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La fabrique de l'Homme nouveau après Staline. Les arts et la culture dans le projet soviétique
Vaissié Cécile
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753547681
Dès ses débuts, l'Etat soviétique entend remplacer le Russe du passé par un "homme nouveau", indispensable pour que se concrétise le projet bolchevik : créer un "monde nouveau", avec des rapports politiques, économiques, sociaux et même humains, fondamentalement modifiés. L'Homme nouveau est donc censé être, à la fois, le moyen, la condition, le résultat et le témoignage des changements entrepris. Or, c'est aux arts et à la culture que sont confiées les tâches de représenter cet Homme nouveau et, surtout, de le créer en "rééduquant" tel était le terme employé au moins depuis le début des années 1930 les ex-citoyens de l'Empire qui pouvaient l'être, les autres étant éliminés d'une manière ou d'une autre. Toutefois, après la mort de Staline (1953), si le discours officiel reste inchangé pour l'essentiel, l'image du Soviétique dans les oeuvres littéraires et artistiques, y compris celles autorisées par la censure, se modifie très nettement. En outre, de plus en plus de Soviétiques tentent, par l'art et la culture, d'échapper aux règles trop strictes encadrant la vie sociale. La culture se fait double, voire triple ; plus que jamais, elle multiplie les codes, les doubles-sens, l'implicite. Les oeuvres d'art, leur réception, des convictions et des goûts évoluent et se complexifient, derrière les slogans officiels rabâchés et les affiches de propagande auxquelles plus grand-monde ne prête attention. Un processus de déconstruction de l'Homme nouveau s'observe, tandis que des mythes soviétiques s'effritent. Et ces évolutions expliquent aussi pourquoi l'URSS n'a pas survécu à cinq années de Perestroïka.
Cette édition entièrement renouvelée du Russe d'aujourd'hui à travers la presse, souhaite répondre aux besoins d'étudiants qui, après une ou deux années de russe, maîtrisent les principales bases grammaticales, disposent d'un vocabulaire sommaire et veulent désormais en savoir davantage sur la Russie actuelle, tout en améliorant leurs connaissances linguistiques. Lenjeu consiste à leur proposer des articles courts, publiés dans la presse russe et rédigés dans une langue assez simple, qui leur permettent de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Russie, d'enrichir leur vocabulaire et d'approfondir leurs connaissances grammaticales. Ce manuel intéressera également les étudiants qui ont un niveau de russe plus élevé, mais souhaitent mieux connaître la Russie contemporaine. Les cent quatre textes présentés ont tous été, sauf un, publiés dans la presse russe en 2004. Ils sont tirés de vingt quatre publications différentes, quotidiens, hebdomadaires ou mensuels, relevant de la presse spécialisée ou généraliste, et ils sont regroupés en chapitres, autour de vingt-cinq grands thèmes de l'actualité.
Les Mikhalkov-Kontchalovski constituent sans doute la plus célèbre dynastie dans la culture soviétique, puis russe, des dernières décennies. Le père, Sergueï Mikhalkov (1913-2009), ex-président de l'Union des écrivains de la Russie soviétique, a écrit des pièces et des poésies que tous les enfants ont lues et apprises en URSS. Il est aussi l'auteur des paroles des trois hymnes nationaux : le stalinien de 1943, le brejnévien de 1977 et le poutinien de 2000. Les fils, Andreï Kontchalovski (1937-) et Nikita Mikhalkov (1945-), actuel président de l'Union du cinéma russe, ont tourné des films qui ont impressionné les cinéphiles, y compris en Occident. Le plus jeune s'est engagé aux côtés de Boris Eltsine et, surtout, de Vladimir Poutine, alors que l'aîné, parti à Hollywood à la fin des années 1970, se partage entre la Russie, l'Europe occidentale et les Etats-Unis. Leur mère aussi écrivait, tandis que leur grand-père et leur arrière-grand-père étaient des peintres reconnus. Explorer les parcours des Mikhalkov-Kontchalovski implique donc d'étudier l'histoire culturelle et intellectuelle, mais aussi sociale et politique, de la Russie de 1917 à 2017, et d'approfondir les logiques des artistes qui ont servi le pouvoir en Russie et s'en sont servis.
Résumé : La Russie a attaque ? l'Ukraine le 24 fe ? vrier 2022. Elle a bombarde ? et de ? truit le the ? a^tre de Marioupol, alors que deux messages visibles du ciel indiquaient que des enfants y avaient trouve ? refuge. Des sources e ? voquent pre`s de six cents tue ? s, pour la plupart desfemmes et des enfants. Quelques mois plus tard, des Russes ont dresse ? , autour des ruines du the ? a^tre, des ba^ches sur lesquelles figurent les portraits de trois des plus ce ? le`bres auteurs russophones du XIXe sie`cle - Pouchkine, Tolstoi ? et Gogol - et du poe`te ukrainien Taras Chevtchenko. Certains Ukrainiens ont vu dans ce cynisme et cette cruaute ? "toute l'essence de la culture russe" . Pourtant, la litte ? rature russe nous aide a` comprendre ce qu'est cette Russie qui, aujourd'hui, tue, viole et de ? truit en Ukraine, et qui le fait, non pas a` cause de cette litte ? rature, mais malgre ? celle-ci.
A partir de novembre 1942, début de l'occupation de la zone dite "? libre ? " par les Allemands, et jusqu'à la Libération, le KdS, un service de la police de sécurité du Reich - la Sipo-SD, dont l'une des sections était la Gestapo de sinistre mémoire - est installé à Toulouse. En 1944, le KdS de Toulouse employait 192 personnes, dont 108 basées dans la Ville rose et les autres dans les antennes extérieures (dont Cahors ou Montauban). Plus encore y ont travaillé, à une période ou une autre. Qui étaient ces Allemands et que sont-ils devenus après la guerre ?? En juin 1953, le procès du KdS de Toulouse s'est tenu à Bordeaux, mais seuls deux responsables allemands ont été jugés en personne et libérés à l'issue du procès, six autres étant jugés par contumace faute d'avoir été retrouvés ou de s'être présentés. Pourquoi deux seulement ?? C'est ce qu'explique ce livre, basé sur de très nombreuses archives, françaises et allemandes. Le livre explore les parcours d'après-guerre d'anciens du KdS toulousain et montre comment la RFA, après avoir tenté d'aider ses prisonniers de guerre détenus, a créé des institutions pour rechercher et interroger les responsables de crimes de guerre. Grâce à cette évolution de la société allemande, et même si aucun autre procès d'anciens du KdS de Toulouse n'a eu lieu après celui de 1953, ces hommes ont pu craindre, jusqu'à leur mort, des poursuites et des stigmatisations dans leur propre pays.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.