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Dénazifier. Le cas de la Gestapo toulousaine
Vaissié Cécile
LOUBATIERES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782862668406
A partir de novembre 1942, début de l'occupation de la zone dite "? libre ? " par les Allemands, et jusqu'à la Libération, le KdS, un service de la police de sécurité du Reich - la Sipo-SD, dont l'une des sections était la Gestapo de sinistre mémoire - est installé à Toulouse. En 1944, le KdS de Toulouse employait 192 personnes, dont 108 basées dans la Ville rose et les autres dans les antennes extérieures (dont Cahors ou Montauban). Plus encore y ont travaillé, à une période ou une autre. Qui étaient ces Allemands et que sont-ils devenus après la guerre ?? En juin 1953, le procès du KdS de Toulouse s'est tenu à Bordeaux, mais seuls deux responsables allemands ont été jugés en personne et libérés à l'issue du procès, six autres étant jugés par contumace faute d'avoir été retrouvés ou de s'être présentés. Pourquoi deux seulement ?? C'est ce qu'explique ce livre, basé sur de très nombreuses archives, françaises et allemandes. Le livre explore les parcours d'après-guerre d'anciens du KdS toulousain et montre comment la RFA, après avoir tenté d'aider ses prisonniers de guerre détenus, a créé des institutions pour rechercher et interroger les responsables de crimes de guerre. Grâce à cette évolution de la société allemande, et même si aucun autre procès d'anciens du KdS de Toulouse n'a eu lieu après celui de 1953, ces hommes ont pu craindre, jusqu'à leur mort, des poursuites et des stigmatisations dans leur propre pays.
Résumé : Le Kremlin mène depuis quelques années des campagnes de " séduction " sur différents créneaux de population en France (hommes d'affaires, extrême droite et une partie de la droite républicaine, universitaires, etc.). Pour cela, il a créé en Occident des fondations, des think tanks et des médias, auxquels il consacre de plus en plus d'argent ; il a imaginé des " usines à trolls " chargés d'influer sur l'opinion publique par le biais des réseaux sociaux ; il organise des rencontres, prestigieuses ou plus secrètes ; il missionne des spécialistes idéologiques chargés de tenir certains discours très codifiés et d'entretenir des contacts utiles. En fait, le Kremlin mélange sa conception du soft power avec des méthodes traditionnelles de ce KGB qui a formé l'essentiel des dirigeants russes actuels, pour influencer très concrètement les affaires intérieures françaises et européennes. On a d'ailleurs pu les voir à l'oeuvre concernant la " guerre hybride " menée en Ukraine. En mettant au jour cette formidable machine mise en place par le gouvernement de Vladimir Poutine, cette enquête amène à croiser de nombreux (ex)-officiers du KGB, des milliardaires, des idéologues qui rêvent que la Russie " s'empare de l'Europe ", plusieurs princes, quelques danseuses et beaucoup, beaucoup d'argent...
Le russe d'aujourd'hui à travers la presse a été conçu pour répondre aux besoins d'étudiants qui, après une ou deux années de russe, maîtrisent les principales bases grammaticales et disposent d'un vocabulaire sommaire. Ils veulent désormais en savoir davantage sur une Russie en pleine mutation et améliorer leurs connaissances linguistiques. L'enjeu consiste à leur proposer des articles courts, publiés pour l'essentiel en 1998 dans la presse russe et rédigés dans une langue relativement simple, qui leur permettent de mieux comprendre ce qui se passe en Russie, d'enrichir leur vocabulaire et d'approfondir leurs connaissances grammaticales. Ce manuel intéressera également les étudiants qui ont un niveau de russe plus élevé, mais souhaitent mieux connaître la Russie contemporaine.
Résumé : En Occident, Sartre a été le maître à penser d'une génération où les rapports avec le communisme se trouvaient au coeur des débats intellectuels et politiques. Or, si le philosophe a eu des relations souvent mauvaises avec le PCF, il a revendiqué ses liens avec l'URSS entre 1952 et 1968, malgré une pause provoquée par l'intervention militaire soviétique à Budapest. Sartre s'est même rendu onze fois en URSS, le plus souvent avec Simone de Beauvoir, et ces séjours, qui allaient de quelques heures à plus d'un mois, sont au coeur de ce livre grâce aux rapports rédigés par les accompagnateurs soviétiques du couple. Le philosophe y rencontrait des auteurs officiels qu'il considérait parfois comme des amis et dont les parcours permettent de dresser les contours d'une histoire culturelle de l'URSS. Mais ces voyages et ces contacts s'inscrivaient aussi dans des pratiques établies par Moscou dès le début des années 1920 pour influencer, séduire et manipuler des Occidentaux. Le cas de Sartre est d'autant plus intéressant que le philosophe a créé et incarné la théorie de l'engagement : pour lui, chacun a la responsabilité de changer le monde et doit agir en ce sens ; chacun est responsable de ses actes et sera jugé sur ceux-ci. La question se pose donc : avec l'URSS, pour quoi Sartre s'engageait-il et avec qui ?
Dès ses débuts, l'Etat soviétique entend remplacer le Russe du passé par un "homme nouveau", indispensable pour que se concrétise le projet bolchevik : créer un "monde nouveau", avec des rapports politiques, économiques, sociaux et même humains, fondamentalement modifiés. L'Homme nouveau est donc censé être, à la fois, le moyen, la condition, le résultat et le témoignage des changements entrepris. Or, c'est aux arts et à la culture que sont confiées les tâches de représenter cet Homme nouveau et, surtout, de le créer en "rééduquant" tel était le terme employé au moins depuis le début des années 1930 les ex-citoyens de l'Empire qui pouvaient l'être, les autres étant éliminés d'une manière ou d'une autre. Toutefois, après la mort de Staline (1953), si le discours officiel reste inchangé pour l'essentiel, l'image du Soviétique dans les oeuvres littéraires et artistiques, y compris celles autorisées par la censure, se modifie très nettement. En outre, de plus en plus de Soviétiques tentent, par l'art et la culture, d'échapper aux règles trop strictes encadrant la vie sociale. La culture se fait double, voire triple ; plus que jamais, elle multiplie les codes, les doubles-sens, l'implicite. Les oeuvres d'art, leur réception, des convictions et des goûts évoluent et se complexifient, derrière les slogans officiels rabâchés et les affiches de propagande auxquelles plus grand-monde ne prête attention. Un processus de déconstruction de l'Homme nouveau s'observe, tandis que des mythes soviétiques s'effritent. Et ces évolutions expliquent aussi pourquoi l'URSS n'a pas survécu à cinq années de Perestroïka.
L'exposition qui se tient du 28 septembre 2019 au 23 février 2020 au Musée de Lodève et le catalogue qui l'accompagne invitent à un cheminement sensible sur les sentiers de l'art belge à travers une sélection de quatre-vingt-dix chefs-d'oeuvre des collections du Musée d'Ixelles-Bruxelles. Ce panorama offre un éclairage sur les principaux courants développés en Belgique de la fin du XIXe siècle au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et illustre la densité, la richesse et la singularité de cette épopée artistique. Oscillant entre des influences internationales et des caractéristiques spécifiquement locales, entre un profond attachement à l'égard du réel et une propension féconde à l'imaginaire, l'art belge se révèle telle une ode à la modernité, à la liberté et au non-conformisme.
Plus qu'un traité de philosophie ou de théologie, L'Europe et la Profondeur doit être lu comme un "roman philosophique" - une enquête quasi-policière à travers la peinture, la littérature, l'histoire et la géographie, pour revenir à la source du destin de l'Occident. Celui-ci est pensé à partir de l'événement cardinal du départ du Christ et dé la détresse en laquelle il plonge l'homme européen, cette détresse induisant notamment les catégories nouvelles d'espace et de temps qui régissent aujourd'hui le monde. Dans sa première partie (Espace et lieu), s'aidant d'une réflexion sur la perspective considérée comme une méditation en actes autour de l'Incarnation, il est montré comment l'espace moderne - c'est-à-dire celui où l'étendue prend le pas sur le lieu - se met en place, espace libéré par le retrait du Christ, ce "dieu qui se dérobe", et, en ce dérobement, déracine et désenchante. Dans la deuxième partie (Temps et vérité) est étudié plus spécialement le phénomène dit de "la fuite des essences" pointé par Hölderlin dans l'hymne Patmos qui évoque justement le moment précédant le départ du Christ ; et comment ce phénomène signe le temps moderne, torrentueux et brisé, à la tonalité élégiaque. Enfin, dans la troisième partie (Histoire et Profondeur) apparaît véritablement le concept de Profondeur, car si espace et temps eux-mêmes changent, il faut bien qu'ils le fassent dans l'élément d'une dimension plus originelle qu'eux ; et cette dimension - appelée ici Profondeur et qui se déploie dans l'histoire - est ouverte par le seul christianisme. La "pensée la plus profonde" de l'ouvrage est que le christianisme agit dans l'histoire à la manière d'un nihilisme, ce qu'avait en son temps bien vu Nietzsche, mais sans aller tout au bout de cette pensée, c'est-à-dire sans aller jusqu'au retournement de l'Apocalypse. Ce nihilisme est un destin et c'est pourquoi toutes les tentatives politico-historiques du XXe siècle pour l'enrayer ont conduit ou conduiront à des catastrophes. La nostalgie d'une permanence qu'elles illustrent est à chaque fois, quoique sous des guises différentes, une apostasie du message christique. En ce sens, le commandement le plus absolu, et peut-être le seul, du christianisme est le Noli me tangere signifié à Marie-Madeleine par le Christ ressuscité, et qui exhorte l'individu à ne pas retenir le divin quittant le monde, mais au contraire à s'engager sans crainte dans la "profondeur sans étoiles" qu'ouvre ce départ. P. L. C.
Dans ce treizième tome de L'Europe et la Profondeur, à partir d'analyses, tant picturales (Cézanne, Van Gogh, Lascaux, Vermeer, Picasso) que poétiques (Rimbaud, Hôlderlin, Rilke), Pierre Le Coz ne tente rien de moins que de raconter l'histoire des rapports que, depuis son origine, l'espèce humaine entretient avec l'image. Et cela comme si la capacité de cette espèce à "fabriquer des images" constituait, avant même peut-être le langage, sa véritable essence : de signature donc, non tant d'abord "poétique" que picturale. L'homme, avant que d'être l'homo sapiens de notre moderne anthropologie, serait-il cet homopictor : la créature qui, pour avoir loisir de configurer le chaos phénoménal d'un "univers sans images" (Rimbaud) en un monde de/du sens, doit faire passer cet univers au filtre de l'élaboration - par traitement préalable de celui-ci en "motifs" - de telles images ? Il faut donc lire ce Paradis des orages comme une sorte de plongée généalogico-pensive dans l'abîme du temps en direction de l'origine de notre propre espèce : comment l'homme est devenu "humain" par cette faculté qu'il a développée de tirer-"figure"-de/isoler-en-"motifs" les choses qui l'environnent. Faculté toutefois, qui, tout en ayant fait de lui ce "configurateur-de-monde" (Heidegger), trouve aujourd'hui sa sanction comme "hubristique" - en le mouvement de l'oubli de cette même essence picturale - dans cette inflation du procédé de l'image qui semble être comme la signature de notre époque. Ce pour quoi ce Paradis - de tonalité le plus souvent, dans le cours de sa rédaction, analytico-picturale - s'achève par un long examen du concept debordien de "Spectacle", avatar moderne- marchand de l'ancienne idolâtrie. Par quoi l'ouvrage, après cette exploration de l'origine ontologico-iconique de l'humanité, revient à des questions, elles, très actuelles et, pour cette humanité-là : la nôtre, tout ce qu'il y a de plus crucial : celles qu'avaient déjà abordées - quoique par des biais, selon, plus "philosophiques" ou plus "théologiques", voire très "politiques" - les tomes précédents du "grand récit" de Pierre Le Coz.
Le Caudillo est à peine enterré que déjà l'Espagne franquiste se délite. Sous Franco, on n'aurait pas imaginé le chef de la police spéciale assassiné d'aussi horrible façon. Qui a pu faire ça ? Pourquoi ? Les aspirants à la vengeance ne manquent pas, les raisons de se venger non plus. El Indio a fait régner la terreur sur cette région dès l'entrée des troupes franquistes dans la ville de Lorca. Diego Gil y Parra, journaliste idéaliste comme on n'en fait plus, n'aura de cesse de retrouver l'assassin. Sans doute pour le féliciter. Dans un paysage écrasé de chaleur, la mémoire des protagonistes s'est engourdie mais elle ne s'est pas effacée. Elle peut se réveiller à tout moment ; il suffirait de quelques gouttes d'eau, d'un peu de fraîcheur du soir, de quelques larmes...