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INTRODUCTION A LA PENSEE JUIVE DU MOYEN-AGE
VAJDA
VRIN
43,00 €
Épuisé
EAN :9782711682324
A la fin de la période talmudique, la pensée juive a pour matière la révélation biblique, ainsi que toute la loi orale qui la complète et l'interprète. Cette interprétation à ses méthodes propres qui, rigoureuses dans leur genre, ne sont point celles qu'a produites la pensée grecque et codifiées le génie systématique d'un Aristote. La vaste littérature dite rabbinique, consignée dans les recueils un peu chaotiques connus sous le nom de Talmud et Midrash, a créé, en se constituant, une structure mentale spécifique. Ainsi, le choc qu'éprouva la pensée du type purement talmudique lorsqu'elle se heurta sérieusement à la pensée grecque, même déjà orientalisée, aboutit à créer un type mixte, dont une histoire de la pensée juive au Moyen Age devait exprimer toute la compléxité. Contraint par les circonstances hsitoriques de côtoyer la civilisation musulmane, le judaïsme allait progressivement se laisser infiltrer par certains éléments de provenance platonicienne et aristotélicienne. La pensée juive se voit alors exprimée par des personnalités composites, dont l'aspect judéo-talmudique est aussi inséparable de l'aspect gréco-rationaliste que la matière de la forme dans l'ancienne métaphysique
Résumé : Jean Morel, commissaire divisionnaire à Saint-Pierre-surGaronne, petite ville où d'étranges meurtres en série ont lieu, et Marie Sarah, étudiante juive, sont tous deux retrouvés morts un matin côte à côte sur le lit d'une chambre d'hôtel de Séville. A partir de ce suicide mystérieux, la narratrice remonte le temps, mettant en scène les uns après les autres les admirables figures d'un drame dont les racines plongent à la fois dans la déportation des juifs français, dans l'assassinat d'une centaine de prisonniers espagnols et gitans du camp de Larche dans le Midi de la France, et dans les meurtres en série de jeunes femmes de la ville. Le c?ur du roman est une rencontre fictive, et un terrible dialogue, entre une jeune fille juive et Robert Brasillach dans sa prison à la veille de son exécution. L'oubli du Mal et ses résurgences dans notre société, tel est le thème et le cri de ce livre où se mêlent habilement le roman policier, la philosophie et l'Histoire, soutenu par un style très personnel à connotation épique. Cette ardente méditation sur le Mal est aussi un hymne magnifique à la littérature française.
Résumé : Une grande ville comme Paris existe aussi par son rayonnement international. Ce livre évoque la manière dont l'arrivée, puis l'installation de l'élite voyageuse participe à la fois à la fabrication d'un nouveau paysage urbain parisien et à ta construction du mythe de Paris Ville Lumière, ville flamboyante qui attire le monde entier. A partir de la première exposition universelle organisée à Paris en 1855, la capitale française accueille de plus en plus d'étrangers aisés. Les grands hôtels font leur apparition dans l'espace urbain. Certains quartiers se métamorphosent, la sociabilité mondaine évolue et une ville de plaisirs s'offre à la découverte. 1937, année de l'Exposition Internationale de Paris, marque la fin d'une époque et annonce le démarrage du tourisme de masse. Etudier la transformation de la ville sous l'influence des mobilités permet de faire émerger une histoire urbaine qui ne se limite pas à une simple lecture de l'espace bâti ou à une analyse de ses représentations, mais aide à enrichir l'histoire de l'architecture autant que l'histoire sociale et culturelle. L'ouvrage fourmille d'exemples concrets qui illustrent la manière dont les principes de circulation agissent sur la construction de l'identité d'une métropole comme Paris.
Comment trouver un Hallier objectif ? C?est apparemment l'écueil sur lequel butent toute biographie, étude ou document cherchant à décrypter le cas critique de Jean-Edern Hallier. À lire cette première biographie un peu sérieuse qui lui est consacrée, il est troublant de constater que l?homme échappe, quoi qu?il arrive, à l?analyse. Non pas qu?il nous écrase par sa grandeur ou son génie ? car il y a dans le système Hallier plus de frasques, d?effets d?annonce, de provocations calculées et de rodomontades télévisuelles, qu?un système intellectuel véritablement pensé ? mais l?homme nous impressionne ou nous attendrit par les sentiers peu conventionnels qu?il emprunte. Ce Breton romancier, fils de général, fut dès vingt ans salué par la critique pour Les Aventures d?une jeune fille. Fondateur avec un certain Philippe Sollers de la revue Tel quel, Hallier était bien parti pour vêtir avec les années l'habit vert de l?académicien ou le costume sombre du ministre. Ce qui n'aurait pas déplu à notre homme qui brigua et l?Académie et le ministère de la Culture. En vain. Le destin d?Hallier est ailleurs. Au lieu de se ranger, il décide de déranger. Prince des agitateurs, docteur ès provocation, il se disait maoïste en 1968 et déboula au volant d?une Ferrari pour parler aux ouvriers, il collectionna les femmes et les procès. L?alcool, la cocaïne et la mythomanie aidant, il a réussi à se fâcher avec tout le monde. Il se serait enlevé lui-même pour faire encore une fois parler de lui. Aurait vendu son âme pour un bon mot. S?il avait pu, il aurait organisé sa mort comme dans un roman d?espionnage. Depuis son accident mortel le 12 mars 1997 sur les planches de Deauville alors qu?à moitié aveugle il conduisait un vélo, certains soutiennent cette thèse? Les 458 pages de cette biographie sont l?occasion unique de découvrir notre grand romantique du XXe siècle et de se questionner sur cette formidable aptitude au gâchis qu?ont les meilleurs. Cette biographie est sous-titrée "L?impossible biographie". C?est logique, car la vérité avec Hallier ne pouvait être autrement que fragmentaire et contrastée. --Denis Gombert
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.