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L'EXQUISE SENSATION DU REJET
VALERY ZABDYR
SANS ESCALE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782956430476
Un homme, qui a tout réussi dans la vie sociale et matérielle, raconte méchamment ses déboires amoureux et son passé de jeune voyou. C'est le roman initiatique d'un jeune banlieusard. Suite à la désagrégation violente de son couple, le narrateur, plein de morgue et d'ironie, se souvient du quartier de son adolescence perturbée et de la mort des êtres proches. Ce récit d'une déroute et d'une renaissance passe par les hôpitaux pour tétraplégiques, la prison, les rues de Paris et de Vézelay. Le héros raconte, à travers des anecdotes croustillantes, ses nuits en garde à vue, ses beuveries entre amis qui finissent en bagarres de rue, sa passion de la littérature qui va l'éloigner de ce monde d'aventures prolétariennes. Qui sème la haine récolte la littérature !
Le personnage de Faust et celui de son affreux compère ont droit à toutes les réincarnations. (...) Or, un certain jour de 1940, je me suis surpris me parlant à deux voix et me suis laissé aller à écrire ce qui venait. J'ai donc ébauché très vivement, et - je l'avoue - sans plan, sans souci d'actions ni de dimensions, les actes que voici de deux pièces très différentes, si ce sont là des pièces. Dans une arrière-pensée, je me trouvais vaguement le dessein d'un III ? Faust qui pourrait comprendre un nombre indéterminé d'ouvrages plus ou moins faits pour le théâtre : drames, comédies, tragédies, féeries selon l'occasion : vers ou prose, selon l'humeur, productions parallèles, indépendantes, mais qui, je le savais, n'existeraient jamais... Mais c'est ainsi que de scène en scène, d'acte en acte, se sont composés ces trois quarts de Lust et ces deux tiers du Solitaire qui sont réunis dans ce volume".
Résumé : Ecrits chaque jour de 1894 à 1945 les Cahiers de Paul Valéry constituent la somme de toute une vie de méditations et nous permettent de suivre la démarche quotidienne d'un grand esprit en lutte avec ses propres problèmes. Cette énorme masse de notes n'avait, jusqu'à présent, fait l'objet que d'une édition en fac-similé tirée à un tout petit nombre d'exemplaires.
Valéry Paul ; Celeyrette-Pietri Nicole ; Marx Will
Résumé : Avec ce volume qui va de mars 1914 à janvier 1915, treizième et dernier tome, s'achève l'édition scientifique des Cahiers 1894-1914 de Valéry. On retrouve là ce qui fait le mouvement profond des Cahiers : une mise à distance de soi qui permet à Valéry de critiquer toutes les croyances et toutes les illusions afin de mieux interroger le fonctionnement de l'esprit. Le texte, passionnant de bout en bout, questionne ainsi l'intelligence, le langage, la musique, le hasard, le rêve, la sensibilité, en des séquences thématiques qui vont de l'aphorisme au petit traité psychologique quasi autonome. De façon stupéfiante, ces derniers cahiers mettent en évidence le retentissement de la Première Guerre mondiale sur le psychisme de Valéry : on y voit le thème et les mots mêmes des premiers vers de La Jeune Parque y sortir tout entiers du choc de la déclaration de guerre. En annexe du volume, Nicole Celeyrette-Pietri propose une synthèse capitale de l'histoire des Cahiers et en montre l'importance pour Valéry : c'était pour lui son ouvre majeure, à la publication de laquelle il n'a cessé de songer (mais sous quelle forme ?), et dont il a tiré notamment le matériau de Tel Quel, de Moralités et du Cahier B 1910. Afin d'éclairer la matière et la poétique des Cahiers, la préface de Michel Deguy réfléchit sur la poésie, mais aussi sur le monde contemporain, en posant la question cruciale : s'il revenait dans ce monde, qu'en penserait Valéry ?
Valéry Paul ; Celeyrette-Pietri Nicole ; Pickering
En octobre 1911, Valéry entame une série de petits "cahiers roses", ainsi nommés d'après la couleur de la couverture. Dans ces cahiers (F G H I I'J) s'entrecroisent diverses formes scripturales: une écriture en fragments éventuellement publiables, une recherche thématique abstraite, des proses poétiques. Un index à la fin de chaque cahier relève les notions jugées importantes, ainsi Moi, littérature, points de vue, mystère. Valéry ne procède pas ici à l'estompage du moi individuel, bien au contraire. C'est un moment de grande inquiétude voire d'angoisse et de véritables crises, liées peut-être à l'idée d'un possible retour à la littérature sur le conseil de Gide. Apparaissent des réflexions sur la création, sur le travail d'écriture et la fabrication poétique, sur le rapport auteur-oeuvre-lecteur. Sous "mystère", mot peu représenté. sont indexées de nombreuses notes sur le surnaturel, la religion - le christianisme dans ses dogmes et ses pratiques - et surtout sur la notion de Dieu, et la foi religieuse, débouchant sur une critique du croire. Le futur projet, finalement inabouti, du "Dialogue des choses divines" semble s'y préparer. Une inflexion vers les thèmes philosophiques est sensible: problèmes de la liberté, de la responsabilité, de la relativité du bien et du mal et du fondement de la morale. A ces Cahiers est joint un carnet de 1913. Carnet de poche, il contient quelques repères de la vie quotidienne: carnet d'écrivain, il présente un intérêt particulier du point de vue génétique montrant le premier jet du travail alors parallèle du penseur et du poète: bribes d'idées ou d'incipit que développent les Cahiers, bribes de thèmes ou de vers annonçant ce qui deviendra La Jeune Parque. En 1912 Valéry étend son analyse abstraite au couple Attente / Surprise qui structure le vivant à l'état de veille. Ce chantier, exemplaire en ce sens de la préparation qui préside à l'écriture des Cahiers, est un des rares comportant des brouillons conservés. Ces recherches, à l'inverse de celles sur l'attention et le rêve, ne doivent rien à la psychologie de l'époque. Elles se poursuivent de 1912 à 1915; l'ensemble figure dans ce volume. Elles seront reprises ensuite de façon récurrente. La théorie de l'attente et de la surprise figurera plus tard dans l'actif d'un bilan. Importante dans le dessein valéryen d'étudier le fonctionnement total de l'être humain, elle l'est aussi dans la réflexion générale sur le couple continuité / discontinuité. Le grand poème de 1917 montrera comment la recherche abstraite, celle aussi du cahier Somain, peut se transcrire dans un autre langage, celui de la Poésie.
Ce récit est avant tout une histoire d'amour, une relation entre Elisabeth, la narratrice, et Calum son mari. Il s'inscrit dans une expérience d'exil et de découverte, lors d'un séjour en 2009 de plusieurs mois à Edimbourg, auprès d'une mère âgée. Journal de voyage, il chevauche histoires et langues à la manière d'une saga contemporaine et établit un pont entre la France et l'Ecosse ; à travers l'histoire de ces deux pays, il évoque la constitution d'un clan écossais : les "Fraser". Le récit entremêle les époques, nous plonge dans un Moyen-Age fantasmé et le monde d'aujourd'hui sur fond de deuils, d'espérance et de quête dans une Ecosse en proie aux tourments de son identité. Dans le contexte de cette Ecosse traditionnelle mais ouverte sur l'Europe, cette histoire offrira un écho prémonitoire. A l'heure d'un déchirement du Royaume Uni, on y découvrira le berceau d'une langue européenne, et sa plus vielle alliance, la Auld Alliance.
Une fois le monde devenu sauvage, la foret serait-elle notre dernier refuge ? Grâce à l'éveil de notre sensibilité écologique, les arbres font aujourd'hui l'objet d'un nouvel engouement. Communiquant entre eux, solidaires, ils semblent nous proposer un mode de vie idéale. Qu'en est-il ? Ces questions agitent quatre personnages dont les récits se correspondent, s'opposent et se complètent : celui d'un premier narrateur, qui fut sauvé par un arbre ; celui d'un chaman qui vit en communion avec la forêt primaire ; celui d'un grand-père dans sa tombe ; et celui d'Anne, à la recherche du lieu originaire qui lui a manqué. Ce récit poétique n'a rien d'un ouvrage militant.
A travers une série de nouvelles parfois très courtes, ce livre évoque la vie fantasmatique d'un amoureux éperdu. De femme en femme, le narrateur collectionne quiproquos, malentendus et échecs. Il surfe sur la vague de ses désirs, et nous invite à regarder par le trou de serrure, souvent pathétique, de ses efforts pour ne pas couler. Les nouvelles développent de beaux portraits de femmes désirées, Cléo, Jade, Sacha ou Djanae, mais inatteignables. Elles dessinent également d'improbables rencontres, non sans parfois une certaine cruauté, dans l'univers de Paris et de sa proche banlieue. Un recueil conçu comme un album de rock'n'roll !