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Face à Marioupol. Deux siècles de littérature russe
Vaissié Cécile
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753596443
La Russie a attaque ? l'Ukraine le 24 fe ? vrier 2022. Elle a bombarde ? et de ? truit le the ? a^tre de Marioupol, alors que deux messages visibles du ciel indiquaient que des enfants y avaient trouve ? refuge. Des sources e ? voquent pre`s de six cents tue ? s, pour la plupart desfemmes et des enfants. Quelques mois plus tard, des Russes ont dresse ? , autour des ruines du the ? a^tre, des ba^ches sur lesquelles figurent les portraits de trois des plus ce ? le`bres auteurs russophones du XIXe sie`cle - Pouchkine, Tolstoi ? et Gogol - et du poe`te ukrainien Taras Chevtchenko. Certains Ukrainiens ont vu dans ce cynisme et cette cruaute ? "toute l'essence de la culture russe" . Pourtant, la litte ? rature russe nous aide a` comprendre ce qu'est cette Russie qui, aujourd'hui, tue, viole et de ? truit en Ukraine, et qui le fait, non pas a` cause de cette litte ? rature, mais malgre ? celle-ci.
Résumé : Le Kremlin mène depuis quelques années des campagnes de " séduction " sur différents créneaux de population en France (hommes d'affaires, extrême droite et une partie de la droite républicaine, universitaires, etc.). Pour cela, il a créé en Occident des fondations, des think tanks et des médias, auxquels il consacre de plus en plus d'argent ; il a imaginé des " usines à trolls " chargés d'influer sur l'opinion publique par le biais des réseaux sociaux ; il organise des rencontres, prestigieuses ou plus secrètes ; il missionne des spécialistes idéologiques chargés de tenir certains discours très codifiés et d'entretenir des contacts utiles. En fait, le Kremlin mélange sa conception du soft power avec des méthodes traditionnelles de ce KGB qui a formé l'essentiel des dirigeants russes actuels, pour influencer très concrètement les affaires intérieures françaises et européennes. On a d'ailleurs pu les voir à l'oeuvre concernant la " guerre hybride " menée en Ukraine. En mettant au jour cette formidable machine mise en place par le gouvernement de Vladimir Poutine, cette enquête amène à croiser de nombreux (ex)-officiers du KGB, des milliardaires, des idéologues qui rêvent que la Russie " s'empare de l'Europe ", plusieurs princes, quelques danseuses et beaucoup, beaucoup d'argent...
Cette édition entièrement renouvelée du Russe d'aujourd'hui à travers la presse, souhaite répondre aux besoins d'étudiants qui, après une ou deux années de russe, maîtrisent les principales bases grammaticales, disposent d'un vocabulaire sommaire et veulent désormais en savoir davantage sur la Russie actuelle, tout en améliorant leurs connaissances linguistiques. Lenjeu consiste à leur proposer des articles courts, publiés dans la presse russe et rédigés dans une langue assez simple, qui leur permettent de mieux comprendre ce qui se passe aujourd'hui en Russie, d'enrichir leur vocabulaire et d'approfondir leurs connaissances grammaticales. Ce manuel intéressera également les étudiants qui ont un niveau de russe plus élevé, mais souhaitent mieux connaître la Russie contemporaine. Les cent quatre textes présentés ont tous été, sauf un, publiés dans la presse russe en 2004. Ils sont tirés de vingt quatre publications différentes, quotidiens, hebdomadaires ou mensuels, relevant de la presse spécialisée ou généraliste, et ils sont regroupés en chapitres, autour de vingt-cinq grands thèmes de l'actualité.
Fin 2008, l'avocat d'affaires Sergueï Magnitski tente de dénoncer la corruption au sein de l'administration russe. Incarcéré et torturé, il refuse de se rétracter et meurt, après une agonie d'Une heure et dix-huit minutes. Né du témoignage bouleversant de sa mère et complété de nombreux documents, ce texte ouvre au théâtre le "procès qui n'a pas eu lieu", celui d'un crime politique orchestré par le "système Poutine".
Ingénieurs des âmes": c'est ainsi que Staline désignait les écrivains, censés "rééduquer" l'être humain pour construire le communisme. "Ingénieurs des âmes en chef" étaient donc les responsables qui trônaient à la tête de l'Union des écrivains. Immensément connus en URSS et parmi les communistes européens, ils persécutèrent de grands écrivains comme Soljénitsyne, Pasternak, Akhmatova, Grossman ou Brodski et firent interdire leurs livres. Ce livre est le premier à dresser de façon complète l'histoire de la littérature officielle et de ses acteurs dans la Russie soviétique, entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et le début de la perestroïka. Il repose très largement sur des archives russes, notamment celles de l'Union des écrivains et de "l'AgitProp" du Comité central du Parti. Cette passionnante plongée dans un univers à la fois terrifiant et grotesque nous éclaire sur l'implication des élites soviétiques dans le processus d'étouffement de la pensée sociale et individuelle, dont les conséquences se font sentir, aujourd'hui encore, en Russie.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour