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NE JAMAIS EN FINIR
ELISABETH MORCELLET
SANS ESCALE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782956430445
Ce récit est avant tout une histoire d'amour, une relation entre Elisabeth, la narratrice, et Calum son mari. Il s'inscrit dans une expérience d'exil et de découverte, lors d'un séjour en 2009 de plusieurs mois à Edimbourg, auprès d'une mère âgée. Journal de voyage, il chevauche histoires et langues à la manière d'une saga contemporaine et établit un pont entre la France et l'Ecosse ; à travers l'histoire de ces deux pays, il évoque la constitution d'un clan écossais : les "Fraser". Le récit entremêle les époques, nous plonge dans un Moyen-Age fantasmé et le monde d'aujourd'hui sur fond de deuils, d'espérance et de quête dans une Ecosse en proie aux tourments de son identité. Dans le contexte de cette Ecosse traditionnelle mais ouverte sur l'Europe, cette histoire offrira un écho prémonitoire. A l'heure d'un déchirement du Royaume Uni, on y découvrira le berceau d'une langue européenne, et sa plus vielle alliance, la Auld Alliance.
Élisabeth Claverie, directrice de recherche au CNRS, est anthropologue. Elle a travaillé sur plusieurs sites d'apparitions mariales, reconnus ou non (Lourdes, San Damiano, Medjugorje). Avant cela, elle s'était intéressée aux structure de la société rurale, à la vie villageoise et à la condition des enfants-paysans. Elle a notamment publié L'Impossible Mariage, Violence et parenté en Gévaudan aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, avec Pierre Lamaison (Hachette, 1982) et Les Guerres de la Vierge, une anthropologie des apparitions (Gallimard, 2003). Pour Arianne, Emma et Raphaëlle. "On peut bien dire qu'on est malheureux, mais on ne peut pas dire le malheur. Il n'y a pas de malheur dans le mot malheureux. Tous les mots sont secs. Ils restent au bord des larmes. Le malheur est toujours un secret"
Elisabeth Roudinesco fait revivre, en une fresque remarquable, les doctrines, les hommes et les femmes qui ont incarné en France cette révolution de la pensée qu'est la psychanalyse. De façon accessible, elle met en perspective les théories, les mouvements et les débats qui ne cessent d'animer le mouvement psychanalytique depuis 1885. Les années Freud racontent l'histoire de l'introduction de la psychanalyse en France : la rencontre de Freud et de Charcot, la découverte de l'hystérie, la fondation à Vienne du premier Cercle freudien, l'essor international du mouvement et, en contrepoint, l'aventure des grand·e·s pionniers et pionnières français·e·s. Les années Lacan relatent l'évolution de la psychanalyse à partir de 1925, et l'émergence de la deuxième implantation du freudisme dans ce pays autour de la personnalité de Jacques Lacan. " Jamais l'Histoire n'est impartiale ; mais elle est partielle et engagée, tramée comme le récit ou la fiction de monologues, de commentaires et de flashbacks. L'historien est à la fois un narrateur fou, capable d'affirmer avec Michelet que chaque siècle est plus inventif que le précédent, et un savant, prompt à entériner le principe de Claude Bernard selon lequel dans les sciences on est obligé de passer par l'erreur avant d'arriver à la vérité. " E. R.
Le second recueil de poésies des éditions sans escale sera publié en 2020. La Pampa Secondaire est née d'une histoire vraie et en est la rêverie bien des années après. Partie pendant les vacances de Noël avec quelques camarades d'études dans une toute petite maison de très Haute Normandie, sans eau courante et sans électricité, inhabitée depuis longtemps et menacée par l'effondrement de la falaise sur laquelle elle est posée, une jeune fille découvre, avec une amie, un tas de lettres dissimulé derrière une plinthe. La maison avait été habitée autrefois par la grand-mère de l'une d'elles et sa jeune soeur, morte à 22 ans, en se jetant dans le puit du jardin.
Faut faire l'histoire, me dit le Vieux. Une histoire dont je serai le sujet — "agi et actant" ajoute-t-il dans son baragouin. Je crois que le Vieux ne me veut pas de bien. C'est un réducteur d'être. Je lui fais mille récits, mais ce n'est jamais ça, il n'est jamais content. A vrai dire je les tronque un peu, je les bidonne. Qui est-il pour exiger tant de moi ? De lui, je ne connais guère que la voix... Ses conseils en narratologie ne parviendront pas à briser ma liberté !
Imaginez-vous être à la place du Professeur Parfisse. Vous êtes célèbre, nobélisable même. Vos découvertes ont sauvé des milliers de malades. Mais vous détenez un secret, un terrible secret qui met votre vie et votre carrière en danger. Oui, vous êtes ce Paul-Vincent Parfisse rongé par des questions lancinantes. Le hasard fait que vous êtes l'invité d'honneur d'un prestigieux colloque médical. Les organisateurs vous ont donné carte blanche pour cinq conférences sur cinq jours d'affilée. Bien sûr ces derniers, qui veulent utiliser votre notoriété, ne vous ont pas caché que vous deviez expliquer à votre auditoire le processus de création d'une molécule thérapeutique. Que faites-vous ? En profiter, bien sûr, pour dénoncer un crime et son auteur présent dans fa salle. Mais ce n'est pas si simple. Vous êtes coincé par votre éducation et le regard bienveillant de vos pairs. Alors, au lieu d'entrer dans le vif du sujet, vous abordez des thèmes apparemment anecdotiques : vos balades en forêt, vos écrivains préférés, vos rêves ou bien les vacances avec votre vieille maman aveugle. Cependant, pour instiller le doute, vous disposez, de-ci de-là, des indices comme les cailloux blancs du Petit Poucet. Votre cinquième et dernière conférence sera un coup de tonnerre. Par des touches tantôt sensibles, tantôt humoristiques, toujours précises, le narrateur nous entraîne dans une réflexion vertigineuse sur les relations confuses entre maladie et remèdes, conscience et vanités, vérité et inventions. Dans cette fiction, tout est exact ou presque même les pratiques des laboratoires pharmaceutiques. Il ne s'agit pas d'hurler avec les loups, mais il faut bien reconnaitre que l'univers de la recherche médicale restera, longtemps encore, un décor plausible pour les crimes les plus sordides ou les trahisons les plus abouties.
L'impasse du salut raconte la chute de l'homme ordinaire dans notre monde postmoderne. Renaud Manne est en prison parce qu'il a tué. Il était pourtant tout à fait quelconque, un homme de ce monde haïssant le monde, comme beaucoup de ses semblables. Au seuil de la dernière ligne droite, au démarrage d'une retraite légèrement anticipée après une carrière tout à fait estimable, ce père de famille, à qui ses propres enfants font désormais la morale, va se laisser piéger par le mal. La petite société qui l'entoure n'y pourra rien, condamnée qu'elle est, à se figer dans le décor. Au creux d'un emploi du temps vidé de tous ses divertissements, l'homme va d'abord goûter au ridicule de sa situation. Après avoir été ce DRH broyé par le monde du travail, le voici désoeuvré et sans utilité sociale. Le mépris qu'il éprouve pour sa personne n'est que l'image du dégoût que lui inspire la société. Dès lors autant s'abandonner, se laisser faire, doucement, et trahir tout ce qu'il fut, tout ce qu'il a aimé. Pourquoi tout gâcher ? Pour mieux mériter le coup de grâce ? Le salut ne peut-il venir que par le crime ?