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Agricole et béchamel
Valabrègue Frédéric
POL
15,00 €
Épuisé
EAN :9782867442865
Laurel et Hardy, Mercier et Camier, Don Quichotte et Sancho Pança, Marius et Olive, Bouvard et Pécuchet : Agricole et Béchamel viennent ajouter leurs noms à une longue série de couples d'hommes installés dans notre imaginaire. Armand Agricole, cinquante ans, veut être amoureux. Il proclame tout haut : N'ai-je pas mangé tout mon pain noir ? Mais la saison passe et c'est l'amitié qui se présente. Employés de bureau à la mairie de Marseille, l'un et l'autre anarchisants, Agricole et Béchamel jouent pour nous la comédie de l'amitié avec ses mensonges et ses tendresses, ses cruautés, ses crises, ses abandons. Roman curieusement sentimental, Agricole et Béchamel est aussi une chronique féroce de la vie de bureau, un parcours ému dans la ville aimée, une réflexion sur l'amitié des hommes.
Dessinateur instinctif et autodidacte, Louis Pons a développé seul sa technique au fil d'une vie d'errance relative dans la campagne provençale, entre 1945 et 1970. Partant de la caricature, passant par le travail sur le motif, il est parvenu à ces pages saturées par lesquelles il s'est fait connaître : ratures encrées d'où se dégagent des figures fantastiques et organiques, mi-hommes mi-animaux, parfois érotisées et toujours empêchées, "drolatiques comédiens du dérisoire". "Singulier" est une des entrées du dictionnaire déréglé que Frédéric Valabrègue consacre ici à l'oeuvre du dessinateur. "Le singulier est un artiste minoré dans la mesure où son oeuvre ne se prête pas à un discours d'ensemble". D'où la nécessité d'un discours de détail. Epousant donc au plus près la biographie de l'artiste, reliant entre eux ses thèmes et ses caractères distinctifs, démontant les assimilations forcées qui ont affecté son travail, réactivant un corpus d'oeuvres trop mal connues, l'écrivain fait apparaître, au milieu de leur opacité apparente, comme la constellation du dessein qui les guide. Méthode bien digne de la pratique de Louis Pons : "Dessiner, pour lui, cela veut dire donner un coup de sonde dans une poche nocturne grossie par toutes les terreurs innommables".
Marseille et les Marseillais sont les héros aimés et haïs de ce roman. Sur un mode peu ordinaire, entre imprécation et chant lyrique, la démesure et l'excès de Marseille sont ici grandiosement mis en scène et c'est un clochard vitupérant qui décrit tout ce qu'il voit et entend ou croit voir et entendre, à travers un discours heurté, ordurier. Loin des blagues rituelles, le lecteur est convié, passant du tragique au comique, à un examen mouvementé de la ville.
Résumé : A l'Ecluse, je humais les molécules de Sillans dans les feux de débroussaillage. Quand je bourrais à la fourche les flancs de mon brasier, il prenait une lueur de soufre. Je me racontais les années Nina en nourrissant les brûlis des talus. Je la prenais comme couleur et comme température. Je n'avais pas envie de faire son portrait mais de m'engouffrer dans son énergie. J'entrais à corps perdu dans la matière de l'insaisissable, avec son goût sur le bout de la langue. Mes lignes d'écriture lui couraient après.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.
Résumé : "Quand je quitte la route principale, Hélène se relève et vient poser sa tête sur mon épaule, nos regards se trouvent dans le rétroviseur central, elle murmure : "Ici finit la civilisation ! " C'est elle qui le dit".
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.