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Les vertus du mensonge... Information, déformation, manipulation
Dor Edouard ; Valette Bernard
SENS ET TONKA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782845340688
On reproche aux journalistes d'être manipulés et/ou de manipuler eux-mêmes l'information. Du taux charnier de Timiscara pendant la révolution roumaine à la mort de Lady Di, en passant par la guerre du Gobe ou la poussée de l'extrême-droite en France, la presse est mise en accusation. étant, pour l'opinion, trop souvent à l'origine d'informations orientées, artificiellement gonflées ou totalement " bidonnées ". le journaliste, hier respecté, a parfois perdu de sa crédibilité. Pourquoi et comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la presse, élément essentiel de la démocratie, risque-t-elle, involontairement mais progressivement, de contribuer à vider celle-ci de son sens ? Les journalistes en sont-ils véritablement les seuls responsables ? Autant de questions auxquelles ce livre, écrit par deux journalistes (E. Dor, ancien grand reporter et rédacteur en chef de Radio-France internationale, directeur de radio. B. Valette, ancien grand reporter, rédacteur en chef et chef du service politique de France-inter), s'efforce de donner sinon des réponses définitives, du moins des pistes de réflexion, et ce, au travers de très nombreux exemples pris dans une actualité récente et moins récente. nationale comme internationale, du traitement des faits divers comme des conflits planétaires.
Pourquoi, dans un petit tableau de Véronèse, un cheval voyeur, bloqué dans un escalier, passe t il sa grosse tête dans l'encadrement d'une porte et jette t il un regard lourd sur les ébats amoureux de Mars et Vénus? Pourquoi une courtisane, peinte par Manet, allongée nue sur son lit, avec pour seuls atours un fin ruban de velours autour du cou, nous fixe t elle avec provocation, tandis qu'à ses pieds un chat au poil hérissé dresse sa queue en point d'interrogation? Pourquoi Matisse, le chantre de la couleur et de la joie de vivre, a t il représenté une porte fenêtre ouvrant sur un vide dont la noire profondeur est pétrie d'angoisse? Pourquoi ces trois artistes semblent ils avoir hésité à montrer précisément ces trois ?uvres? Et pourquoi celles ci nous troublent elles? Ne serait ce pas parce qu'elles dégagent, pour des raisons différentes, un même sentiment "d'inquiétante étrangeté"?
Dans toute l'histoire de la peinture de Masaccio à Matisse, de Vermeer à Vuillard, les artistes ont joué avec les portes, à la symbolique manifeste et mystérieuse. La porte qui sépare deux endroits, deux univers, deux mondes (la réalité et le rêve, la vie et la mort, etc.), qui les isole, mais qui, dans le même temps, est le lieu de passage de l'un à l'autre et dont le seuil découpe le temps: l'avant et l'après son franchissement. Bref, la porte est intimement liée à notre vie, elle en sépare le côté privé de son aspect public. On comprend dès lors l'importance que peut prendre sa représentation dans un tableau, qu'elle soit inconsciente ou parfaitement réfléchie. En analysant des oeuvres de Degas, Fragonard, Salviati et Vallotton, l'auteur fait voir le rôle de ces portes que l'on distingue souvent mal dans les compositions, mais qui sont essentielles à leur compréhension, à chaque fois au coeur d'un affrontement homme-femme. Comme si les artistes voulaient souligner, par le battement d'une porte, le côté éphémère et l'inconstance des relations entre les deux sexes. Comme s'ils renvoyaient brutalement chacun d'entre nous, à son incommensurable solitude à l'image de ce qu'Adam et Eve ont dû ressentir lorsque s'est refermée sur leurs talons la première des portes, celle du Paradis.
Georges Braque a peint plus de soixante tableaux ayant pour sujet des barques entre 1928 (date à laquelle il se fait construire un atelier en Normandie et reprend la peinture de paysage abandonnée dix-sept ans plus tôt) et 1960, trois ans avant sa mort. Ce thème va initier une nouvelle série dans son oeuvre, une série "à part", tant par sa diversité et sa richesse que par son rythme et sa durée. Braque représente ses barques hors de toute présence humaine, le plus souvent échouées au pied des falaises crayeuses de la Côte d'Albâtre, devant des mers sombres et sous des ciels d'orage. Difficile de ne pas imaginer qu'en peignant ainsi ces esquifs fragiles et solitaires au bord de la nuit, l'artiste n'ait pas pensé au "grand passage", celui qui conduit là d'où l'on ne revient pas, et ne nous ait pas laissé quelque message. Très peu de choses ont, à ce jour, été écrites sur ce thème dans l'oeuvre de Georges Braque. Cet essai, publié à l'occasion du cinquantième anniversaire de la mort de l'artiste, en constitue une première tentative.
A mon réveil il ne fait pas encore jour. Le trottoir donne une certaine légèreté au sommeil. Le moteur des véhicules devient peu à peu mélodieux, mais les rires et hurlements incessants achèvent la douceur du rêve. Le bitume et sa réalité aux émanations d'urine séchée, se chargent de me tenir éveillé. A cinq heures du matin, le carton et son parfum puant me rendent malade. Mon odeur mêlée aux effluves du carton, en produit une troisième, insoutenable. Je me lève et marche. Alors que le jour point, d'autres dorment, usant les mêmes cartons fétides, les mêmes pieds les effleurent, les mêmes yeux les offensent. Je suis seul à les observer, seul à les percevoir."
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier