sont tenues à l'Université d'Artois en septembre 2002. Celles-ci ont permis de revisiter un thème de recherche relativement absent des travaux des géographes depuis les années 1990. Ainsi, l'objectif était d'appréhender les effets géographiques de la nouvelle donne introduite par la transition agricole dans les rapports entre agro-filières et territoires en partant du postulat que les firmes agro-industrielles jouent un rôle structurant dans la géographie de différents types d'espaces ruraux (périurbains, campagnes en crise...). Outre la diversité des espaces géographiques abordés (Nord-Pas-de-Calais, France, Kenya, Slovaquie) et les échelles d'appréhension des phénomènes (locale, régionale), les onze textes offrent une ouverture en termes de questionnements, qui ont notamment porté sur les acteurs des agrofilières et leur(s) territoires ainsi que sur les dynamiques développant un argumentaire " qualitatif ".
L'opposition " correct/incorrect " sert ici de base à un ensemble cohérent d'études portant sur la nature de la traduction, les décalages qu'elle doit accepter ou éviter, la perception et le rendu des valeurs de la ponctuation, la défense des éléments " périphériques " tels que les épigraphes (à partir d'un corpus de traductions d'Ann Radcliffe), la traduction de la théâtralité (à partir de versions successives du Misanthrope), l'exploration d'une des limites de la traduction avec le dialecte, comme incorrection et infraction sociale (dans L'Amant de Lady Chatterley). le traitement de certains effets stylistiques du prétérit anglais, une réflexion cognitiviste sur les généralisations observables en traduction à partir des spécificités linguistiques et des tendances des discours, et enfin une réflexion sur l'adéquation de certaines étiquettes visant à caractériser les options de traduction. Les études de ce volume, abondamment illustrées d'exemples, proposent une vision réaliste de la traduction, qui contribue à affirmer notre perception de l'essence de cette opération tout en faisant apparaître plus clairement les paramètres des actes de jugement et de production sur lesquels elle repose.
L'homme est un être à part parce qu'il pense, affirme-t-on communément, mais c'est oublier une autre de ses spécificités, tout aussi étonnante : l'homme est le seul animal à boire sans soif. De là vient l'ivresse, compagne de l'homme depuis toujours, présence que la littérature a largement reflétée, suivant des modalités qui diffèrent selon les époques et les cultures. Il est donc utile de mener une réflexion approfondie sur le phénomène de l'ivresse, que la recherche littéraire a jusqu'ici beaucoup moins exploré que d'autres thèmes en apparence davantage empreints de " dignité ". Pourtant, l'ivresse possède depuis longtemps ses lettres de noblesse. Mythes et croyances nous enseignent qu'au voisinage étroit du breuvage qui enivre se tiennent amour, poésie, connaissance suprême, divination, furor... Reprenant ces pistes, les études présentées ici en français s'appuient sur des textes littéraires issus de cultures variées (anglo-saxonne, chinoise, française, germanique, hispanique, portugaise), d'époques diverses, et font appel à un éventail de sources allant des grands textes fondateurs de la culture occidentale (Écritures...) aux productions de la paralittérature. Cette pluralité qui confronte approches et contenus permet d'enrichir d'analyses originales le débat sur le thème proposé.