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Un jour d'été au Garde-Meuble de la Couronne
Walch Agnès ; Wierez Gatien
PATRIMOINE
29,00 €
Épuisé
EAN :9782757707050
24 heures de la vie d'une institution royale à la veille de la Révolution Entre 1772 et 1789, l'actuel hôtel de la Marine, construit par l'architecte Gabriel, était occupé par l'une des plus prestigieuses institutions de l'Etat : le Garde-Meuble de la Couronne ; vitrine du goût français, il avait été érigé pour abriter et entretenir les collections royales de mobilier, ainsi que les joyaux de la royauté. M. de Ville d'Avray, son intendant, y logeait et ses appartements n'avaient rien à envier aux plus beaux intérieurs de Versailles. Ce fastueux édifice, situé sur la place Louis XV - aujourd'hui place de la Concorde - hébergeait également celles et ceux qui en étaient les gardiens et les conservateurs. Cet ouvrage propose de partager vingt-quatre heures des hommes et des femmes, de l'intendant aux lingères, qui le faisaient vivre et qui l'occupaient. Le lecteur y découvrira le fonctionnement de l'institution, mais aussi ce qui composait le quotidien de tous ses habitants, très divers selon leur rang. Le récit enlevé et passionnant est enrichi de contextualisations sur les moeurs de l'époque, sur la vie parisienne de ceux qui travaillent et de ceux qui s'amusent, ainsi que sur les tendances et les découvertes d'un siècle si contrasté.
Il y a la belle Angélique qui n'en pouvait plus, Perrette et ses amants, Jean dont le retour n'est pas attendu ni même souhaité, les dames galantes, les maîtresses royales; il y a monsieur de Montespan et sa calèche à cornes, des aventures sanglantes, joyeuses, terribles, tristes aussi. Les histoires d'amour finissent parfois mal, celles de l'adultère en apportent souvent la preuve. L'infidélité n'a pourtant pas été considérée ni réprimée de la même façon au cours de l'histoire. A la Cour par exemple, le roi se montre en majesté avec sa maîtresse sans craindre de scandaliser la bourgeoisie qui n'autorise aucun écart. Depuis la fin du Moyen Age, une législation sévère et inégalitaire pour la femme s'applique en effet à l'ensemble du royaume de France. Il faudra attendre la loi sur le divorce de 1884 pour que le déséquilibre sexuel s'estompe, et surtout le XXe siècle pour que la répression cesse... Mais ce que montre aussi l'historienne Agnès Walch, c'est la difficulté de nouer une relation conjugale solide lorsque les parents font pression, lorsque des problèmes d'argent surgissent ou que l'entente sexuelle ne peut être trouvée. Question posée à la condition féminine, à la conception du mariage d'amour, à la législation matrimoniale, l'inconstance conjugale parle de sexe, de passion, de haine, de provocation, de dérision, et au final fait écho à nos préoccupations contemporaines. Biographie de l'auteur Agrégée de l'Université, Agnès Walch est maître de conférences en histoire moderne à l'université d'Artois (Arras). Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages sur l'évolution du sentiment amoureux et sur l'histoire du mariage, du XVIe au XXe siècle.
L'une porte un grand nom, l'autre est née dans une cellule de prison. L'une, splendide et ambitieuse, s'attache l'amour du Roi-Soleil et lui donne sept enfants. L'autre devient gouvernante des bâtards royaux et entre dans la vie du roi. La blonde Montespan contre la brune Maintenon. Avec une plume alerte, l'historienne Agnès Walch nous plonge dans les coulisses de la cour de Versailles et nous restitue pour la première fois l'affrontement de deux femmes, d'abord amies intimes puis ennemies mortelles, étonnamment modernes, éprises de liberté, déterminées et courageuses. Le Grand Siècle raconté du côté des femmes...
Qu'y a-t-il de commun entre les monarchies française et espagnole du milieu du XVIe siècle à 1714 ? Au-delà des affrontements répétés et des rivalités de tous ordres, les deux pays ont tissé des liens étroits que démêle cet ouvrage à la lumière des recherches récentes. Instrument de travail pour les étudiants qui préparent cette question au programme du CAPES et de l'Agrégation, il privilégie deux angles d'approche : la synthèse générale des connaissances et l'analyse détaillée de moments particulièrement révélateurs. La première partie s'ouvre sur un court récit des événements qui ont marqué l'histoire et les institutions des deux Etats. Elle propose ensuite une étude comparative de leur fonctionnement idéologique et institutionnel. Une seconde partie souligne le caractère belliqueux de leurs relations, puis fait le point sur les dates charnières et les notions clés qui ont orienté leurs stratégies. Elle s'interroge ainsi sur les modalités du passage d'une prépondérance espagnole à une prépondérance française, entre le Siècle d'or de Charles Quint et le Grand Siècle de Louis XIV.
La gloire de Port-Royal, ce monastère féminin qui a fasciné tant de grands esprits du XVII siècle, ne serait rien sans la mère Angélique Arnauld qui en a été l'abbesse, l'a réformé avec une énergie indomptable et en a fait en quelque sorte la vitrine de la Contre-Réforme catholique. Elle a pris en main son destin, exigeant, pour elle-même et pour ses religieuses, une vie de prière et de privations et interdisant à quiconque de franchir la clôture. Elle attire auprès d'elle les plus grands prédicateurs de son temps, les confesseurs les plus rigoureux et une pléiade d'intellectuels renommés parmi lesquels Racine et Pascal. Dans ce monde masculin qu'est l'Eglise, elle entend imposer ses vues. Probablement la crise janséniste, qui a perturbé le renouveau catholique durant l'Ancien Régime (et même après), n'aurait-elle pas pris une telle ampleur si Angélique n'avait pas voulu appliquer de façon radicale les idées de Saint-Cyran et ne leur avait pas donné une large publicité grâce au prestige de Port-Royal. Par esprit de résistance, par goût de la contradiction, cette femme irréductible et provocatrice a créé une onde de choc. En s'opposant aux idées dominantes et aux volontés des pouvoirs établis, elle tient une place inattendue mais cruciale dans la longue marche des femmes vers l'indépendance.
Résumé : Fondée en 910, l'abbaye de Cluny (Saône-et-Loire) devient au XIIe siècle une capitale monastique et spirituelle au rayonnement sans équivalent dans l'Occident médiéval. Aujourd'hui encore, les vestiges de l'abbaye révèlent la splendeur passée de ce chef d'oeuvre de l'art roman. En 1910, l'Académie de Mâcon publiait les actes du congrès d'Histoire et d'Archéologie intitulés Millénaire de Cluny. Un siècle plus tard, les Editions du patrimoine célèbrent le onzième centenaire de l'illustre abbaye en réunissant, sous la direction de Neil Stratford, les contributions de quarante spécialistes sur son histoire et son rôle culturel à l'échelle de la France et de l'Europe. Fruit du travail et des recherches menées depuis plusieurs décennies, cet ouvrage a pour vocation de transmettre une connaissance approfondie de Cluny et de son rayonnement spirituel et artistique dans tout l'Occident médiéval.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Nouvelle édition du Guide des Maisons des Illustres , mis à jour avec 19 nouvelles maisons labelisées en 2020. 13 000 exemplaires vendus à ce jour... Le ministère de la Culture a créé en 2010 le label "Maisons des Illustres". Au total, 244 maisons sont labellisées. Toutes conservent et transmettent la mémoire de femmes et d'hommes qui les ont habitées et se sont illustrés dans l'histoire politique, sociale et culturelle de la France. Certaines sont des maisons-musées permettant d'entrer dans l'intimité de ces personnes illustres à travers des objets et un mobilier conservés dans leur cadre d'origine. D'autres sont des maisons-archives qui présentent et valorisent divers documents et témoignages. D'autres encore, des maisons-création où carte blanche a été donnée à un artiste pour une évocation esthétique. D'autres enfin perpétuent l'esprit de l'illustre personnage par l'accueil en résidence d'écrivains, de peintres ou de comédiens. Du domaine au studio, du château à l'appartement, la maison ou l'atelier, ces lieux authentiques sont encore trop rarement connus et visités. Ce guide est l'unique publication qui les rassemble. 244 idées de visites à travers la France entière et les départements d'outre-mer.